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mardi 4 juin 2019

Pâté végétal aux lentilles, graines de tournesol et de fenouil


C'est l'heure de l'apérooooooo !


Aujourd'hui je vous propose une recette inspirée de celle présente dans mon livre "Apéritifs dînatoires avec Thermomix" sorti aux Editions Larousse au mois de mai.
Ce livre vous propose 120 recettes à préparer pour un apéritif dînatoire complet : des petites tartinades en passant par des soupes, des pains variés, des pizzas, des tartes, des scones, des biscuits croquants ou moelleux, des salades, des minis burgers et aussi une dizaine de cocktails, alcoolisés ou non.
De quoi régaler tous vos amis !

Dans ce livre, je propose une recette de pâté végétal à base de lentilles et de noix tout à fait bluffante. Bluffante par la texture, parfaitement similaire à un pâté classique, que par le goût. Même les omnivores les plus convaincus seront séduits, et vous ferez plaisir à vos amis végétariens et/ou vegans. Par-fait pour mettre tout le monde d'accord autour d'un verre !

Partant de cette base, j'ai voulu en faire une autre version. N'ayant pas de noix sous la main, je les ai remplacées par des graines de tournesol qui apportent à peu près la même texture.
Pour leur donner du goût, je les ai faites torréfier à sec à la poêle quelques instants avec des graines de fenouil.
Le résultat est très réussi également, alors je vous le partage ici, et allez voir mon livre pour trouver la version aux noix !

Ce pâté fonctionne aussi très bien pour un sandwich, avec des crudités par exemple, ou en dip avec des crudités pour un snack sain et rassasiant.

Bien sûr, cette recette, à la base réalisée au Thermomix peut se faire dans un mixer classique, cela ne pose aucun problème !


Allez hop ! la recette !

Pour une petite terrine de 300 g environ (6 à 8 portions)

100 g de lentilles vertes sèches
40 g de graines de tournesol
1 c. à soupe de graines de fenouil
1 ou 2 gousses d'ail
3 brins de coriandre effeuillés
2 c. à soupe de levure maltée
1 à 2 c. à soupe d'huile d'olive
1 à 2 c. à soupe d'eau
sel, poivre

Photos Aline Princet, recettes Isabelle Guerre, Editions Larousse
29,90 € 
Rincez les lentilles et faites les cuire dans 3 fois leur volume d'eau jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée et que les lentilles soient tendres soit environ 20 minutes. salez seulement à 5 minutes de la fin de la cuisson.  Laissez refroidir.
Pendant ce temps, faites torréfier les graines de tournesol et de fenouil dans une poêle, sans matière grasse en remuant sans cesse pendant 3 ou 4 minutes. Laissez refroidir également.
Placez les graines, l'ail, les lentilles, la coriandre dans le bol du robot et mixez pour obtenir un mélange assez homogène. ajoutez la levure maltée, l'huile et mixez à nouveau, en raclant les bords régulièrement. Ajoutez de l'eau petit à petit jusqu'à obtenir la consistance voulue : un mélange homogène, pas trop lisse et qui puisse se tartiner.
Rectifiez l'assaisonnement en sel et poivre
Placez au frais avant de déguster sur des tartines ou avec des crudités.

Au Thermomix, faites cuire les lentilles dans le panier cuisson avec 1000 g d'eau, vitesse 3 à 100° C pendant 25 min, égouttez et laissez refroidir.
Mixez 30 sec vitesse 3 le premier mélange, puis 20 sec vitesse 4 avec le reste des ingrédients, en raclant les bords avec la spatule régulièrement.


samedi 15 avril 2017

Panisses marseillaises à ma façon

Connaissez vous les panisses ? Non ?

Allez je vous raconte : il s'agit d'une sorte de pâte qu'on prépare à base de farine de pois chiches et d'eau, que l'on fait figer dans un plat puis qu'on découpe et dont on fait frire (ou dorer à la poêle) les morceaux. On procède aussi de cette façon avec la polenta.
Un kiosque de panisses à l'Estaque à Marseille
C'est une recette vraiment traditionnelle de Marseille, en particulier à l'Estaque un charmant petit quartier de la cité phocéenne. Une vraie institution, les kiosques que l'on voit en bord de plage, où l'on achète des cornets de ces petites galettes croustillantes pour l'apéro. Là bas, elles sont moulées dans des cylindres pour former des petites galettes rondes et plutôt fines, mais on les sert souvent aussi en forme de frites, ou encore comme ici coupées en triangles, c'est comme on veut.

La farine de pois chiches est connue tout autour de la Méditerranée où l'on retrouve des variantes de galettes comme la socca à Nice (version plus fine et croustillante faite à la poêle), la farinata en Italie (au four), parfois dans les falafels au Liban... Et même plus loin avec des crêpes à l'indienne, aux épices dont j'ai donné la recette ici déjà.
C'est une bonne source de protéines végétales, qui plus est à index glycémique bas et sans gluten, que de bonnes choses non ?

Des panisses pour accompagner une salade ou une poêlée de légumes font un plat végétarien parfait. Coupées fines et bien dorées, ce sera très sympa à l'apéro aussi.
On peut la préparer à l'avance et la conserver au frais emballée dans du film plastique pour ne la découper qu'au moment de les faire dorer à la poêle.
Je dis "à ma façon" parce qu'en général elles sont natures mais l'ajout d'ail et d'origan apporte un vrai plus à mon avis. On peut varier les épices selon son goût, par exemple le cumin va très bien avec les pois chiches, ça doit être pas mal du tout, ou pourquoi pas du paprika fumé (pimenton) pour accompagner un plat aux saveurs mexicaines ou espagnoles ?


Allez hop ! la recette !
Pour 4 personnes en accompagnement

125 g de farine de pois chiches
50 cl d'eau
1 gousse d'ail
1 cuillère à café de sel
1 cuillère à café d'origan (ou thym, ou herbes de Provence)
poivre du moulin
Un peu d'huile pour le plat
Huile d'olive pour la cuisson à la poêle

Huilez un plat d'environ 25 cm de diamètre (si on veut des parts triangulaires comme ici, un peu épaisses). On peut aussi utiliser un moule rectangulaire pour couper des frites droites. L'épaisseur de la panisse (selon la taille du plat) déterminera si elle sera moelleuse ou plus croustillante si vous l'étalez plus finement (pas moins d'un 1/2 cm sinon elle risque de se casser).

Pesez la farine dans un saladier, salez, poivrez et ajoutez l'origan.
Avec un fouet, ajoutez l'eau froide petit à petit pour délayer la farine sans faire de grumeaux. Ajoutez la gousse d'ail pressée et mélangez bien.
Transvasez ce mélange dans une casserole (si possible à revêtement antiadhésif) et faites cuire sans cesser de remuer avec le fouet, et ce pendant au moins 5 minutes. A la fin, quand la pâte a épaissit, on peut le faire avec une cuillère en bois.

Versez la pâte chaude dans le plat huilé et lissez la surface. Laissez refroidir et figer au moins une heure (on peut mettre au frais à ce stade pour les faire plus tard ou le lendemain).
Coupez la panisse en parts (triangles, frites, ronds avec un emporte pièces...).
Faites chauffer un peu d'huile dans une poêle anti adhésive et faites dorer les panisses sur les deux faces, environ 5-8 minutes en les retournant de temps en temps.
Servez chaud et croustillant en accompagnement d'une salade ou d'une poêlée de légumes.









dimanche 31 juillet 2016

Tian aux oeufs et sauce au yaourt

Je me fais parfois gronder par ma mère parce que les recettes que je poste ici sont souvent très (trop ?) exotiques.
Une cuisine différente, des ingrédients parfois compliqués à trouver en dehors de Paris, des choses un peu trop "originales" ...
Alors je suis obligée de lui "voler" une recette, et pour une fois, je poste aujourd'hui une recette très très provençale, idéale l'été, à manger tiède ou froide.
Elle nous a préparé ce plat pour le déjeuner aujourd'hui.
Plus rapide à préparer qu'une vraie ratatouille ou qu'un un tian de légumes traditionnel , voici un plat complet pour un déjeuner léger.
Les légumes sont sautés rapidement à la poêle puis assemblés dans le plat, on y ajoute des œufs battus et on finit la cuisson au four. Pas vraiment un tian, pas tout à fait une frittata, pas une omelette ou une tortilla non plus...
Pour accompagner on propose une sauce au yaourt fraîche et parfumée avec ce plat qui est parfait servi tiède ou même bien froid et peut donc être préparé à l'avance. Idéal pour déjeuner sur la terrasse, ou préparé à l'avance pour le dîner après une journée de plage...


Allez hop, la recette !

Pour 4 personnes

2 courgettes
3 petites aubergines
2 oignons
1/2 poivron rouge
1/2 poivron vert
4 gousses d'ail
4 œufs
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
Sel, poivre
Pour la sauce
2 yaourts "Fjord" (ou deux yaourts de brebis)
2 branches de basilic frais
sel, poivre du moulin


Lavez puis coupez les légumes en gros dés.
Dans une poêle, faites chauffer la moitié de l'huile puis faites revenir à feu vif les oignons 3 minutes. Ajoutez les dés de poivrons et les courgettes et l'ail en chemise et continuez la cuisson en remuant souvent pour faire dorer les légumes sur toutes les faces, pendant environ 10 minutes. Versez dans un plat à four.
Versez l'huile restante dans la poêle et faites-y revenir les aubergines à feu vif en remuant régulièrement, pendant 10 minutes. Ajoutez les au reste de légumes dans le plat et mélangez.
Battez les œufs en omelette, assaisonnez les et ajoutez-les aux légumes. Ils doivent juste affleurer la surface, on ne cherche pas à faire une omelette mais juste à lier les légumes.
Enfournez pour environ 20-25 minutes jusqu'à ce que les œufs soient cuits.
Pendant ce temps, préparez la sauce en mélangeant les yaourts avec le basilic ciselé, salez légèrement et poivrez généreusement au contraire.
Servez le tian tiède ou froid avec la sauce bien froide pour accompagner.

vendredi 29 janvier 2016

Lo mein de poulet aux spaghetti de courgettes

Enfin une petite recette salée ET asiatique, ça faisait longtemps non ?
J'ai croisé cette recette sur le site Skinnytaste, un site américain qui propose des recettes souvent allégées et plein d'idées compatibles avec le programme Weight Watchers.
Bien sûr, tout le monde ne parle pas et ne lit pas l'anglais facilement, alors je vous retranscris la recette avec les petites modifications que j'y ai apportées (les légumes que j'avais à disposition, les quantités).
Alors voilà une petite recette aux parfums asiatiques, facile à faire à la maison, légère et parfumée.
Quelques sauces asiatiques de base à avoir dans ses placards pour la réaliser, comme la sauce soja et la sauce "d'huîtres" (souvent juste aromatisée, n'ayez pas peur !) et du vinaigre de riz. J'ai juste remplacé ce dernier par du balsamique blanc et c'était parfait pour cette petite touche d'acidité bienvenue.
Les spaghetti de courgette sont réalisés ici avec un "spiralizer", une sorte de râpe à légume à manivelle extra qui m'amuse beaucoup trouvée chez Casa ! on peut très bien les réaliser avec un rasoir à julienne ou une mandoline. Mais ne râpez pas les légumes, ils rendraient trop d'eau. Au pire, faites des lamelles fines.
L'avantage de ce plat est qu'il est aussi sans gluten puisque les pâtes sont remplacées par les courgettes et qu'on utilise de la Maïzena pour la sauce.













Comme toujours en cuisine asiatique, il faut s'organiser et préparer tous les ingrédients avant de commencer à cuisiner.
Alors on prépare et émince tous les légumes et la viande. On prépare le mélange de sauce et une fois tout ça prêt, on lance la cuisson.
En tout et pour tout, pour 2 personnes, en 20 minutes cuisson comprise le plat est prêt !



Allez hop, lancez-vous !

Pour 2 personnes

250 g de blanc de poulet
2 courgettes
Quelques champignons de Paris
2 échalotes
1 belle carotte
quelques fleurettes de brocoli
1 gousse d'ail
éventuellement un peu de gingembre frais
2 cuillères à café d'huile de tournesol
Pour la sauce :
15 cl de bouillon (de légumes ou volaille) froid
1 cuillère à soupe de sauce d'huîtres
1 cuillère à soupe de sauce soja
1/2 cuillère à soupe de vinaigre de riz
1 cuillère à café de maïzena

Découpez le poulet en lamelles.
Détaillez les courgettes en spaghetti. Râpez la carotte, émincez les échalotes, l'ail, le gingembre et les champignons, détaillez le brocoli en toutes petites fleurettes.
Mélangez les ingrédients de la sauce et fouettez pour délayer la maïzena.
Faites chauffer 1 cuillère d'huile dans le wok et faites sauter le poulet à feu vif pour le dorer. Réservez.
Faites chauffer l'autre cuillère d'huile et faites sauter les légumes (sauf les spaghetti de courgette) pendant 2 minutes. Ajoutez le poulet, mélangez quelques instants et réservez de nouveau.
Dans le wok, versez la sauce et la faire épaissir 1 minute à feu vif puis ajoutez les courgettes. Cuire 2 minutes en remuant.
Ajoutez le mélange poulet-légumes et remuez quelques instants. C'est prêt !

Pour info, les Smart Points Weight Watchers sont de 5 par personne.



vendredi 4 septembre 2015

Chutney de figues aux pommes et aux épices

Après de la confiture, une tarte rustique, des salades , j'ai eu envie de transformer les figues qui me restaient un peu autrement.
Je suis amatrice de sucré salé, donc un chutney m'a semblé une bonne idée. Il s'agit d'une sorte de "confiture" mais aigre douce, acidulée grâce à du vinaigre, souvent agrémentée d'épices, d'ail, d'oignon...
Le chutney est d'origine indienne, on le sert avec les curries ou des pains plats là bas. L'Angleterre l'a adopté car l'influence indienne y est très importante en cuisine.
Habituellement, on sert le chutney avec des viandes froides comme un rosbif, du poulet, et ça va très bien avec le fromage aussi, comme un bon comté ou du chèvre.

Pour 4 petits pots

600 g de figues
1 gros oignon
1 gousse d'ail
1 grosse pomme
20 cl de vinaigre de cidre
300 g de sucre
1/2 cuillère à café de cannelle
1/2 cuillère à café de graines de moutarde
1 cuillère à café gingembre en poudre
4 clous de girofle

Couper les figues en morceaux, hacher grossièrement l'oignon et presser l'ail.
Mettre le tout dans une cocotte en fonte ou une casserole à fond épais avec le vinaigre de cidre et les épices.
Porter à ébullition, puis cuire à feu doux en remuant de temps en temps pendant 40 minutes, jusqu'à ce que l'ensemble devienne sirupeux, avec la consistance d'une confiture.
Mettre en pots préalablement lavés et stérilisés. Fermer à chaud et retourner les pots le temps qu'ils refroidissent.
Pensez à bien étiqueter les pots, parce qu'ouvrir par erreur un pot de chutney et se préparer une tartine au petit déjeuner avec, ça peut surprendre un peu !


vendredi 10 juillet 2015

Tartinade d'aubergine au yaourt à l'indienne

Pour un peu de fraîcheur à l'apéro ou en entrée, je vous propose aujourd'hui une recette de tartinade d'aubergine à l'indienne qui change un peu du caviar d'aubergine à la Grecque que l'on connait déjà bien.
J'ai trouvé cette recette dans le livre "Voyages de l'aubergine" de Nina Kehayan, que j'ai depuis très longtemps sur mes étagères. Il regroupe plus de 150 recettes d'aubergine, de toutes les origines comme le Moyen Orient, l'Arménie, l'Inde, la Chine, le Japon, la Méditerranée plus proche avec l'Italie, l'Espagne ou la Provence... Et là on se rend compte que ce légume est présent dans beaucoup de régions du monde et qu'il existe une multitude de façon de l’accommoder. Souvent mal aimée, ou mal connue, l'aubergine révèle ses trésors dans toutes ces recettes.


L'ingrédient principal est bien sûr l'aubergine, à laquelle on ajoute du yaourt pour la douceur, du garam massala pour le côté épicé, un peu de tomate et d'oignon et de la coriandre pour la fraîcheur.
Tous ces ingrédients se mêlent parfaitement pour donner une crème à tartiner sur des tranches de pain grillé, des crackers ou encore pour tremper des légumes croquants. On peut aussi l'utiliser dans des sandwiches ou wraps.

Le garam massala est un mélange d'épices indien très classique, composé de coriandre en graines, poivre, cumin, piment, cannelle, clou de girofle, gingembre et laurier. Il est très parfumé, légèrement piquant (cela dépend des mélanges) et relèvent les plats de viande comme de légumes.

Le yaourt est un ingrédient très usité en Inde, où il calme le feu du piment, apporte de la fraîcheur aux curries, aux soupes et aux dahls, entre dans la composition du fameux lassi salé ou sucré, boisson idéale avec la cuisine indienne.

La seule licence que je me sois accordée, c'est la cuisson des aubergines. Ces jours-ci, Paris connait un épisode de chaleur qui m'a conduite à éviter la cuisson au four histoire de ne pas rajouter plusieurs degrés à la température de mon appartement sous les toits ! J'ai choisi de cuire les dés d'aubergine au micro ondes, ce qui prend 4 minutes et évite en plus de mettre trop de matière grasse, ce qui n'est pas négligeable quand on connait le pouvoir d’absorption de l'aubergine, véritable éponge à huile ! Dans la recette originale, les aubergines sont cuites entières avec la peau qui va griller un peu, au four, ce qui leur donnera un léger goût fumé qui est délicieux. Vous pouvez bien sûr opter pour cette méthode ou profiter du four allumé pour une autre recette pour les faire cuire sur une plaque une bonne demie heure, piquées de quelques coups de couteau.

Pour un bol de tartinade (trois ou quatre personnes)

2 aubergines pas trop grosses
1 tomate
1 oignon
1 gousse d'ail
1 cuillère à café de garam massala
sel, poivre
1 cuillère d'huile
1 yaourt velouté
5 ou 6 brins de coriandre fraîche

Peler les aubergines et les découper en dés. Placer les dés dans un bol en verre et couvrir d'un film plastique. cuire au micro ondes 4 minutes à pleine puissance.
Peler et découper en dés l'oignon, émincer l'ail. Peler la tomate et la découper en petits dés.
Faire chauffer l'huile dans une poêle et y faire revenir l'oignon et l'ail jusqu'à ce qu'ils dorent un peu, ajouter alors le garam massala, mélanger. ajouter les dés de tomate et les dés d'aubergine cuits et écrasés à la fourchette, saler, poivrer et cuire encore 3 ou 4 minutes en remuant. Laisser refroidir cette préparation.
Dans un bol, mettre le yaourt et y ajouter la préparation aux aubergines refroidie, mélanger et terminer en ajoutant la coriandre ciselée.
Réserver au froid une heure ou deux avant de servir.




vendredi 3 juillet 2015

Courgettes rôties au four aux poivrons, tomates et cumin

Ma belle soeur, qui me connait bien, m'a offert pour mon anniversaire un très joli livre en anglais intitulé "Persiana", de Sabrina Ghayour.
Elle y décrit la cuisine persane, c'est à dire d'Iran, et de toute cette région. Très proche de la cuisine libanaise sa voisine, on y retrouve beaucoup de plats connus comme le taboulé vert, le houmous, certains produits particuliers comme le khask (une sorte de poudre de yaourt fermenté), le sumac, le sésame. On est aussi assez proche de la cuisine Israélienne comme dans le livre de Yotam Ottolengui et Sami Tamimi "Jérusalem". Et grosso modo, c'est la cuisine que j'aime ! Déjà, rien que d'entendre "cuisine persane", moi, je voyage et je rêve.
Beaucoup de légumes en bonne cuisine méditerranéenne qui se respecte, des viandes rôties, des desserts parfumés, bref, je me régale en le feuilletant et en faisant du "lèche-pages" !
Déjà plein de marque pages, c'est pourtant une autre recette que j'ai réalisée en premier, inspirée des toutes petites courgettes toutes jolies que j'ai trouvées sur le marché !
C'est un plat de courgettes rôties aux tomates, à l'ail et au cumin. J'y ai juste rajouté des petits poivrons rouges trouvés en même temps, et mis beaucoup moins d'ail que préconisé dans la recette originale, juste parce que je n'en avais plus et que je n'ai pas pensé à en racheter ! A mon avis, il est très important d'utiliser de toutes petites courgettes qui seront bien tendres, sans graines et qui ne rendront pas d'eau.

Pour rester dans le thème oriental, j'ai accompagné mes courgettes de tranches de haloumi grillé, ce fromage d'orient, un mélange entre la feta (le côté salé) et la mozzarella (la texture lisse, mais plus ferme). On fait griller le fromage, ce qui le transforme en "chewing-gum" salé que personnellement j'aime beaucoup mais peut en dérouter certains. Pourquoi pas alors servir avec une bonne fêta émiettée à la place ?
Si vous avez envie de tester le haloumi, la marque Salakis en propose désormais en France depuis l'an dernier, sous le nom de "Grillis" (car c'est une AOP, comme la féta, et n'a le droit de porter le nom que le fromage fabriqué sur place). A tester sur vos salades d'été ou lors de vos barbecues dans des brochettes avec des légumes par exemple ?

Allez hop ! la recette !

Pour 6 personnes

600-800 g de toutes petites courgettes
3 ou 4 petits poivrons rouges (ou un gros)
1 tête d'ail (ou moins, selon votre goût)
6 tomates bien mûres
1 cuillère à soupe d'origan séché
1 cuillère à soupe de cumin moulu
Huile d'olive
sel, poivre du moulin

Préchauffer le four à 200°
Sur une plaque, recouverte de papier sulfurisé, déposer les courgettes lavées et coupées en deux dans le sens de la longueur.
Parsemer dessus l'ail émincé finement, ainsi que le cumin et l'origan.
Couper et épépiner les tomates et les couper en morceaux. Les disposer sur les courgettes et mélanger le tout. Arroser d'un bon filet d'huile d'olive, saupoudrer de sel et de poivre moulu.
Enfourner pour environ 1/2 heure en retournant les légumes à mi cuisson, jusqu'à ce que les courgettes soient tendres sous la pointe du couteau.
Servir avec des tranches de haloumi grillé, ou encore de la fêta émiettée si vous voulez en faire un plat complet, ou en accompagnement de grillades.





vendredi 13 mars 2015

Coeurs de laitues rôtis, sauce légère à l'ail

Il y a quelques temps, une amie a testé les coeurs de laitue (ou sucrines) rôtis au four, une recette croisée sur un blog anglophone (Petite Kitchen) et ça m'a intriguée... 
J'ai comme madeleine d'enfance un plat de salade cuite avec des pommes de terre, écrasées à la poêle avec un peu d'ail que me préparait ma grand mère quand j'étais petite et que j'adorais. 
J'ai aussi goûté chez un ami (et refait) un délicieux velouté de laitue au parmesan, une recette tirée du fameux livre de cuisine italienne "La Cuillère d'Argent" tout à fait délicieux et très fin. 
Donc, cuire la salade, ça n'a rien de neuf mais en fait, on n'y pense pas souvent ! 
Dans la recette originale, les légumes étaient servis avec une sauce type aïoli mais j'avais envie de quelque chose de plus léger. Alors j'ai opté pour une sauce crème ultra légère (à 4%) à l'ail aussi, histoire de relever quand même le goût des salades. j'ai servi le plat en accompagnement d'aiguillettes de poulet grillées, marinées au paprika. Résultat, un plat complet, léger et parfumé. 
La laitue est devenue un peu moins croquante, très douce, les feuilles un peu croustillantes là où elles ont grillé un peu.
Vous pourriez aussi choisir de faire une sauce à base de "crème" de soja, d'avoine ou d'amande, pour transformer la recette en recette vegan ! 
Alors, je partage avec vous cette recette un peu originale qui surprendra vos convives à coup sûr et vous permettra peut être d'écouler des salades plus assez jolies pour êtres mangées crues. 



Allez hop, la recette ! 

Pour deux personnes : 

4 coeurs de laitues sucrines 
2 belles cuillères à soupe d'huile d'olive 
Fleur de sel et poivre du moulin 
Pour la sauce : 
15 cl de "crème" fluide à 4% (Elle et Vire Extra légère) 
1 gousse d'ail 
sel, poivre 

Laver les sucrines entières après avoir enlevé les premières feuilles si elles sont abîmées et bien les égoutter en les secouant. Retirer une fine lamelle du pied (pour ne pas détacher les feuilles) et les couper en deux dans le sens de la longueur.
Préchauffer le four à 180°. 
Dans un plat à four, verser un filet d'huile d'olive et poser les laitues face coupée vers le haut. Assaisonner de sel et poivre et arroser avec le reste d'huile d'olive. 
Enfourner pour 20 minutes. 
Pendant ce temps, préparer la sauce en mélangeant dans une petite casserole la crème légère et l'ail pelé et pressé, saler, poivrer et faire chauffer doucement pendant une dizaine de minutes. 
Servir les salades et les arroser de sauce crémée à l'ail.

vendredi 6 février 2015

Sel aux épices du Sri Lanka

Cette année, j'ai offert pour Noël des cadeaux gourmands à toute la famille. 
J'ai choisi d'en orienter le thème pour faire profiter des épices que j'ai rapportées de mon voyage au Sri Lanka. 
Une façon toute simple de les utiliser, c'est le sel parfumé. Il est idéal pour apporter une petite touche parfumée à un simple steak grillé, des oeufs au plat ou des légumes tout simples. 

Il suffit de mélanger le sel et les épices. J'ai trouvé la recette sur le blog Mademoiselle cuisine et je l'ai adaptée aux épices que j'avais et qui étaient déjà en poudre. Pour les graines de lin, j'en avais déjà moulues trouvées en magasin bio, je les ajoute à mon porridge du matin pour une petite dose d'omégas 3. Si vous n'en avez pas, n'en mettez pas, il faut qu'elles soient moulues pour profiter de leurs bienfaits, sauf si vous prévoyez de mettre le sel dans un moulin qui les broiera ou que vous avez un petit moulin à épices ou à café pour le faire. Pour les graines de moutarde, je les ai légèrement écrasées au pilon dans mon mortier pour qu'elles diffusent mieux leur parfum. Le curcuma donne sa belle couleur jaune au mélange, et on profite aussi de ses bienfaits antioxydants car ici il est associé à du poivre, ce qui est parait-il nécessaire pour développer ses pouvoirs. 



allez hop ! la recette ! 

pour 100 g de sel :


100 g de sel de Guérande
1 cuillère à café de graines de moutarde jaune ou noire
1 cuillère à café de coriandre en poudre (ou en graines)
1 cuillère à café de curcuma en poudre
6 grains de poivre ou une 1/2 cuillère à café de poivre moulu, ou de 5 baies
2 piments oiseau (séchés) ou 1/4 de piment de Cayenne en poudre ou de flocons de piment
1 cuillère à soupe de graines de lin doré moulues
1 cuillère à café d’ail en poudre

Mélanger le sel avec les épices en poudre ou préalablement broyées au mortier ou dans un moulin. 
Mettre dans des petits pots puis coller une jolie étiquette (voir ce site par exemple avec quelques modèles gratuits comme celui que j'ai utilisé) en badigeonnant le papier d'un peu de lait avec un pinceau. Ça colle hyper bien et ça se décolle tout aussi bien d'ailleurs. 

Comme autres cadeaux gourmands, j'ai aussi préparé des bocaux de préparation pour dahl de lentilles aux épices et à la noix de coco, à préparer soit en dahl (sorte de curry) soit en soupe avec du lait de coco. J'en ai eu des échos positifs, je partagerai la recette avec vous un de ces jours ! 

vendredi 31 octobre 2014

Courges farcies végétariennes

Ma maman me gronde régulièrement en me disant que dans mes recettes, il y a toujours plein d'ingrédients bizarres qu'elle ne connait pas ou encore qu'elle ne trouve pas en province...
Elle n'a pas tort, à Paris, c'est plus facile de s'approvisionner en choses bizarres ou en produits exotiques surtout pour une curieuse invétérée comme moi !

Alors aujourd'hui, une recette avec des ingrédients très classiques et trouvables partout !
Des courges, ça tombe bien, c'est la saison !
Du riz et des lentilles vertes, ça tout le monde en a dans ses placards...
Quelques légumes comme céleri branche, oignon, carotte, ail : là encore, je suis dans les clous...
Du comté râpé, je suis encore bonne...
Quelques raisins secs : bon, là on rejoint quelques saveurs un peu plus originales mais rien d'insurmontable !
D'accord, d'accord, des graines de tournesol et de courge, mais franchement, fais un effort maman, c'est bon pour la santé ! et puis c'est aussi pour faire joli sur le dessus, alors...

Dans cette recette, j'ai associé lentilles et riz. C'est une habitude peu usitée dans notre cuisine traditionnelle mais une association bien connue des végétariens. En effet, cuisiner ensemble (ou associer lors d'un repas) légumineuses et céréales permet d'obtenir le meilleur des protéines végétales de chacun des ingrédients. D'ailleurs, partout dans le monde, on retrouve ce type de mélange fait instinctivement par les cuisines ancestrales : couscous et pois chiches au Mahgreb, lentilles et riz en Inde ou en Orient, haricots rouges et riz au Mexique...

Le résultat des légumes farcis gourmands et végétariens qui changent un peu de nos tomates.

Allez hop, la recette !

Pour 2 personnes en plat unique ou 4 avec un accompagnement comme une salade

2 petites courges (type patidou, mini jack be little, delicata, petit potimarron, mais vous pourriez choisir de farcir une courge plus grande à partager) J'ai utilisé une petite jack be little et une delicata, chacune d'environ 300 g chacune.
50 g de lentilles vertes
80 g de riz
2 branches de céleri
1 carotte
1 oignon
1 gousse d'ail
2 cuillères à soupe de raisins secs
sel, poivre,
une pincée de curcuma
une pincée de cumin en poudre
4 grosses pincées de comté râpé pour gratiner

Mettre les lentilles et le riz à tremper environ 1 heure avant, dans de l'eau froide et les raisins secs dans un peu d'eau chaude pour qu'ils gonflent.
Couper les courges en deux et enlever les graines. Les disposer dans un plat, couvrir de film plastique et passer tel quel 6 minutes au micro ondes à pleine puissance jusqu'à ce qu'elles soient juste tendres. On peut aussi les faire précuire à la vapeur si on préfère. Si on ne les précuit pas ainsi la farce serait désséchée le temps que les courges soient cuites.
Dans un robot, mettre l'ail, le céleri, la carotte coupée en rondelles, l'oignon et  hacher finement le tout.
Verser ce hachis dans une sauteuse avec une cuillère à soupe d'huile et faire revenir quelques instants.
Ajouter les lentilles et le riz ainsi qu'un bol et demi d'eau, une pincée de sel, du poivre et les épices. Faire cuire à petits bouillons, à couvert pendant 20 minutes en remuant de temps en temps environ jusqu'à ce que les lentilles soient cuites et que toute l'eau soit absorbée.. Ajouter les raisins secs égouttés.
Farcir les courges égouttées et les placer dans un plat à four.
Saupoudrer de comté râpé et de graines de tournesol et de courge.
Passer 20 minutes au four à 180° et terminer au grill si le dessus n'est pas assez doré.


dimanche 12 octobre 2014

Gnocchi aux chataîgnes et pesto de persil aux noisettes


L'automne pointe le bout de son nez, finies les salades fraîches et les grillades, bonjour les soupes réconfortantes et les plats chauds... 
On voit aussi la différence avec les couleurs dans l'assiette qui changent... Ici un bel orange, là un beau brun chaud... 
Mon assiette du jour est bien aux couleurs de l'automne je trouve ! 

J'aime beaucoup le blog Un déjeuner de soleil, avec ses jolies recettes italiennes et toutes ces infos sur les produits de saison ou encore ses articles sur les techniques ou recettes incontournables de la cuisine. J'y vais régulièrement, la plupart de ses recettes me font envie et l'autre jour, j'ai vu cette recette de gnocchi de chataîgne au pesto de persil et noisettes qui m'a tout de suite fait de l'oeil. 

J'avais dans mon placard un pot de purée de chataîgnes nature dont je ne savais quoi faire, mais j'ai pensé qu'elle remplacerait parfaitement les chataîgnes au naturel qu'elle préconise. Ni une ni deux, je me suis lancée ! 
Seule différence avec la recette d'Edda, c'est que je n'ai pas rajouté d'eau parce que la purée était plus humide que si j'avais mixé des chataîgnes. J'ai même rajouté un peu de farine pour obtenir la consistance de pâte parfaite. 
Une recette super facile prête en très peu de temps, aux proportions idéales pour 2 personnes gourmandes (d'où la rapidité aussi, parce que les gnocchis classiques, c'est long à faire pour beaucoup de convives !). 
La recette du pesto de persil et noisettes est tout aussi délicieuse que les gnocchis eux mêmes, et plus rapide que l'éclair également ! Bref, avec quelques champignons sautés ce jour là, une belle assiette aux couleurs de l'automne. 
Je vous livre la recette presque telle qu' Edda l'a écrite mais avec les petits changements que j'y ai fait. N'hésitez pas à aller faire un tour sur le lien mis plus haut pour découvrir ce joli blog. 



Allez hop ! la recette ! 

Pour 2 gourmands

300 g de purée de chataîgne nature en bocal 
80 g de farine complète (ce jour là, de la farine d'épeautre)
250 g de champignons de Paris
Pour le pesto :
½ bouquet de persil plat lavé et essuyé
40 g de noisettes entières
20 g de parmesan (+ pour servir)
½ gousse d'ail
une pincée de noix de muscade
huile d'olive (20 g + pour servir)
sel et poivre


Dans un saladier, mettre la purée de chataîgnes avec la farine, la noix de muscade, un peu de sel et de poivre puis travailler cette pâte afin quelle devienne homogène et compacte (ni trop sèche ni collante) n'hésitez pas à rajouter un peu de farine ou d'eau pour obtenir la consistance parfaite. 
Former des boudins de pâte d'environ un centimètre de diamètre. Couper en morceaux, rectangulaires ou boulettes, comme des petits gnocchi. Les fariner légèrement. 
Vous pouvez laisser reposer les gnocchi sur la planche pour qu'ils sèchent un peu avant la cuisson. 
Préparer le pesto: passer rapidement au mixeur le persil, l'ail, les noisettes, l'huile et ajouter le fromage en dernier. Saler et poivrer. Couvrir et mettre de côté.
Faire bouillir de l'eau dans un faitout et la saler.
Verser les gnocchi dans l'eau bouillante, attendre qu'ils reviennent à la surface et laisser cuire encore 2-3 minutes.

En même temps, dans une poêle, faites sauter les champignons en tranches puis verser le pesto puis les gnocchis cuits récupérés avec une écumoire et ajouter 2-3 cs d'eau de cuisson des gnocchi (elle va servir à lier la sauce grâce à l'amidon de la farine).
Poivrer et servir de suite avec du parmesan et un peu d'huile d'olive.

vendredi 1 août 2014

Aubergines rôties au yaourt et à la grenade

L'aubergine est un légume que j'aime beaucoup, en bonne provençale qui se respecte !
Mais comme j'ai l'esprit ouvert, j'aime aussi découvrir comment elle est cuisinée ailleurs en Méditerranée ou même plus loin (en Inde où elle entre dans la composition des curries, en Chine ou au Vietnam où elle est cuite à la vapeur et apprêtée en salade, en Thaïlande où elle est confite...)


Aujourd'hui, je vous emmène en Orient, avec encore une fois, une recette de Yotam Ottolenghi. J'ai déjà cité ce chef israélien avec une recette de blettes au tahin ou encore avec ces cigares aux noisettes.
Cette fois, la recette est tirée de son livre presque végétarien "Plenty" qu'on m'a offert en anglais. Testée par des amies avant moi, j'en ai eu furieusement envie !
Voilà chose faite, et je ne regrette pas !
L'association du goût de l'aubergine, confite au four avec de l'huile d'olive, et la fraîcheur acidulée du yaourt, plus les petits grains juteux de grenade qui explosent en bouche était un vrai plaisir.
A vous de tenter cette association inédite, vous ne serez pas déçus !


Allez hop ! la recette !

Pour 4 personnes en entrée ou deux  en repas léger.

Deux aubergines
8 cl d'huile d'olive
du thym frais
pour la sauce :
150 g de yaourt grec bien épais
5 cl de lait fermenté ou de yaourt brassé
Un filet d'huile d'olive
1 gousse d'ail
un peu de thym
du zataar (mélange de sésame grillé, thym et sumac)
Les grains d'une grenade
sel, poivre

Préchauffer le four à 180°
Couper les aubergines en deux et les quadriller d'entailles profondes (dans percer la peau).
Arroser avec l'huile d'olive pour bien les imprégner. Parsemer de brindilles de thym, sel et poivre.
Enfourner pour au moins 45 minutes (voire une heure). Il faut qu'elles soient bien cuites et confites.
Pendant ce temps, préparer la sauce en mélangeant le yaourt, le lait fermenté, la gousse d'ail hachée, du sel et du poivre et un filet d'huile d'olive.
Au moment de servir, arroser généreusement les aubergines de sauce au yaourt, de zataar et de poivre. Parsemer de grains de grenade et déguster.





vendredi 30 mai 2014

Fregula sarda aux courgettes, oignon et basilic

Vous allez me dire, encore un produit bizarre... Mais moi je ne peux pas résister à un produit sympa qui croise mon chemin !
Aujourd'hui, je vous parle de fregula sarda, une variété de pâtes originaire de Sardaigne comme leur nom l'indique !
Ce sont de toutes petites pâtes, un peu comme de gros spaghetti coupés petits (ou des petits plombs) qui sont en plus toastées ce qui leur apporte leur goût et leur texture caractéristique. On les cuisine à la façon des risotti (oui, c'est le pluriel de risotto ! ;-) ) en les faisant revenir quelques instants puis en ajoutant le bouillon (ou de l'eau) pour qu'il soit absorbé. Elle est servie avec des légumes sautés à côté puis rajoutés en fin de cuisson.
Ces petites pâtes sont très séduisantes, avec une texture et un goût très agréables qui changent un peu des pâtes classiques. Bien sûr, on peu imaginer faire la même chose avec des pâtes plus classiques comme des "piombi" (petits plombs), des langues d'oiseau, des risonni (en forme de grain de riz) bref, des pâtes de petit format ou encore des coquillettes.
Pour accompagner ces pâtes, des courgettes escortées d'ail, d'oignon et de basilic pour rester en Italie, et pour couronner le tout, quelques copeaux de parmesan. On est aux beaux jours, alors ces légumes d'été c'est parfait, mais je suis sûre que ça marche super bien avec des champignons des bois sautés à l'automne, ou encore des courges, du céleri, des carottes l'hiver.
Bref, vous voyez l'idée j'imagine.

Allez hop ! la recette !

Pour 4 personnes

300 g de fregula sarda
3 belles courgettes
2 gousses d'ail
1 gros oignon
huile d'olive
40 cl de bouillon de légumes chaud
sel, poivre
Basilic frais à votre goût
Parmesan pour servir

Laver et couper les courgettes en dés. Peler et émincer l'oignon et l'ail.
Faire chauffer un peu d'huile dans une sauteuse et faire suer l'oignon et l'ail quelques minutes, ajouter les dés de courgette et cuire environ 10 minutes à feu vif en remuant souvent pour qu'ils soient dorés et tendres.
Dans une autre sauteuse, faire chauffer une cuillère d'huile et verser la fregula, remuer quelques instants et ajouter 20 cl de bouillon chaud. Quand il est absorbé, ajouter le reste de bouillon chaud. Poursuivre la cuisson (en tout, c'est environ 10-15 minutes). 5 minutes avant la fin de cuisson des pâtes, ajouter les légumes et poursuivre jusqu'à absorption presque complète du jus, ajouter alors le basilic.
Servir bien chaud, parsemé de copeaux de parmesan.

samedi 5 avril 2014

Aïoli Provençal

Une petite virée en Provence me réchauffe toujours le coeur.
J'y retrouve mes parents, des gens que j'aime, les odeurs, les goûts et les couleurs que j'aime tant.
Je ne manque pas de faire une virée aux Halles d'Avignon, qui me manquent tant à Paris, même si je suis plutôt bien servie pour faire mes courses dans mon quartier. L'ambiance, tout trouver au même endroit, les produits régionaux et de saison, l'accent des commerçants, j'aime tout ! Je ne peux m'empêcher de rapporter des olives, un peu de miel ou de nougat, quelques pots de confitures maison...
Et puis quand j'y vais, ma mère prépare des plats que j'aime et que je n'ai pas souvent l'occasion de déguster chez moi. Comme ce jour là, un bel aïoli provençal.
Un plat complet, plein de saveurs et de couleurs avec les légumes vapeur, la morue salée et surtout, le fameux aïoli...
L'aïoli, c'est une sorte de mayonnaise, très forte en goût car parfumée à l'ail et préparée avec de l'huile d'olive. C'est cette sauce qui a donné le nom au plat complet. On le sert en famille, entre amis, mais aussi souvent à l'occasion des fêtes votives dans les villages, où il est est "géant" et que les convives se retrouvent autour de grandes tables sur les places des villages.
Le poisson utilisé est la morue salée qu'il faut penser à faire dessaler au moins 48 heures à l'avance sous peine de se retrouver avec un poisson immangeable. La morue a une texture et une saveur particulière, mais on peut pourquoi pas la remplacer par du cabillaud frais à peine poché.
Prévoir aussi quelques bulots cuits qui se laissent très bien manger avec l'aïoli ainsi que des oeufs durs.

Allez hop ! la recette !

Pour 4 personnes

500 à 700 g de morue salée selon l'appétit des convives, que vous choisirez bien épaisse (elle sera plus moelleuse et un peu moins salée)
2 ou 3 feuilles de laurier
4 oeufs
Des bulots cuits
Pour les légumes, c'est au choix :
chou fleur, courgettes, carottes, fenouil, haricots verts ou plats, pommes de terre ... mais à vous de voir ceux qui vous plaisent.
Pour la sauce :
3 ou 4 gousses d'ail
1 jaune d'oeuf à température ambiante
1 grosse cuillère à soupe de moutarde forte
20 cl d'huile d'olive
25 cl d'huile de tournesol (on peut n'utiliser que de l'huile d'olive, mais le mélange des deux rend la sauce plus douce)
sel, poivre

48 heures avant :
Mettre la morue dans une passoire, elle même immergée dans un grand saladier d'eau froide et couvrir. Laisser tremper pendant 48 heures, en changeant l'eau très régulièrement. Pour cela, retirer la passoire et vider le saladier. Remplir à nouveau d'eau fraîche et replacer la passoire (ainsi, le poisson ne touchera pas le fond du saladier où le sel va se concentrer).
Le jour même :
Préparer les légumes :
couper les courgettes en tronçons, détailler le chou fleur en fleurettes, peler et découper les carottes en deux dans le sens de la longueur, couper les fenouils en quartier.
Les faire cuire à la vapeur. Les laisser tiédir.
Cuire les oeufs durs 10 minutes, les laisser refroidir puis les écaler.
Préparer la sauce :
Peler l'ail, le dégermer si nécessaire, et le piler dans un mortier (si vous êtes traditionnel !) ou le presser dans un presse-ail au dessus d'un petit saladier. Ajouter la moutarde, le jaune d'oeuf, sel (peu) et poivre et bien mélanger. A l'aide d'un mixer muni des pales à mayonnaise, commencer à fouetter en versant tout doucement les huiles en filet. Continuer à fouetter jusqu'à l'obtention d'une sauce bien dense. Normalement, on monte l'aïoli dans le mortier, mais l'opération demande plus d'entraînement qu'avec un mixer... à vous de voir si vous en avez le courage ! Conserver au frais jusqu'au moment du repas.
Cuire le poisson :
Faire chauffer une grande casserole d'eau non salée avec les feuilles de laurier et y pocher la morue pendant 10 à 15 minutes selon son épaisseur.
Servir les légumes, le poisson, les bulots dans un plat avec la sauce en accompagnement et régalez vous ! Et n'oubliez pas un bon pain pour finir de saucer l'aïoli !



mardi 25 mars 2014

Bouillon japonais au miso, légumes et nouilles soba

Encore envie d'une soupe ou d'un bouillon bien chaud en ce printemps encore bien frisquet ?
Voilà une recette qui devrait vous plaire !
Un bouillon bien parfumé au miso, une pâte de soja fermenté japonaise, un peu comme ceux qu'on trouve dans les restaurants japonais. Il est aujourd'hui enrichi de légumes et de nouilles soba au sarrasin pour un faire un repas complet tout à fait réconfortant.
Le miso (prononcez "misso") est un aliment qu'on qualifie souvent d'aliment santé car il contient plein de bonnes choses pour l'organisme (ferments, levures, protéines...) qu'il faut utiliser en évitant de le cuire trop longtemps mais en le faisant fondre dans le bouillon, vous en tirerez tous les bénéfices !
Comme j'avais mangé quelques crevettes (crues, sautées au wok) pour le déjeuner, j'ai gardé les carapaces pour en faire un bouillon aromatisé de gingembre, ail et sauce soja dans lequel, après l'avoir filtré, j'ai dilué mon miso, mais vous pouvez faire ce bouillon avec un bouillon de volaille maison, ou de légumes pour que ce soit un plat végétarien, ça marchera tout aussi bien.
Ce jour là, comme garniture, j'avais sous la main quelques choux de Bruxelles que j'ai effeuillés, une carotte que j'ai coupée en julienne, deux échalotes qui ont très bien fait l'affaire, mais vous pouvez mettre ce que vous voulez comme légumes : des champignons émincés, du poireau, du chou chinois, de l'oignon...
Les nouilles soba, sortes de spaghetti au sarrasin viennent enrichir le bouillon pour en faire un plat complet.
Pour une version végétarienne encore plus complète, avec un bouillon de légumes, on peut imaginer y ajouter des dès de tofu par exemple.

Allez hop ! la recette !

Pour deux grands bol généreux :
Pour le bouillon :
1 litre d'eau
les carapaces d'une bonne dizaine de crevettes (ou plus), ou une carcasse de poulet, ou des légumes
1 morceau d'environ 3 cm de gingembre frais
1 gousse d'ail
1 échalote
1 cuillère à café d'huile de sésame
sauce soja
Pour la garniture
2 cuillères à café bien pleines de miso
Une dizaine de choux de Bruxelles
Deux carottes
1 échalote
100 g de nouilles soba
sauce soja au goût pour ajuster l'assaisonnement

Peler le gingembre, le tailler en tranches, peler et émincer l'échalote et l'ail.
Faire revenir une minute ou deux les carapaces de crevettes dans l'huile de sésame avec le gingembre et l'ail, ajouter l'eau et un peu de sauce soja et faire mijoter doucement une demie heure.
Préparer les légumes en les éminçant (ou en effeuillant les choux), détailler les carottes en julienne et émincer l'échalote.
Filtrer le bouillon à l'aide d'un chinois ou d'une passoire en pressant bien les têtes pour avoir un maximum de goût et le reverser dans la casserole.
Ajouter les légumes et les nouilles et cuire environ 6 minutes (selon le temps indiqué sur le paquet de soba). Une minute avant la fin de la cuisson, ajouter le miso pour le diluer, servir dans de grands bols, et déguster à grands renforts de "slups" très élégants ! ;-) Ajustez l'assaisonnement en rajoutant de la sauce soja à votre goût si nécessaire.


vendredi 14 mars 2014

Blettes au tahini, au yaourt et aux pignons grillés de Yotam Ottolenghi

On ne peut pas dire que je manque de livres de cuisine sur mes étagères... mais un nouveau les a rejoints il y a peu.

Le Père Noël m'a gâtée cette année en m'offrant un livre dont je rêvais ! Il s'agit du livre "Jérusalem" de Yotam Ottolenghi. C'est un chef d'origine Israélienne qui possède plusieurs restaurants en Grande Bretagne,  qui a écrit ce livre avec un de ses chefs de restaurant, d'origine palestinienne. Ils y ont compilé leurs souvenirs et leurs cultures pour retranscrire la cuisine de Jérusalem qui est riche de toutes sortes de traditions venues du monde entier.

Outre les origines diverses, les produits typiques de l'Orient, il y a aussi toute la tradition de la cuisine juive. Ce livre, en soi, est déjà un voyage à lui tout seul et dire que j'ai eu envie de toutes les recettes n'est pas loin de la vérité, preuves en sont les "quelques" marques pages que j'y ai glissés....

Il y a fort à parier que vous retrouverez quelques billets issus de recettes de ce livre dans les semaines ou les mois à venir.

Que ce soit les recettes de légumes (une des spécialités du chef), les viandes rôties, les poissons, les desserts, tout fait envie ! Tout ça émaillé de photos magnifiques des plats présentés de façon un peu "brute" comme j'aime, des marchés ou des gens de Jérusalem.



La première recette que j'ai enfin réalisée est celle d'aujourd'hui : des blettes arrosées d'une sauce tahini au yaourt et aux pignons. En bonne provençale, les blettes je connais déjà, c'est un légume très courant dans le sud. Mais j'avais envie de les cuisiner autrement pour une fois. L'association du tahin (de la purée de sésame), du yaourt et des pignons lui donne un petit air différent qui m'a beaucoup plu. Voilà donc une nouvelle façon de cuisiner ce légume un peu délaissé pour le remettre à l'honneur sur nos tables. C'est excellent en accompagnement de viandes grillées mais aussi comme plat léger végétarien (éventuellement associé à un autre plat de légumes ou de légumineuses).

J'aime beaucoup la sauce tahini sur les légumes vapeur, d'ailleurs, j'avais déjà donné la recette dans cette salade de courgette, féta, coriandre et tahini si ça vous tente d'aller voir ça.


Allez hop ! la recette !

 Pour 4 personnes (en accompagnement, ou 2 en plat complet)

Une grosse botte de blettes d'environ 1 kilo
40 g de pignons de pin
2 gousses d'ail
5 cl de vin blanc sec
3 cuillère à soupe d'huile d'olive
Pour la sauce :
50 g de tahin blanc (dans les épiceries orientales ou bios)
50 g de yaourt grec bien épais
2 cuillères à soupe de jus de citron
2 ou 3 cuillères à soupe d'eau
1 gousse d'ail écrasée
Poivre, sel

Préparer la sauce en mélangeant le tahin avec le yaourt, le jus de citron et l'eau, fouetter le temps d'obtenir une texture lisse (ajouter un peu d'eau si nécessaire). Ajouter la gousse d'ail pressée, sel et poivre et réserver.
Préparer les blettes en séparant les feuilles vertes des côtes blanches à l'aide d'un couteau. Détailler les côtes en morceaux de 2 cm de large.
Porter une grande casserole d'eau à ébullition avec du sel. Y plonger les côtes de blettes pour 2 minutes puis ajouter les feuilles ciselées grossièrement pour une minute de plus. Égoutter soigneusement et laisser tiédir.
Dans une grande poêle, faire chauffer l'huile d'olive et faire dorer les pignons de pins en remuant constamment pour qu'ils ne brûlent pas. Enlever avec une écumoire et réserver sur une assiette.
Ajouter les gousses d'ail émincées finement et cuire une minute, puis ajouter le vin (attention, ça va crépiter un peu) et le faire réduire d'un tiers pendant une minute. Ajouter les blettes et cuire deux ou trois minutes le temps que les légumes se réchauffent, assaisonner de sel et poivre.
Servir en arrosant les légumes de sauce et en parsemant de pignons de pin grillés.




samedi 25 janvier 2014

Soupe au kale, lentilles corail et patates douces au curry et crème de coco

J'ai enfin trouvé du kale chez mon maraîcher !!!!
Oui, je sais, il m'en faut peu pour être heureuse, vous me direz...
Mais voilà, c'est comme ça, on est un peu  foodista ou on ne l'est pas, et depuis que j'en entends parler et que je croise des recettes sur les blogs anglo-saxons et que j'en ai goûté à Londres, j'ai bien envie d'en cuisiner moi même. Ne serait-ce que pour voir si c'est aussi bon qu'on le dit !
Mais en tout cas, des légumes verts (très verts) en plein hiver (ça rime !) c'est toujours bien.
Il paraît que le kale est justement une mine de bienfaits et pourquoi s'en priver ? Extra riche en vitamines (C, K et j'en passe), aide à luter contre le cholestérol, index glycémique bas, potassium et magnésium pour la production d'énergie, anti oxydant grâce à sa couleur bien verte, bon pour les yeux... Bref ! autant en profiter !
Comme c'est l'hiver, évidemment, j'ai fait une soupe !
Une comme j'aime, bien épaisse, dense, riche en parfums. Et le chou kale y est à peine cuit, juste les 5 dernières minutes pour ne pas perdre ses bienfaits.
Bien sûr, vous n'en trouverez peut être pas facilement (pas encore très développé, on commence à en voir parfois dans les magasins bios) mais vous pouvez utiliser du chou frisé vert, très classique, ou encore des feuilles d'épinards frais à la place, ce sera tout aussi délicieux !
J'ai mis des lentilles corail et des patates douces pour leur côté tendre et suave, et leurs fibres.
J'ai aussi utilisé de l'huile de coco (encore un truc trendy me direz vous...) et je ne vous raconte pas le parfum dans la cuisine ! Un bonheur ! Et un petit goût très subtil en plus. Là, pareil, vous pouvez la remplacer par une classique huile de tournesol bien de chez nous !

Allez hop ! la recette !

Pour 4 grands bols

1 cuillère à soupe d'huile de coco (ou de tournesol)
1 oignon jaune
2 cm de gingembre frais
1 ou 2 gousses d'ail
1  belle cuillère à soupe de poudre de curry (à votre goût, si il est plus ou moins fort aussi...)
sel, poivre
3 cuillères à soupe de concentré de tomate
75 cl d'eau
150 g de lentilles corail
1 grosse patate douce d'environ 200 g
1 bouquet de kale (environ 200 g) ou quelques feuilles bien vertes de chou frisé
15 cl de crème de coco

Faire fondre l'huile de coco dans une marmite.
Ajouter l'oignon émincé et le faire dorer pendant une dizaine de minutes.
Ajouter l'ail et le gingembre hachés, le concentré de tomate et le curry ainsi que sel et poivre et bien remuer pendant 3 minutes.
Ajouter les lentilles et la patate douce coupées en petits dés et faire cuire environ 20-30 minutes, jusqu'à ce que les lentilles soient cuitent et se défassent en purée et que les cubes de patate douce soient tendres.
Ajouter la crème de coco (gardez-en un peu pour la déco) et le kale  préalablement débarrassé des grosses côtes  et émincé en lamelles d'environ 2 cm (ou le chou vert émincé ou les épinards en feuilles entières) et poursuivre la cuisson environ 5 bonnes minutes.

Servir dans des grands bols et régalez vous !



La soupe se conserve très bien plusieurs jours dans une boite hermétique au frigo. Elle va épaissir un peu en refroidissant, à cause des lentilles, vous pouvez rajouter un peu d'eau ou de bouillon pour la rallonger si vous la trouvez trop épaisse.

jeudi 2 janvier 2014

Sauté de porc à la chinoise


Les fêtes sont passées, il va falloir retourner ers une alimentation plus raisonnable.... Au moins jusqu'à la galette des Rois !
Le wok est un outil fantastique pour cuisiner rapidement et sainement !
Quelques ingrédients sautés en vitesse, en général peu de matière grasse, des condiments et quelques épices, et le tour est joué pour un déjeuner rapide.
Le secret de la cuisine au wok, c'est la préparation en amont. Tous les ingrédients doivent être taillés, coupés, émincés, pour pouvoir cuire très rapidement sur feu vif  (c'est le second secret, le feu vif !).
Tout doit être prêt avant de commencer la cuisson pour ajouter les ingrédients au fur et à mesure.
Evidemment, quand on dit wok, on pense tout de suite à la cuisine asiatique puisqu'il vient de là bas (surtout de la Chine et de la Thaïlande), mais tous les légumes peuvent passer au wok pour faire de délicieuses poêlées.
Aujourd'hui, je suis restée dans la tradition chinoise en utilisant du filet mignon de porc accompagné de brocoli, carotte, échalote et champignons shiitakés qu'on commence à trouver plus facilement frais maintenant.
De l'ail, du gingembre, une pointe de mélange "5 parfums" chinois traditionnel (vous pouvez le remplacer par un peu de coriandre moulue, de cumin, une pointe de cannelle ou de gingembre en poudre) et de la sauce soja pour l'aromatisation et le tour est joué !
Et voilà, prêt en à peine plus de 20 minutes, un joli wok d'inspiration chinoise pour deux personnes !

Allez hop, la recette !

Pour deux personnes

1 filet mignon de porc d'environ 400 g
1 tête de brocoli
2 échalotes
Une dizaine de champignons shiitakés (ou de Paris, ou de champignons séchés réhydratés dans un peu d'eau tiède une quinzaine de minutes)
2 carottes
1 cuil à soupe d'huile de tournesol
1 morceau de 2 cm de gingembre
2 gousses d'ail
3 cuillères à soupe de sauce soja
1/2 cuillère à café de "5 épices"
1 cuillère à soupe de graines de sésame

Couper et détailler le brocoli en fleurettes. Les placer dans le wok avec un peu d'eau, couvrir et laisser cuire 5 minutes à la vapeur pendant que vous préparez le reste des ingrédients.
Couper le filet mignon en petites lamelles.
Émincer les échalotes, peler les carottes avec un économe et continuer à les "peler" pour faire des tagliatelles.
Couper les champignons en grosses lamelles après avoir enlevé tout le pied qui est dur.
Émincer  finement l'ail et le gingembre.
Quand le brocoli est tendre sous la pointe du couteau, le mettre de côté dans une assiette pour quelques minutes.
Verser l'huile, faire chauffer et ajouter les lamelles de porc. Faire sauter à feu vif 3 minutes puis ajouter les champignons, l'échalote, les lamelles de carotte, l'ail et le gingembre. Ajouter la sauce soja, mélanger et faire sauter en remuant fréquemment pendant 5 à 8 minutes. Ajouter les brocolis précuits et cuire encore une minute.
Parsemer de graines de sésame et déguster bien chaud.



vendredi 13 décembre 2013

Spaghetti aux coques, persil et piment

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, c'est pasta !
J'adore les pâtes, c'est vite prêt, absolument infini dans les variations possibles (légumes, viandes, poissons ou coquillages, herbes, fromage ou crème...) et tellement bon !
Une de mes gourmandises, ce sont les spaghetti aux coques ! C'est vite prêt, très goûteux, assez économique pour un petit plat qui en jette pas mal l'air de rien !
La seule chose un peu longue à faire dans cette recette, c'est de bien nettoyer les coques, sinon, on risque de trouver le plat un peu trop croustillant à cause du sable qu'elles contiennent souvent !
Pour cela, je mets mes coques à tremper dans un grand saladier d'eau froide pendant une dizaine de minutes en les brassant bien avec les mains. Ensuite, je les retire de l'eau en utilisant mes mains comme des crochets pour laisser le sable dans le fond. Et je reproduis cette opération au moins trois fois ! Ne renversez pas les coques comme ça dans une passoire pour les égoutter, car le sable resterait collé sur les coquillages et le trempage n'aurait servi à rien !
Ensuite, la préparation est très rapide, ça cuit en quelques minutes. J'aime ces plats de pâtes où la garniture est prête juste le temps de cuire les pâtes !



Allez hop ! la recette !

Pour deux personnes

1 litre de coques
200 g de spaghetti
1 gousse d'ail
1/2 bouquet de persil plat
1/2 piment rouge (au goût)
Poivre du moulin
Huile d'olive

Faire tremper les coquillages comme expliqué plus haut.
Peler et émincer l'ail et le piment. Ciseler le persil.
Cuire les pâtes dans une grande casserole d'eau bouillante bien salée.
Pendant ce temps là, dans une grande sauteuse, faire chauffer 4 belles cuillères à soupe d'huile d'olive. Ajouter les coques et l'ail et couvrir. Cuire environ 3 à 4 minutes en secouant régulièrement la sauteuse, le temps que les coquillages s'ouvrent (si certains restent fermés, les jeter sans hésiter !). Parsemer de persil et de piment et mélanger. Enlever les 3/4 des coquilles de coques (pour éviter d'en avoir trop dans l'assiette, mais en garder quelques une pleines pour la décoration). Couper le feu si vos pâtes ne sont pas encore cuites pour éviter aux coquillages de trop cuire, ils deviendraient caoutchouteux.
Quand les pâtes sont cuites, les retirer de la casserole avec une fourchette pour les transférer dans la sauteuse. Ne pas trop les égoutter pour qu'un peu d'eau de cuisson se mélange au jus de coquillages et lie la "sauce". Poursuivre la cuisson une minute le temps de réchauffer le tout et que les pâtes absorbent un peu de jus.
Servir immédiatement.

vendredi 8 novembre 2013

Soupe épicée de patates douces, carottes et céleri et lait de coco

Une temps à ne pas mettre le nez dehors, la pluie qui fait des claquettes sur mon toit, et puis il fait nuit tôt maintenant ... Donc, une grosse envie d'une soupe réconfortante, bien parfumée, onctueuse... Pour ça, les soupes "du monde" sont parfaites, pleines de parfums originaux qui changent de nos veloutés de poireaux pomme de terre ou de potiron ... Et comme la soupe est souvent au menu chez moi l'hiver, j'aime varier les recettes !
Ce soir, je vous propose une version  avec un peu de soleil dedans...
Une belle soupe, bien riche, avec encore quelques petits morceaux dedans. Elle est toute douce grâce à la patate douce et au lait de coco, et juste épicée et parfumée grâce à du gingembre, de l'ail, du curry, du cumin, du piment ....
Bref, un feu d'artifice dans un bol ! De quoi ensoleiller votre soirée !

Allez hop ! la recette !
Pour 4 personnes

2 patates douces moyennes
4 carottes
2 belles branches de céleri
40 cl de lait de coco
60 cl d'eau chaude
3 gousses d'ail
1 pouce de gingembre frais
1 piment vert
1 bulbe de citronnelle (facultatif)
1 cuillère à café de cumin en poudre
1 cuillère à café de curry
1 cube de bouillon de légumes
1 cuillère à soupe d'huile
sel, poivre

Pour servir, du yaourt grec ou velouté nature

Hacher l'ail, émincer le piment, le gingembre frais et la citronnelle.
Peler les patates douces et les carottes et les détailler en tout petits dés. Détailler le céleri en dés également.
Faire chauffer l'huile dans une cocotte et faire revenir l'ail, le piment, le gingembre pendant 2 minutes.
Ajouter les épices et mélanger quelques instants le temps que les parfums se dégagent bien.
Ajouter les légumes, mélanger puis verser le lait de coco et l'eau, le bouillon cube et faire mijoter à petit feu  pendant 30 minutes environ, pour que les légumes soient tendres. Mixer partiellement  la soupe (ou entièrement si vous voulez un velouté) à l'aide d'un mixer plongeant.
Servir bien chaud avec une belle cuillère de yaourt nature qui va adoucir un peu le feu des épices et apporter une petite touche d'acidité bienvenue.