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jeudi 12 janvier 2017

Babka (brioche roulée aux épices)


Une douceur pour le week end, c'est permis non ? Surtout qu'on a passé l’Épiphanie et qu'on se trouve un peu en manque de pâtisserie non ? ;-)

Aujourd'hui, je vous propose une jolie recette de brioche, une babka, originaire de l'Europe de l'Est.
Il s'agit d'une brioche que l'on va joliment rouler une fois saupoudrée de sucre et d'épices.
La recette de la pâte à brioche que j'ai utilisée ici est une des meilleures que j'ai réalisée. Une pâte légère, bien filante et fondante. Bon, elle peut, vu sa richesse en beurre et en oeuf, ceci expliquant cela bien sûr...

Je n'ai pas de robot, alors j'ai vraiment pétri la pâte 15 minutes à la main, c'est du boulot certes mais rien de difficile. Bien sûr, si vous avez un robot pâtissier, n'hésitez pas à vous épargner cette peine !
Le long pétrissage, la nuit au frais pour la pâte (où elle va tout doucement commencer à lever) et la dernière levée de deux heures une fois façonnée valent le coup, c'est vraiment une belle gourmandise !






Allez hop ! la recette !


20 g de levure fraîche de boulangerie
2 à 2,5 cuillerées à soupe de lait
180 g de beurre fondu
3 gros œufs
25 g de sucre
380 g de farine
1 pincée de sel
1 peu de lait pour la dorure
50 g de sucre en poudre
1 cuillère à soupe d'épices moulues (cannelle, mélange à pain d'épice, etc...) 

Délayez la levure de boulanger avec le lait, puis ajoutez le beurre fondu et mélangez. Ajoutez ensuite les œufs entiers un par un au fouet, le sucre en poudre puis la farine et le sel.


Pétrissez la pâte à la main (ou au robot avec la feuille) au moins 15 minutes. La pâte, collante au début, va devenir lise et souple et se détachera bien des parois du saladier. Laisser une nuit au frais dans un saladier recouvert de film étirable ou dans une boite hermétique assez grande. Il n'y a qu'une légère levée à ce moment là.
Le lendemain : malaxez un peu la pâte pour l'assouplir puis mettez -la sur le plan de travail fariné, étalez-la au rouleau en rectangle sur une épaisseur d'environ 0,5 cm. 

Saupoudrez la pâte du mélange de sucre et d'épices. 
Roulez la pâte depuis le grand côté du rectangle pour former un rouleau en serrant un peu. Coupez ce rouleau en deux dans le sens de la longueur puis torsadez les deux parties en repliant légèrement les extrémités pour obtenir une jolie torsade marbrée par la couche d'épices et de sucre. 
Déposez la brioche dans un moule à cake chemisé de papier sulfurisé et laissez lever 2 h environ sous un torchon  jusqu'à ce que la pâte prenne du volume dans un endroit tiède (à l'entrée du four préchauffé à 40° par ex ou près d'un radiateur.)


Préchauffez le four à 170°. Avant d'enfourner, badigeonnez le dessus de la brioche au pinceau avec un peu de lait et saupoudrez d'une pincée de sucre en poudre. Faites cuire pendant environ 35 à 40 mn. Surveiller la fin de la cuisson. La brioche doit être bien dorée sur le dessus ainsi que les côtés et le dessous. 

Laissez refroidir sur une grille. 


vendredi 19 août 2016

Scones au cassis, farines complète de blé et de petit épeautre et son d'avoine

Des scones à index glycémique bas, aux farines complètes de blé et de petit épeautre, et au son d'avoine pour les fibres et l'IG bas, le son d'avoine aidant encore à baisser l'index glycémique, quelques fruits rouges et voilà une recette gourmande mais gentille pour la ligne. De quoi se régaler au goûter ou au petit déjeuner.

J'ai pioché l'idée de base sur le blog Saines Gourmandises qui est vraiment une mine pour les recettes à IG bas. J'ai bidouillé un peu la recette pour l'adapter aux placards de mes vacances (pas mal garnis je le reconnais, mais point de sucre de coco ou de sirop d'agave ici ! ;-) ) et voilà donc ma version.
J'avais des cassis sous la main, mais la recette fonctionnera très bien aussi avec des myrtilles plus classiques, voire même de la pomme râpée cet automne.



Ils sont délicieux encore un peu tièdes avec un peu de compote par exemple mais ils se conservent très bien dans une boite en fer blanc. Ils seront de nouveau coustifondants après un petit passage au four ou au grille pain.




Allez hop ! la recette !

Pour 8 beaux scones

100 g de farine intégrale de blé
100 g de farine de petit épeautre
130 g de son d'avoine
1 oeuf entier
10 cl de l'ait d'avoine
1 sachet de levure
1 pincée de sel
80 g de beurre
50 g de sucre de canne (ou 4 cuillères à soupe de sirop d'agave, ou 40 g de sucre de coco pour être vraiment IG bas)
100 g de cassis (ou autre fruits rouges)

Préchauffez le four à 180° C.
Mélangez les farines et le son d'avoine avec la levure et le sel.
Incorporez le beurre froid coupé en petit morceaux, du bout des doigts pour former un sable grossier.
Ajoutez l'oeuf , mélangez avec une cuillère puis ajoutez le lait d'avoine. Vous devez obtenir une pâte souple, qui forme une boule mais reste à peine un peu collante encore. Ajustez la quantité de lait en fonction de la texture de votre pâte. Ne pas trop la travailler.
Ajoutez les cassis dans la pâte pour les incorporer. Formez une galette avec la pâte d'environ 3 cm d'épaisseur. Placez la sur un papier sulfurisé puis coupez 8 parts égales en triangle et écartez les légèrement les uns des autres.
Placez au four pour environ 15 à 20 minutes jusqu'à ce que les scones soient un peu dorés dessus et cuits en dessous.
Laissez tiédir et mangez avec de la compote de fruits à peine sucrée ou un peu de beurre...




dimanche 21 février 2016

Baked Oatmeal pomme-myrtille ou petits gâteaux aux flocons d'avoine

J'aime beaucoup les flocons d'avoine...
J'en fais souvent mon petit déjeuner surtout en hiver, pour démarrer la journée avec un petit déjeuner chaud, qui cale bien et apporte de l'énergie pour toute la matinée.
Je croise souvent des recettes de "baked oatmeal" sur les blogs américains, c'est à dire des flocons d'avoine cuits au four, un peu comme des gâteaux avec un mélange oeuf-lait. Ça m'intriguais alors j'ai testé et j'approuve !
Voilà donc des petits gâteaux d'avoine aux fruits, qui changent un peu du porridge habituel. Moelleux, fruités, ils s'adaptent a plein de fruits comme les bananes, pommes, baies diverses... Et on ne retrouve pas ce côté un peu "gluant" des porridge qui peut ne pas plaire à tout le monde.
Aujourd'hui je vous propose une version pomme-myrtilles très sympa éventuellement arrosée d'un filet de sirop d'érable pour une inspiration canadienne.
J'ai réalisé 6 gâteaux, de la taille d'un muffin avec ces proportions, ce qui permet de partager lors d'un brunch ou encore à garder au frais et à faire tiédir pour les petits déjeuners de la semaine.
C'est super facile à faire et très rapide, alors on se lance !

allez hop, la recette !

Pour 6 gâteaux taille muffin (mais on peut en faire un plus grand à partager bien sûr)

100 g de flocons d'avoine
25 cl de lait (écrémé ici)
1 oeuf
1 pomme
125 g de myrtilles
1 cuillère à soupe de sirop d'agave, d'érable ou de sucre
1 belle pincée de cannelle

Préchauffez le four à 200° C
Pelez et détaillez la pomme en tout petits dés. Dans des moules à muffins en silicone (sinon il y a des risques que ça se démoule mal), déposez les dés de pomme mélangés à presque toutes les myrtilles.
déposez les moules dans le four pour 15 minutes.
Pendant ce temps, fouettez l'oeuf avec le lait et le sirop d'agave ou le sucre et la cannelle.
Quand les fruits sont précuits, répartissez les flocons d'avoine dans les moules, puis ajoutez le mélange oeuf-lait. Mélangez un peu pour bien répartir les fruits et les flocons. déposez quelques myrtilles sur le dessus des gâteaux.
Enfournez à nouveau pour 25 minutes de cuisson.
Dégustez tiède à la sortie du four ou conservez les petits gâteaux au frigo pour les faire réchauffer avant dégustation.

Pour info, chaque petit gâteau fait 3 SP chez Weight Watchers


vendredi 26 juin 2015

Muffins à la ricotta, aux abricots et fleur d'oranger

Je vous propose aujourd'hui une variante d'une recette que j'ai déjà donnée il y a longtemps, celles des muffins à la ricotta et au citron mais dans une version fruitée et estivale cette fois. 
Un doux parfum d'eau de fleur d'oranger, quelques abricots fondants et acidulés et toujours le moelleux incomparable de la base de ricotta, voilà une petite gourmandise toute douce. 
Très rapides à faire, il se conservent bien dans une boite en métal type boite à gâteaux en fer blanc et seront aussi bons à l'heure du goûter avec leur petite croûte croustillante en sortant du four qu'au petit déjeuner le lendemain, plus moelleux encore. 

Bien sûr, la base de pâte à muffins est déclinable avec tous les fruits d'été (fraises, pêches, nectarines...) comme ceux d'automne (pommes, poires) voire même exotiques. Parfumez la de vanille, d'épices comme la cannelle ou le gingembre, selon les fruits que vous utilisez. 

Allez hop la recette ! 

Pour 12 muffins :
200 g de farine à gâteaux (avec levure incorporée, ou 200 g de farine et une cuillère à café de levure chimique)
1 cuillère à café de bicarbonate de sodium 
125 g de beurre ramolli 
150 g de sucre en poudre 
250 de ricotta 
Un oeuf entier
3 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger (la vraie, chez les épiciers orientaux, pas l'arôme vendu en supermarchés, c'est incomparable !) 
8 à 10 abricots 


Préchauffer le four à 180° C.
Mélanger la farine, la levure éventuellement si ce n'est pas une farine avec levure incorporée et le bicarbonate.
Mélanger dans un autre saladier le beurre ramolli, le sucre en poudre puis ajouter la ricotta, l'oeuf entier et l'eau de fleur d'oranger. 
Ajouter en trois fois le mélange de farine et bicarbonate sans trop travailler la pâte.
Verser dans des moules à muffins, chemisés de caissettes en papier en glissant un quartier d'abricot au milieu. déposer deux quartiers d'abricots sur le dessus en les enfonçant légèrement.  Parsemer chaque muffin d'une pincée de sucre roux. Enfourner à 180° pour 25 minutes.
A déguster au goûter avec un thé, ou au petit déjeuner.



vendredi 26 décembre 2014

Pudding de pain aux cranberries

Il nous arrive à tous d'avoir du pain qui sèche, et de regretter de le jeter parce que ça ne se fait pas de jeter du pain ! (En bonne arrière petite fille de boulanger, je sais ça ! on ne jette pas le pain !)
Avec les fêtes, vous avez peut être acheté trop de pain et il vous en reste ?
Rassurez-vous, vous avez d'autres solutions !
En Toscane, on en fait une soupe appelée ribollita, ou encore de la panzanella (une sorte de salade de pain trempé, tomates et oignons), ou la pappa al pomodoro (une bouillie de pain et tomates) par exemple.
En Suisse, on prépare des croûtes valaisannes avec de belles tranches de pain imbibées de vin blanc et du fromage fondu...
Chez nous, on a plus l'habitude de le transformer en douceurs en faisant du pain perdu. Ou encore le mixer pour faire de la chapelure. Bref, on le recycle !
Aujourd'hui, comme c'était de la baguette qui me restait, j'ai décidé d'en faire un pudding comme faisait ma maman quand on était petits avec mes frères. Le principe est le même que le pain perdu (tremper le pain dans des oeufs, du lait, du sucre) mais au lieu de le faire cuire à la poêle dans un beurre comme les tranches de pain plus grandes, on le coupe en morceaux et on le fait cuire dans un moule ou un plat pour le transformer en gâteau à partager.
Comme j'ai trouvé des cranberries fraîches au marché, je les ai ajoutées à mon gâteau mais on peut très bien mettre des pommes, des raisins secs... Quelques épices comme la cannelle, la vanille si on veut et voilà un goûter ou un petit déjeuner réconfortant et économique ! On me glisse dans l'oreillette que ça marche aussi très bien avec de la brioche rassie, pour une version encore plus gourmande !
Les cranberries sont très acidulées alors on peut sucrer un peu plus ou servir avec du sirop d'érable pour rester dans l'esprit canadien !

Allez hop ! la recette !

Pour un gâteau pour environ 4 personnes

2/3 d'une baguette rassie
2 oeufs
25 cl de lait
1 belle pincée de cannelle ou noix de muscade, ou vanille
3 ou 4 cuillères à soupe de sucre en poudre (selon les fruits choisis, plus ou moins acidulés)
100 g de cranberries fraîches (ou raisins secs, ou une pomme en dés...)
Un peu de beurre et une cuillère à café de sucre en poudre pour le moule

Couper le pain en dés.
Battre les oeufs avec le lait, le sucre et l'épice choisie. Mettre les dés de pain sec dans ce mélange et laisser reposer pendant environ 30 minutes pour que le pain s'imbibe bien d'oeufs au lait. Ajouter également les fruits.
Beurrer un moule et le saupoudrer avec le sucre (comme on fait avec la farine pour les gâteaux) et verser le mélange dedans en appuyant un peu pour bien immerger les morceaux de pain.
Enfourner pour environ 40 à 50 minutes (si vous utilisez un plat type moule à cake un peu haut comme moi, peut être un peu moins si votre gâteau est plus plat) jusqu'à ce que le dessus soit doré et l'intérieur bien pris. En cours de cuisson, appuyez un peu sur la surface avec une spatule pour éviter que les morceaux de pain du dessus ne se désèchent en les plongeant à nouveau dans le "jus", ils deviendront un peu croustillants quand même, et l'intérieur sera moelleux.
Déguster tiède ou froid, en servant à la cuillère parce que c'est un peu difficile à couper en tranches, éventuellement arrosé de sirop d'érable si vous êtes un bec sucré !



samedi 8 novembre 2014

Brioche au sucre et à la fleur d'oranger sans pétrissage


Une petite boulange, tiens, ça faisait longtemps ! 


Aujourd'hui, je vous propose une recette de brioche très facile, sans pétrissage. C'est un avantage certain quand on ne possède pas de robot pâtissier ou de machine à pain car souvent, le pétrissage c'est long à la main ! Et le week end, on n'a pas toujours envie de travailler ! 
Cette recette est tirée du livre d'Eva Harlé, "Pains en un tour de main" aux Editions Hachette pour lequel j'ai eu le plaisir de faire le stylisme il y a quelques mois et qui vient de sortir. 
Ici, c'est le temps qui fait tout. Les poussées sont un peu plus longues mais les efforts réduits d'autant. 
Un simple mélange rapide à la cuillère en bois et on laisse lever tranquillement. 
Comme il n'y a pas beaucoup de boulot, j'ai décidé de faire une brioche tressée parce que le rendu est toujours joli. Et on fait la seconde levée dans un moule à cake pour avoir une brioche régulière et facile à trancher. Si vous ne voulez pas la tresser, faites 4 boules et posez les côte à côte dans le moule, ce sera très joli aussi ! 
En bonne provençale, j'ai parfumé ma brioche avec de l'eau de fleur d'oranger, mais on pourrait choisir un autre parfum comme le zeste de citron, d'orange, de la vanille... dans ce cas, ajouter 2 cl d'eau si votre parfum n'est pas liquide. 

Vous pouvez trouver des informations sur ce livre en suivant ce lien

Pour un moule à cake : 


250 g de farine
10 g de levure fraîche de boulanger (ou un demi sachet de levure de boulanger déshydratée)
50 g de sucre en poudre
1 demi cuillère à café de sel
1 œuf
50 g de beurre fondu
8 cl de lait tiède
3 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
1 jaune d’œuf (pour la dorure)
Grains de sucre

Diluer la levure dans le lait tiède dans un bol. Laisser reposer pendant 5 mn sur votre plan de travail.
Dans un saladier, verser la farine, le sucre, le sel, le beurre fondu, l'eau de fleur d'oranger et l’œuf battu. 
Ajouter le mélange lait-levure puis mélanger la pâte à l’aide d’une cuillère en bois pendant 2 mn. La pâte est très collante, c’est normal.
Couvrez le saladier à l’aide d’un morceau de film alimentaire et laisser lever la pâte dans un endroit tiède (à côté du radiateur ou dans le four préchauffé à 40° et éteint par exemple) pendant environ 1h30. La pâte doit doubler de volume.
Au bout de ce temps, dégazer la pâte (c'est-à-dire appuyez sur la pâte pour en faire ressortir l'air).
Diviser la pâte en trois morceaux égaux. Sur le plan de travail fariné, rouler les morceaux en trois boudins réguliers. Coller les trois extremités des boudins puis les tresser. Appuyer sur la fin de la tresse pour souder et rentrer légèrement les deux extrémités sous la brioche pour créer de jolis côtés
Déposer la pâte dans un moule à cake préalablement beurré et fariné ou bien recouvert de papier sulfurisé.
Couvrir le moule à l’aide d’un torchon et laissez reposer la pâte dans un endroit tiède pendant une bonne heure à nouveau.
Préchauffer le four à 180° (th.6) en retirant le moule du four avant ! 
Au bout de la seconde levée, badigeonner délicatement le dessus de la brioche d’un jaune d’œuf battu avec une cuillère à soupe d'eau à l’aide d’un pinceau et parsemer le dessus de la brioche de grains de sucre.
Faire cuire la brioche pendant 30 mn à 180°, jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée.


Laisser refroidir quelques minutes avant de la démouler sur une grille.



vendredi 9 mai 2014

Granola tout coco et chocolat

Une petite envie subite de céréales gourmandes et croustillantes ?
L'avantage du granola maison, c'est qu'on peut le faire exactement à son goût, sucré comme on aime, avec les fruits secs ou les graines qu'on veut.
Il faut juste avoir une base de flocons de céréales (avoine le plus souvent, mais sarrasin, riz, quinoa, châtaigne ça marche aussi...), une matière grasse (ici de l' huile de coco pour le goût et parce que j'en avais sous la main, mais beurre, huile neutre ou purée d'oléagineux qui apportent du goût en plus), un produit sucré (miel, sucre roux, sirop d'érable...) pour caraméliser un peu l'ensemble, fruits secs et graines en tout genre pour le croustillant... Il faut laisser libre cours à son imagination !

J'avais quelques sachets divers et variés à terminer dans mes placards alors j'ai concocté une petite fournée de granola coco.
Quelques flocons d'avoine qui traînent (qualité "gros flocons", que j'aime moins en porridge que les petits mais qui marchent très bien en granola car ils deviennent très croustillants), un demi sachet de noix de coco râpée gros (ti coco de vahiné), un peu d'huile de coco et des pépites de chocolat, et voilà de quoi préparer un délicieux petit granola  coco-chocolat, prêt en deux trois mouvements de spatule à la poêle.

Et ce qu'il y a de bien avec le granola, c'est que c'est non seulement un super petit déjeuner, mais que ça améliore très bien les petits desserts du quotidien, en en  saupoudrant un yaourt, du fromage blanc, une salade de fruits ou encore une compote...


Allez hop ! la recette !

Pour un petit bocal de granola (disons 4 ou 5 petits déjeuners gourmands)

250 g de gros flocons d'avoine
2 cuillères à soupe d'huile de coco (ou d'huile neutre)
3 cuillères à soupe de sucre roux
6 cuillères à soupe de noix de coco râpée
50 g de pépites de chocolat

Faire fondre l'huile de coco dans une grande poêle, y verser les flocons d'avoine et bien mélanger à la spatule pour les enrober de matière grasse. Ajouter la coco et le sucre et continuer à cuire environ 7-8 minutes en remuant constamment à la spatule pour que les flocons et la coco commencent à dorer et caraméliser légèrement.
Débarrasser sur une grande plaque et bien étaler pour faire refroidir complètement. Ajouter alors les pépites de chocolat (si on les ajoute trop tôt comme moi qui était impatiente ce jour là, elles vont fondre... mais c'est quand même très bon !)


vendredi 17 janvier 2014

Langhopf, ou l'autre kougelhopf alsacien ... Brioche alsacienne à la cannelle et aux noix

Une envie de boulange, tout d'un coup...
Mais envie d'autre chose qu'une brioche ou du pain...
Alors me voilà partie à la recherche d'une belle recette qui change un peu, et comme souvent, j'ai trouvé mon bonheur sur le blog Beau à la louche, celui où je déniche souvent de chouettes recettes de bredele de Noël.
Donc, j'ai découvert la recette du Langhopf, cousin du plus connu kougelhopf.
Elle explique dans son billet qu'il n'a pas ou peu passé les frontières de sa région d'origine. Mais qu'il est aussi plus gourmand que son cousin car truffé d'éclats de fruits secs et couvert d'un mélange de sucre et de cannelle qui le rend irrésistible.
Je vous livre ici la recette telle qu'elle car elle est parfaite. J'ai tout fait à la main, mais si vous avez un robot pâtissier, ça n'en sera que plus facile.
Seule liberté que j'ai prise, c'est l'utilisation d'un moule en métal en forme de couronne car je n'ai pas de moule en terre de forme traditionnelle. 

Le résultat : une couronne magnifique, bien parfumée, qui se conserve bien dans un torchon et parfaite pour le thé ou le petit déjeuner avec un peu de confiture car elle est peu sucrée. 

N' ayez pas peur, c'est un peu de boulot, mais pas plus qu'une brioche classique et le résultat est à la hauteur de la peine qu'on s'est donnée pour le faire ! 

Allez hop la recette ! 

Pour la pâte :
250ml de lait
65g de beurre + des dés  pour le moule          
50g  de sucre semoule + 2 cuillères à soupe 
1 bonne pincée de sel
14g de levure fraîche
500g de farine T45
1 œuf

Pour la garniture :100g de raisins blonds
50g de noix
50g d’amandes
50g de noisettes

Pour le « glaçage »
100g de sucre
1 cuillère à soupe de cannelle
La pâte :  
Mettre dans une casserole le lait, le beurre, le sucre et le sel ; faire juste tiédir en mélangeant pour faire fondre le beurre. Le lait ne doit pas être trop chaud (tout juste tiède) sinon il tuera la levure.
Dans un bol, émietter la levure, y ajouter les deux cuillères à soupe de sucre et bien mélanger, réserver. (Si la levure se liquéfie, ce n’est pas grave).
Verser 400g de farine dans un grand bol, former un puits et y verser le mélange lait – beurre petit à petit en mélangeant. Ajouter ensuite l’œuf, bien mélanger puis ajouter le mélange levure – sucre, mélanger bien. On peut bien sûr faire tout ça au robot ça marche aussi très bien. La pâte est trop liquide pour être pétrie, la mélanger pendant 5 minutes :
La pâte doit très lisse et sans grumeaux. Ajouter ensuite 100g de farine et pétrir dix minutes.

Mettre ensuite la pâte dans un grand saladier propre, couvrir avec un torchon et laisser lever dans un endroit tiède et à l’abri des courants d’air : la pâte doit doubler de volume. 
Pendant ce temps préparer la garniture en hachant finement les noix, les amandes et des noisettes. Mélanger aux raisins.
Après cette levée, beurrer abondamment le moule en terre (ou en métal pour moi), y disposer quelques dés de beurre au fond.
Sur un plan de travail légèrement fariné, dégazer la pâte et la pétrir très brièvement, ajouter le mélange raisins et noix et pétrir pour bien les répartir uniformément, disposer la pâte au fond du moule ( elle arrive à mi-hauteur à peu près), la tasser un peu pour qu'elle soit bien au fond du moule, couvrir avec un torchon et laisser lever dans un endroit tiède à l’abri des courants d’air : la pâte doit doubler de volume.

Préchauffer le four à 150°C, enfourner pour 7 minutes puis augmenter le thermostat à 180°C et cuire 30 minutes. Sortir du four, laisser un peu refroidir puis démouler sur une grille à pâtisserie et recouvrir abondamment du mélange sucre et cannelle : frotter le langhopf encore chaud avec le mélange et si il n'adhère pas bien, frotter la brioche avec un morceau de beurre et y faire adhérer le sucre à la cannelle. 

Vous pouvez voir sur les trois dernières photos l'avancement de la levée (la première levée (à gauche), la pâte une fois dégazée et garnie des fruits secs dans le moule (à droite), puis après la deuxième levée avant d'enfourner sur la dernière photo.











vendredi 22 novembre 2013

Brioche torsadée aux épices

Une belle brioche est toujours du plus bel effet sur la table du petit déjeuner ou du goûter. 
Et quand elle a une jolie forme ça en jette encore plus et rajoutant l'aspect esthétique au plaisir de l'avoir fait soi même. 
Inspirée des kannelbüllar suédois, ces petits pains briochés roulés, garnis de cannelle, je me suis lancée dans une brioche torsadée, mais aromatisée d'épices à pain d'épices car je ne suis pas une grande amatrice de cannelle toute seule. Après, libre à vous de choisir les épices qui vous plaisent, voire même des copeaux des chocolat, des éclats de caramel ... Bref, une garniture gourmande !

J'ai repris la recette de cette brioche tressée pour la pâte car elle marche très bien.
La technique consiste à étaler la pâte (après la première levée) en rectangle, de la saupoudrer d'épices et de sucre et de rouler le tout bien serré. Et ensuite, on coupe le rouleau dans le sens de la longueur. On obtient deux demis boudins comme "feuilletés", que l'on va torsader avant de déposer le tout dans le moule chemisé de papier sulfurisé pour la deuxième levée. 


Allez hop, la recette !
Pour un grand moule à cake


260 g de farine
20 g de levure fraîche de boulanger (demandez la à votre boulanger, elle est vendue en cubes de 42 g) ou remplacez-la par un sachet de levure sèche
70 g de sucre en poudre
1 oeuf
10 cl de lait tiède
40 g de beurre
1 pincée de sel fin


Pour la garniture : 

4 cuillères à soupe de sucre roux
1 grosse cuillère à soupe d'épices à pain d'épices (ou de cannelle, de gingembre, de 4 épices, à votre goût) 
un peu de lait pour la dorure

Dans une casserole, faire fondre le beurre.
Émietter la levure fraîche (ou verser le sachet de levure sèche) dans le lait tiède  (pas plus de 30°)et laisser reposer 5 min.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel. Battre l'oeuf dans un bol et l'ajouter à la farine, ainsi que le beurre fondu et mélanger la pâte rapidement. Ajouter alors le lait et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène et élastique. Pétrir la pâte sur le plan de travail fariné pendant 5 minutes (en ajoutant éventuellement un peu de farine si elle colle trop aux mains) et la placer dans un saladier propre, couvrir d'un torchon propre et laisser gonfler dans un endroit chaud pendant 2 heures environ. (J'ai placé mon saladier dans mon four chauffé à 40° puis éteint mais si vous le souhaitez, placez la près d'un radiateur ou de la cheminée par exemple).
Lorsque la pâte à doublé de volume, la pétrir à nouveau très légèrement (elle va se "dégonfler", c'est normal). 

Après la première levée, étaler la pâte au rouleau, délicatement, pour obtenir un rectangle de pâte d'une trentaine de cm sur une vingtaine. 
Saupoudrer toute la surface de sucre et d'épices, de façon régulière. Rouler le rectangle en partant du côté le plus long pour obtenir un rouleau assez serré. Couper ce boudin dans le sens de la longueur (on voit apparaître les couches de pâte/sucre épicé sur toute la longueur. Torsader souplement ces deux morceaux et appuyer un peu sur les extrémités pour les souder. Vous pouvez couper les bouts si ils sont irréguliers (vous les ferez cuire dans des petits moules à muffins, pour y goûter plus rapidement !) 
Déposer la brioche dans un grand moule à cake recouvert de papier sulfurisé (voir la première petite photo)
Badigeonner la brioche de lait à l'aide d'un pinceau de cuisine. Laisser gonfler à nouveau pendant une heure à une heure trente au chaud (chez moi retour dans le four préchauffé à 40°). Elle va regonfler et prendre pas mal de volume. (voir la dernière photo)
Au bout de ce temps sortir la brioche du four où elle a levé et préchauffer celui-ci à 170° C
Badigeonner à nouveau la brioche de lait enfourner pour 20-25 minutes jusqu'à ce que la brioche soit bien dorée.
Déguster à peine tiède ou froid.



samedi 21 septembre 2013

Gaufres de compétition ou comment retrouver le goût de la fête foraine au goûter !

Pendant les vacances, c'est devenu comme un rituel, on fait au moins un goûter de gaufres à la maison pour les petits et pour les grands !
Mes petites nièces adorent ! (et c'est cool d'être leur idole à l'heure du goûter, moi je vous le dis ! ) ;-)
J'ai la chance d'avoir chez mes parents un super gaufrier qui se retourne, comme dans les fêtes foraines. C'est le gaufrier Krups qui m'a été offert par une amie. Depuis, on se régale ! Il fait de grandes gaufres, croustillantes à souhait, avec des grands trous pour pouvoir les garnir généreusement de tout ce qu'on veut, et dans ce cas là, la gourmandise fait loi !

La pâte à gaufres est une pâte proche de la pâte à crêpes, avec ajout de beurre et de levure pour qu'elles soient bien gonflées. Rien de compliqué à faire, tout réside plutôt dans la cuisson qu'il faut apprendre à maîtriser. Avec l'expérience, j'ai constaté qu'il fallait ABSOLUMENT attendre que la vapeur arrête de s'échapper du gaufrier et surtout se retenir de l'ouvrir pour vérifier la cuisson ! Si on ouvre trop tôt, on risque de "déchirer" la gaufre par le milieu, dommage ! Quand la vapeur ne sort plus, c'est que la gaufre est suffisamment cuite à cœur pour bien tenir et assez rapidement, on arrive à ajuster la température et le temps de cuisson pour avoir les gaufres que l'on souhaite : plutôt blondes et encore tendres, plus dorées et bien croustillantes sur le dessus...


Allez hop ! La recette !

Pour 8 grandes gaufres

300 g de farine 1 sachet de levure chimique (11 g) 1 pincée de sel 75 g de sucre 100 g de beurre 2 oeufs 1/2 l de lait

Battre les 
œufs et le lait ensemble. Faire fondre le beurre, le laisser tiédir un peu et l’ajouter au mélange œuf lait en fouettant bien. Mélanger farine, sel, levure et sucre dans un autre saladier. Délayer la farine en versant progressivement le mélange oeufs-lait-beurre. 
Laisser reposer la pâte une heure avant de cuire les gaufres. 

Faire chauffer le gaufrier.
Verser la pâte sur la plaque bien chaude, juste assez pour à peine recouvrir la plaque (avec l'habitude, vous trouverez la bonne quantité : assez pour que la gaufre soit bien pleine, pas trop pour éviter les débordements quand la pâte commence à gonfler. )
Fermer le gaufrier et le retourner (si votre modèle pivote) et faire cuire jusqu'à ce que la vapeur arrête de se dégager. Quand la gaufre a la couleur qui vous plait, retirez là avec une pince en bois pour ne pas vous brûler. Et continuer cette opération jusqu'à épuisement des ingrédients.

Après, à vous de laisser libre cours à votre imagination pour garnir vos gaufres !
Confiture, crème de marron, pâte à tartiner, chantilly... Bref, vous voyez quoi !
Bon appétit !

samedi 6 juillet 2013

Gelée de groseille maison ou l'été dans un pot !

C'est l'été ! Enfin !
Et l'été, c'est la saison des fruits rouges que j'aime tant !
Et aussi le temps des confitures que l'on aura plaisir à déguster au coeur de l'hiver pour mettre un peu de soleil sur nos tartines !
Hier, je suis allée en compagnie de ma belle soeur  Juliette dans une ferme cueillette dans les Yvelines, pour ramasser des groseilles et des cassis. Nous avons passé un délicieux moment au soleil, à papoter en cueillant nos fruits.
Je ne sais pas vous, mais récolter des fruits me mets en joie ! S'imaginer en train de les transformer aussi d'ailleurs, j'aime énormément faire des confitures !
Aussi tôt rentrée à la maison, j'ai préparé mes cassis en les mettant à mariner dans du vin rouge et du sucre pour les transformer en crème de cassis d'ici quelques jours (recette à suivre si c'est bien !), et j'ai attendu ce matin pour me lancer dans la fabrication de ma gelée de groseilles, pour la première fois d'ailleurs, sur les conseils de Juliette qui elle est LA grande spécialiste des gelées de fruits rouges !

Faire de la gelée est assez simple : on fait cuire les baies avec un peu d'eau pour les faire éclater et en récolter le jus. Comme je ne suis pas super équipée niveau gelée, j'ai simplement passé les fruits à la passoire fine en les écrasant pour récupérer le maximum de jus, ce qui donne un jus assez dense, moins clair que si on le fait à l'extracteur de jus, ou encore dans une étamine. Si vous voulez une gelée très claire, ce sont ces solutions que vous devez adopter (ou encore, laisser le jus s'écouler sans presser pendant une nuit).
Une fois le jus obtenu, il faut le peser pour déterminer la quantité de sucre à y ajouter (moi j'ai fait 750g de sucre pour 1kg de jus) et faire cuire en amenant le jus à ébullition et en la maintenant pendant 3 minutes à peine.
Résultat pour 1,5 kg de fruits bruts : 5 ou 6 pots de gelée (de différentes tailles) !
Donc, merci Juliette de m'avoir emmenée cueillir ces petits rubis, je vais m'en régaler longtemps !








Allez hop ! la recette !

Des groseilles (ce jour là, j'avais 1,5 kg de fruits qui m'ont donnés 1 kg de jus)
1 petit verre d'eau pour 1kg de fruits
du sucre

Rincer rapidement les groseilles et les égoutter. Inutile de les égrainer puisqu'on passera les fruits à la passoire ou au tamis.
Mettre les baies dans une grande cocotte et ajouter l'eau. Faire chauffer et cuire 5 grosses minutes en mélangeant de temps en temps, que les fruits éclatent et rendent leur jus. Laisser un peu refroidir.
Passer les fruits dans une passoire fine ou un chinois, en plusieurs fois en écrasant le tout pour avoir le maximum de jus.
Peser le jus obtenu et le reverser dans la cocotte rincée, ajouter le sucre (ici 750 g pour 1 kg de jus).
Mettre sur le feu et porter à ébullition. Quand ça bout, compter 3 minutes de bouillon et couper le feu.
Verser la gelée dans des pots préalablement ébouillantés et séchés, fermer les pots et les retourner le temps qu'ils refroidissent. Remettre les pots à l'endroit et stocker pour de futurs petits déjeuners acidulés !




samedi 23 mars 2013

Pain maison cuit à la cocotte !

Les recettes, c'est comme ça... ça tourne, ça s'échange, ça se partage dans la joie et la bonne humeur !
Cette méthode pour faire du pain, je l'ai découverte grâce à l'engouement d'une groupe de copines qui nous a fait partager ses réussites. C'est une recette qui tourne beaucoup sur le net, en particulier sur les blogs anglo saxons dont un certain Jim Lahey qui l'a lancée je crois.
Et à force de voir passer des photos de belles croûtes bien craquelées, de mies aérées, j'ai décidé de tester cette recette au mode opératoire très différent de ce qu'on peut faire habituellement quand on fait du pain.
Les avantages de cette recette : un pain très facile à faire, avec vraiment peu d'efforts, qui croustille superbement, et se conserve très bien au moins deux jours enveloppé dans un torchon. Délicieux tout juste tiède, ou encore grillé avec du sucré ou du salé... Bref, une super recette, que j'ai adoptée maintenant quand je décide de faire mon pain moi même !

La spécificité de ce pain, c'est une fermentation très longue qui permet de zapper la phase du pétrissage car elle va transformer le gluten de la farine par une action chimique alors que lors du pétrissage classique, c'est une action plus mécanique qui entre en jeu. Autant l'avouer, c'est un pain de fainéante ! 5 minutes pour préparer la pâte, puis 12 à 16 heures de levée,  tranquille dans un coin de la cuisine. Le plus difficile ? prévoir le moment où on prépare la pâte pour qu'elle soit prête à la bonne heure pour le faire cuire et le déguster dans la foulée de la cuisson... Par exemple, vers 19h le soir, pour une cuisson vers 11 heures le matin, et une dégustation vers 12h30...
Deuxième spécificité, c'est une cuisson en cocotte fermée au début, puis découverte pour la fin de la cuisson. Le fait de cuire le pain à l'étouffée permet la production de vapeur qui va faire lever le pain encore un peu et faire craquer la croûte. Quand on fait cuire du pain "normalement", il est d'ailleurs recommandé d'ajouter de l'eau dans la lèchefrite ou un petit bol pour faire de la vapeur dans le four.



Ne prenez pas peur devant l'aspect de votre pâte en cours de levée, ça fait des bulles, c'est normal !!!
Sur la première photo dans le saladier, vous pouvez voir l'aspect de la pâte avant la levée : un pâton collant, pas très ragoûtant, je l'avoue !
Sur la seconde photo, la pâte après la levée de 12 à 13 heures : elle a triplé de volume, il y a des petites bulles en surface et est très humide.
Pour cuire le pain, on utilise une cocotte qui passe au four. Elle peut être en pyrex, en céramique ou en fonte et faire un peu plus d'une vingtaine de centimètres de diamètre (plus, votre pain sera plus plat et moins épais). La seule condition, c'est qu'elle soit munie d'un couvercle pour bien la fermer.
On fait préchauffer le four avec la cocotte vide dedans pour qu'elle soit chaude quand on y mettra la pâte.
Le moment du façonnage est peut être le plus "délicat". Il ne faut en effet pas travailler la pâte pour éviter qu'elle ne retombe trop.
Le coup de main, c'est d'essayer de l'attraper sur les côtés pour la décoller du saladier. Pour vous aider, vous pouvez utiliser une "corne", c'est à dire une sorte de spatule en plastique.
Il faut bien fariner la pâte pour éviter qu'elle ne colle, former grossièrement une boule (pas grave si elle n'est pas régulière, elle prendra la forme de la cocotte) et la déposer sur un papier sulfurisé pour un démoulage facile (sinon, ça va coller...).
Reste ensuite la cuisson qui peut paraître longue, puisqu'elle dure entre 50 min et 1 heure, mais ça en vaut la peine !

Allez hop ! la recette !

Pour un beau pain :

400g de farine (blanche, semi complète, aux céréales...)
4 g de levure de boulanger sèche
300g d'eau
4 g de sel fin
éventuellement, des graines à rajouter : tournesol, lin, pavot...

Mélanger la levure sèche avec un peu d'eau prélevée sur la quantité déjà pesée, bien délayer la levure.
Dans un grand saladier, verser la farine, le sel, les graines si vous en mettez. Ajouter la levure délayée puis l'eau en mélangeant avec une cuillère en bois jusqu'à l'obtention d'une pâte collante (inutile qu'elle soit lisse). Décoller la pâte des bords du saladier avec la corne pour former une boule. Placer un film plastique sur le dessus du saladier et laissez-le dans un endroit tranquille, plutôt chaud. Laisser lever pendant une durée de 12 à 18 heures maximum. 16 heures, c'est l'idéal je trouve.

Le lendemain :
Préchauffer le four à 250° en mettant la cocotte et son couvercle dedans pour qu'ils soient chauds.
Récupérer la pâte dans le saladier, en évitant de la manipuler trop, et en la décollant des bords avec une corne. Fariner le pâton assez généreusement sur le dessus et le poser sur un papier sulfurisé, puis déposer le tout dans la cocotte chaude. Placer le couvercle et enfourner pour 30 minutes. Une fois les 30 minutes passées, enlever le couvercle (photo 3, le pain après 30 min de cuisson) et continuer la cuisson pour 20 à 30 minutes supplémentaires. Je laisse cuire en général 30 minutes à découvert car ma cocotte est en terre et un peu épaisse, et j'ai trouvé que le pain manquait légèrement de cuisson dans le fond.
Démouler le pain sur une grille et laisser refroidir avant de déguster (photo 4) ! Bon appétit !







vendredi 8 mars 2013

Banana cake express !

Je ne sais pas vous, mais moi, quand je fais la liste des ingrédients pour un gâteau, soit il me manque du beurre, soit je n'ai pas assez d' oeufs, soit pas assez de farine... Bref, le sort s'acharne ! Parfois, il faut donc trouver des alternatives !
J'avais deux bananes toutes noires qui traînaient, un petit morceau de beurre seulement MAIS un petit pot de fromage blanc légèrement périmé... un tout petit peu de vanille au fond du flacon d'extrait... un fond de paquet de farine à gâteaux (avec levure incorporée) qui traînait depuis des lustres dans le placard mais dont je n'ai pas souvent l'usage (ni l'habitude de me servir) ...
Bref, il était temps de faire un peu de place dans le frigo, le panier à fruits et le placard...
Alors, j'ai fait un banana cake express !
On met tous les ingrédients dans le blender, on mixe, on met dans le moule à cake et hop ! 1 h plus tard, préparation de la pâte comprise, on a un beau cake bien parfumé ! Pensez à faire préchauffer le four à l'avance, parce que vu le temps qu'il faut pour préparer le reste ...
si vous avez envie de tester une autre version, cette recette de banana cake au rhum et muscade  est pas mal du tout non plus !

Allez hop ! la recette !

Pour un cake :
2 bananes bien mûres
3 oeufs entiers
170 g de farine à levure incorporée (appelée "farine à gâteaux"dans le commerce)
170 g de sucre en poudre
50 g de beurre ramolli
100 g de fromage blanc
Extrait de vanille

Préchauffer le four à 180° C.
Placez tous les ingrédients dans le bol de votre blender ou robot, mixer jusqu'à obtenir un mélange homogène, verser dans un moule à cake.
Enfourner pour 50 minutes environ (vérifier la cuisson avec la lame d'un couteau qui doit ressortir sèche)
Laisser tiédir et déguster !

samedi 2 mars 2013

Brioches roulées aux poires et gingembre frais

On ne change pas une recette qui gagne ! 
Mais on peut faire des variantes ! 
J'ai donné la recette des Chelsea Buns dans ce billet dans la version classique du livre "Un goûter à Londres" chez Marabout. 
La recette de pâte briochée est très bonne, bien moelleuse et facile à travailler, je l'ai refaite telle que dans la recette traditionnelle. 
Mais aujourd'hui, j'ai décidé de changer un peu la garniture. Alors que les Chelsea buns sont garnis de pomme crue et raisins secs, cette fois-ci j'ai choisi l'association poire-gingembre frais. J'ai fait cuire les poires un tout petit peu parce qu'elles ont tendance à rendre du jus à la cuisson. 
Une association de goût réussie, je partage ! 



Allez hop, la recette ! 

Les buns :
250g de farine
1 c à café de sucre
2 c à café de levure de boulanger ( un sachet de levure "Briochin")
1 c à café de sel fin
20 g de beurre doux
15 cl de lait
1 oeuf légèrement battu
La garniture :
30 g de beurre
50g de sucre
un morceau de 2 cm de gingembre frais
2 petites poires mûres
Le nappage :
3 c à soupe de sucre en poudre
2 c à soupe d'eau
et pour saupoudrer :
3 c à soupe de sucre
1 c à café de gingembre en poudre

Préparer la pâte

Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. Incorporer le beurre avec le bout des doigts et ajouter le lait TIÈDE (pas trop chaud, sous peine de désactiver la levure) et l'oeuf battu. La pâte doit être légèrement humide. pétrir sur le plan de travail, en rajoutant de la farine si nécessaire pour obtenir une pâte lisse et homogène. Déposez-la dans un saladier et faites lever pendant une heure au moins (jusqu'à deux heures), couvert d'un torchon, dans un endroit chaud. (Personnellement, je préchauffe mon four à 40°, je l'éteins et je place le saladier dedans pour une heure, mais vous pouvez le placer près d'un radiateur, ou dans une pièce chaude).
La garniture :
Dans une casserole, faire fondre le beurre et le sucre, ajouter les poires coupées en petits dés et le gingembre en tout petits dés et bien mélanger. Cuire environ 5 minutes pour que les poires rendent leur jus. 

Beurrer un moule de 23 cm de côté. Étaler la pâte au rouleau en un rectangle de 30 sur 23 cm. Répartir régulièrement la garniture dessus, en laissant 2 cm libres sur un des côtés longs.
Rouler la pâte bien serrée en un rouleau et bien souder le bord en pinçant. Couper le rouleau en 9 morceaux égaux. Disposer dans le moule, côté coupé vers le haut en répartissant bien les morceaux, qui vont gonfler lors de la deuxième levée pour se toucher les uns les autres.

Laisser lever une heure dans les mêmes conditions que la première levée.
Préchauffer le four à 180° et cuire 20 à 25 minutes, jusqu'à ce que les buns soient dorés.
Le nappage :
dans une casserole, faire un sirop avec l'eau et le sucre et badigeonner les buns à la sortie du four, puis  saupoudrer du mélange sucre gingembre. Et dégustez encore tiède... hummm !


samedi 5 janvier 2013

Tarte Bourdaloue, ou tarte aux poires et crème d'amande

Voici une recette de tarte qui est un grand classique de la pâtisserie : la tarte Bourdaloue, du nom du pâtissier qui l'a inventée il me semble.
Il s'agit d'une tarte sucrée, aux poires posées sur une crème frangipane, ou crème d'amande.
C'est une recette assez simple en soi, qui donne une tarte croustillante et moelleuse à la fois, relativement peu sucrée mais bien parfumée.
Ce qui change tout, c'est la pâte sablée maison. Je sais que je dis souvent qu'on peut utiliser les pâte toutes prêtes du commerce qui sont tout à fait correctes (à condition de les prendre pur beurre) mais là, une pâte sablée maison, très croustillante, qui a bien doré et n'a pas été détrempée par la garniture, c'était vraiment bon ! Pour obtenir ce résultat très croustillant, j'ai utilisé du sucre glace et non pas du sucre en poudre, ce qui donne une pâte très fine et craquante. Il m'en restait un peu après avoir foncé mon moule à tarte, j'en ai fait quelques sablés, ils étaient supers aussi. Vous pourrez utiliser cette pâte pour toutes vos tartes sucrées, que vous fassiez cuire la garniture dedans comme ici ou encore en la cuisant à blanc pour la garnir ensuite ( de crème pâtissière et de fraises ou de framboises par exemple). C'est une recette que j'ai reprise de mon Petit Larousse des desserts, comme celle de la crème d'amande.
J'ai utilisé des poires en conserve, mais conservées au jus de fruit et non pas au sirop, ce qui fait qu'elles sont nettement moins sucrées, ce qui me convient bien. Vous pouvez aussi faire cette tarte avec d'autres fruits au sirop ou encore avec des pêches ou des abricots en saison.


Allez hop ! la recette !

Pour la pâte :
125g de sucre glace
250 g de farine
125 g de beurre mou
1 oeuf entier
de la vanille, du zeste de citron ou d'orange, du cacao, une lichette de rhum... ce que vous voulez comme parfum

Dans un saladier, mélanger la farine avec le beurre du bout des doigts jusqu'à obtenir un résultat sableux, sans morceau de beurre visible. Ajouter le sucre et la vanille (ou le citron) ainsi que l'oeuf entier et mélanger du bout des doigts pour obtenir une pâte homogène, mais ne la pétrissez pas trop longtemps.
Roulez la pâte en boule et enveloppez la dans un film plastique et conserver au réfrigérateur au moins 30 minutes.

Pour la garniture :
Une dizaine de demies poires bien mûres ou au sirop (ou au jus de fruits)
1 oeuf entier
60 g de beurre mou
60g de sucre en poudre
80 g d'amandes

Mélanger le beurre mou, le sucre, l'oeuf et la poudre d'amande en fouettant vigoureusement pour réaliser la crème.
Sur une planche, découper chaque demie poire en lamelles (regardez la photo pour voir dans quel sens, c'est plus joli perpendiculairement pour garder la forme de la poire).
Préchauffer le four à 190° C.
Foncer le moule à tarte avec la pâte étalée préalablement au rouleau.
Étaler la crème d'amandes avec une spatule. Déposer les poires à l'aide d'une spatule sur la crème puis en les étalant légèrement pour garnir presque toute la surface de la tarte.
Enfourner pour au moins 30 minutes jusqu'à ce que la garniture soi cuite et dorée et la pâte bien dorée en dessous.
Laisser refroidir et démouler la tarte.





vendredi 30 novembre 2012

Petites brioches roulées aux raisins et à la pomme (Chelsea buns)

J'ai acheté il y a quelques temps le livre "Un goûter à Londres" d'Amelia Wasiliev chez Marabout...
Je crois que j'ai envie de faire TOUTES les recettes de ce livre !!!
Mais une m'a particulièrement attirée dès le début, sûrement à cause de la photo ! Les Chelsea buns ! De petites brioches roulées, garnies de pomme râpée, raisins secs, sucre et beurre... Comme je ne suis pas une grande fan des cinnamon rolls car trop riches de cannelle à mon goût, la quantité de la recette me suffisait tout à fait.
La visite d'une amie (anglaise de surcroît) m'a donné le bon prétexte pour me lancer.
J'ai déjà fait des brioches plus classiques, et la présentation en escargots me tentait bien pour changer un peu.
J'ai suivi précisément la recette et aucun souci ! Pour une fois, j'ai utilisé de la levure de boulanger sèche à laquelle je suis moins habituée, mais pas de problème, la pâte a levé comme il faut !
En revanche, j'ai trouvé, au moment de la faire, que le saupoudrage de sucre de la fin semblait un peu généreux et je n'ai pas mis tout le sucre préconisé, c'était une erreur car la brioche en elle même n'est pas très sucrée, et la quantité proposée est en fait très bien ! (d'ailleurs, j'ai rajouté le reste et c'était parfait !) alors ne faites pas l'impasse, saupoudrez bien le tout avec toute la quantité de sucre et cannelle de la recette !
Les buns ne conservent plutôt bien enveloppés dans de l'aluminium et réchauffés au four une dizaine de minutes, emballés, pour retrouver leur fraîcheur. enfin, ça, c'est utile si vous ne les avez pas dévorés d'un coup !!!
Alors, n'ayez pas peur de la recette, qui semble un peu longue et riche en ingrédients, et lancez vous ! Vous ne le regretterez pas !


Allez, hop ! La recette !

Les buns :
250g de farine
1 c à café de sucre
2 c à café de levure de boulanger (en fait, ça fait un sachet de levure "Briochin")
1 c à café de sel fin
20 g de beurre doux
15 cl de lait
1 oeuf légèrement battu
La garniture :
30 g de beurre
50g de sucre
80 g de raisins de Corinthe
1 pomme verte, pelée et râpée
Le nappage :
3 c à soupe de sucre en poudre
2 c à soupe d'eau
et pour saupoudrer :
3 c à soupe de sucre
1 c à café de cannelle

Préparer la pâte
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. Incorporer le beurre avec le bout des doigts et ajouter le lait TIÈDE (pas trop chaud, sous peine de désactiver la levure) et l'oeuf battu. La pâte doit être légèrement humide. pétrir sur le plan de travail, en rajoutant de la farine si nécessaire pour obtenir une pâte lisse et homogène. Déposez-la dans un saladier et faites lever pendant une heure, couvert d'un torchon, dans un endroit chaud. (Personnellement, je préchauffe mon four à 40°, je l'éteins et je place le saladier dedans pour une heure, mais vous pouvez le placer près d'un radiateur, ou dans une pièce chaude).
La garniture :
Dans une casserole, faire fondre le beurre et le sucre, ajouter les raisins secs et la pomme râpée et bien mélanger.
Beurrer un moule de 23 cm de côté. Étaler la pâte au rouleau en un rectangle de 30 sur 23 cm. Répartir régulièrement la garniture dessus, en laissant 2 cm libres sur un des côtés longs.
Rouler bien serré la pâte en un rouleau et bien souder le bord en pinçant. Couper le rouleau en 9 morceaux égaux. Disposer dans le moule, côté coupé vers le haut en répartissant bien les morceaux, qui vont gonfler lors de la deuxième levée pour se toucher les uns les autres.
Laisser lever une heure dans les mêmes conditions que la première levée.
Préchauffer le four à 180° et cuire 20 à 25 minutes, jusqu'à ce que les buns soient dorés.
Le nappage :
dans une casserole, faire un sirop avec l'eau et le sucre et badigeonner les buns à la sortie du four, puis  saupoudrer du mélange sucre cannelle. Et .... régalez vous !!!