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mardi 17 avril 2018

Pudding de pain rhum raisin

Aujourd'hui, lutter contre le gaspillage alimentaire devrait être la préoccupation de tous, tout le temps ! Que cela soit pour des raisons économiques mais aussi bien pour des raisons écologiques. Ce n'est quand même pas imaginable que 30 % de la nourriture produite sur terre finissent dans les poubelles, n'est ce pas ?

Parmi les choses que l'on peut recycler de multiples façons, le pain se tient en bonne place. Normal d'ailleurs, parce que depuis toujours, on connaît la valeur du pain et on respecte le travail des paysans et des boulangers qui l'ont produit.
J'ai la chance d'avoir une amie boulangère qui me fait profiter régulièrement du pain qu'elle produit et qui ne trouve pas preneur là où elle travaille.
Elle m'a offert de belles miches de pain bio (aux blés anciens ou au petit épeautre) que j'ai d'abord dégustées en tartines classiques bien sûr mais il y en avait trop pour que j'ai le temps de les consommer seulement comme ça. Alors j'ai repensé au pudding de pain que préparait régulièrement ma mère quand nous étions petits. Mes frères adoraient ça, moi un peu moins à l'époque. Mais les temps changent, j'aime bien ça maintenant, et je n'aime pas plus gâcher la nourriture que ma mère !

Alors un beau pudding s'imposait ! J'ai déjà partagé ici une recette de pudding aux cranberries (clic ur le nom de la recette pour ouvrir le lien ! ) mais aujourd'hui, c'est une version différente en texture. Le premier était plus rustique, avec des morceaux de pain encore entiers. Cette fois, j'ai choisi de mixer mon pain trempé pour donner une texture plus fine, qui se rapproche plus d'une sorte de "flan". Et en fait, je crois que c'est la texture avec morceaux que je n'aimais pas trop petite. Après, à vous de procéder comme vous le préférez. Le mixage ici n'est pas indispensable, vous pouvez aussi couper votre pain en morceaux et les laisser entiers. Dans ce cas, fouettez les oeufs avec le sucre et le lait avant d'ajouter le pain pour le faire s'imbiber.
J'ai ajouté des raisins secs bien sûr, c'est très classique dans le pudding et du coup pour parfumer mon gâteau j'ai rajouté du rhum, un duo qui marche à tous les coups.

C'est aussi une recette "du placard" parce qu'il ne faut pas beaucoup d'ingrédients et qu'on a souvent ceux là dans son placard. Alors vous vous lancez pour le goûter ?


Allez hop ! la recette

Pour un beau moule à cake

300 g de pain de campagne rassis
75 cl de lait
3 oeufs
100 g de sucre de canne (ou un peu plus, selon votre goût)
80 g de raisins secs
2 cuillères à soupe de rhum ambré
1 filet d'huile

Coupez le pain en dés et placez-les dans un saladier. Arrosez-les avec le lait et laissez le pain s'imbiber pendant au moins 30 minutes. Il doit devenir bien mou.
Préchauffez le four à 190° C.
Avec un mixer plongeant, mixer le pain pour obtenir une sorte de bouillie plus ou moins fine selon votre goût.
Battez les oeufs en omelette avec le sucre et le rhum puis incorporez-les dans le mélange pain-lait.
Ajoutez les raisins secs.
Huilez le moule à cake et versez la préparation. Enfournez pour environ 50 minutes. Testez la cuisson en plongeant un couteau au centre, la lame doit ressortir sans traces de pâte.
Laissez tiédir dans le moule pendant une demie heure puis démoulez sur une grille pour laisser refroidir complètement.









vendredi 29 avril 2016

Sablés à la confiture, version farine complète et IG moyen !

Quand j'étais petite, une de mes douceurs préférées chez le boulanger, c'étaient ces sablés à la confiture de framboise, avec une belle couche de sucre glace dessus dont on se poudrait allègrement le museau en croquant dans le biscuit... Le sablé croustillant, la confiture toute douce, un vrai plaisir d'enfance que j'ai voulu retrouver l'autre jour.
Mais voilà, j'ai décidé d'adapter un peu la recette pour la rendre compatible avec mes nouveaux goûts et les index glycémiques bas.
Après une version dont la pâte sablée ne me convenait que moyennement, j'ai réitéré avec un autre essai et là, ça a mieux marché à mon goût.
Les sablés sont très peu sucrés, la saveur venant de la confiture suffisant tout à fait pour rendre le biscuit savoureux. Et la quantité de sucre glace est tellement minime qu'elle ne compte pas.
J'ai trouvé un jour une série de petits emporte pièces spéciaux pour sablés à la confiture, de formes diverses et une sorte de "piston" pour créer l'ouverture du centre. Ils sont très mignon, mais des emportes pièces classiques de deux tailles marcheront aussi bien.
Alors lancez vous dans ces petits sablés pour un goûter aux saveurs de l'enfance, ça fera plaisir aux petits comme aux grands !

Allez hop ! la recette !

Pour une dizaine de petits sablés (env 5 cm de diamètre, soit 20 sablés non garnis)
150 g de farine complète type 150
55 g de beurre
30 g de purée d'amande (ou 75 g de beurre si vous n'en avez pas)
3 cuillères à soupe de sucre de coco ou de sucre de canne complet
Environ 2 ou 3 cuillères à soupe d'eau
Quelques cuillères de confiture de votre choix
Un peu de sucre glace

Dans un saladier, mélangez la farine et le beurre froid pour former une sorte de sable. ajoutez la purée d'amandes et continuez à mélanger avec les doigts. Ajoutez le sucre puis l'eau, petit à petit jusqu'à obtenir une boule de pâte lisse et non collante. Enveloppez le pâton dans un film plastique et mettez au frigo pour au moins une demie heure.
Préchauffez le four à 180° C.
Sur le plan de travail, étalez la pâte sur une épaisseur d'environ 2 mm. Découpez les sablés avec l'emporte pièce en faisant des paires : un sablé plein, un avec l'ouverture. Gardez aussi les minis sablés du centre, trop mignons !
Disposez les sablés sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Enfournez pour 12 minutes et laissez refroidir les sablés sur une grille.
Pour le montage : poudrez les sablés avec l'ouverture de sucre glace (pour ne pas couvrir la confiture une fois qu'ils sont assemblés).
Étalez la confiture sur les sablés pleins et posez les sablés poudrés de sucre sur le dessus. Dégustez rapidement. On peut conserver les sablés sans confiture dans une boite en fer, mais je vous conseille de ne mettre la confiture qu'un peu avant de les servir, pour ne pas ramollir les sablés. Les sablés natures se conservent très bien 4 à 5 jours dans une boite à gâteaux.

EDIT
Pour une raison que j'ignore, je ne peux pas répondre aux commentaires laissés sur les articles...
Une personne m'indique les erreurs commises en pointant le fait que
-le sucre de canne n'est pas IG bas : c'est vrai, c'est pour ça que j'indique le sucre de coco en premier dans les ingrédients.
-que le sucre glace ne l'est pas non plus, certes mais on en utilise quelques grammes (à zapper donc si on veut être vertueux jusqu'au bout).
-qu'il aurait mieux valu utiliser de la farine d'orge mondé. Peut être, mais vu la difficulté à s'en procurer, même pour moi à Paris, je n'ai jamais pu l'utiliser et la farine de blé complète est déjà d'un IG raisonnable.
-que la confiture doit être sans sucre si on veut être vraiment IG bas, mea culpa, j'aurais dû l'indiquer c'est vrai.
J'essaie juste par ces quelques recettes à contribuer à améliorer l'alimentation des personnes qui ont la gentillesse de le consulter (ainsi que la mienne !) Je ne me targue d'aucune légitimité diététique, d'autres sites le font très bien de façon professionnelle. J'invite donc mes lecteurs à les consulter pour des informations peut être plus sûres.



vendredi 22 juillet 2011

Crespeou ou gâteau d'omelettes provençal

Mes billets semblent un peu orientés cet "été" (peut-on parler d'été en ce mois de juillet calamiteux ?)...
Je parle de tian de légumes provençal, d'abricots... Le goût de chez moi ! Peut être est-ce parce que cet été sera le premier où je ne passerais pas mes vacances dans ma Provence chérie ? Je m'envole cet année vers la Belle Province ! Changement de longitude... changement d'air... revoir des amis très chers, partis s'installer si loin! Je ferais le plein de nouvelles saveurs au Canada, je me noierais dans le sirop d'érable, je goûterais (peut être !) la fameuse poutine... ça va me changer !
Mais quand même, ma région reste dans mon coeur, et aussi dans mon assiette ces jours-ci avec quelques classiques comme le tian, ou comme aujourd'hui le crespeou.
Le crespeou, ce sont des omelettes à divers parfums, empilées les unes sur les autres et que l'on découpe comme un gâteau. On le déguste l'été, bien froid avec un coulis de tomates ou une sauce au fromage blanc (du fjord chez moi, avec du basilic), avec une petite salade, c'est un régal !
La réalisation est un peu longue, mais le jeu en vaut la chandelle, et en plus, on peut tout à fait le préparer la veille pour le lendemain. C'est aussi un plat idéal pour un pique nique (si si, un jour, il va refaire beau, c'est promis, on pourra retourner faire des pique niques !)
Plein de parfums se prêtent à ces omelettes : la tapenade, le caviar de tomates séchées ou une fondue de tomate, les épinards, les verts de blettes, les oignons, les poivrons... ou encore nature !

Allez hop, la recette !
pour un gâteau d'omelettes (pour 4 ou 5 personnes en plat principal, ou plus pour un déjeuner sur l'herbe)

14 oeufs
deux tomates
deux belles poignées d'épinards
un oignon
un poivron rouge
sel, poivre, huile d'olive

Épépiner et découper en dés les tomates et les faire cuire doucement à la poêle jusqu'à l'obtention d'une concassée que vous ferez "sécher" pour qu'il y n'y ai plus de jus.
Faire tomber les épinards à la poêle et les presser pour  bien extraire l'eau. Les hacher grossièrement.
Couper le poivron en dés et les faire sauter à la poêle également, pour qu'ils soient tendres.
Émincer l'oignon et le faire fondre à la poêle.
Battre les oeufs en omelette, saler, poivrer.
Mettre chaque légume dans un bol et répartir les oeufs battus. On peut également en garder pour faire une ou deux omelettes natures.
Faire cuire des omelettes assez fines, sur une seule face en les gardant légèrement baveuses dessus et les glisser les unes sur les autres dans un moule à manqué du même diamètre que la poêle. Inutile d'huiler le moule, l'huile des omelettes suffira. Faire autant d'omelettes que vous le permettent les ingrédients tout en alternant les ingrédients pour créer de jolies rayures de couleurs.
Quand la cuisson des omelettes est terminée, glisser le moule dans le four préchauffé pour une quinzaine de minutes. Cette cuisson va permettre aux oeufs de finir de cuire et "souder" les différentes couches du gâteau.
Laisser refroidir et démouler sur une assiette.
Servir froid avec une salade et une concassée de tomates ou une sauce au fjord, basilic, sel et poivre.

lundi 15 novembre 2010

Gelée et pâte de coings ou les délices retrouvés de l'enfance

Le mois de novembre, son temps radieux, ses couchers de soleil légendaires, ses températures clémentes, son ensoleillement record... Dans nos rêves, oui !
Un week end à la campagne. Une belle maison, des amis, des apéros, des feux de cheminée, et... des coings !C'est super bien aussi ! C'est la fin de la saison, il fallait en faire quelque chose.
Devant la petite quinzaine de fruits cabossés et odorants et l'amie qui me recevait, je me dis : il ne te reste qu'une chose à faire, appeler Maman ! Parce que c'est elle, la spécialiste de la gelée de coings. Le parfum des siennes à bercé mon enfance. Les tout petits coings biscornus donnés généreusement (ou pas, selon les années) par le cognassier au bout du pré passaient tous à la casserole pour exprimer leur plénitude en gelée et en pâte de coings que l'on dégustait tout au long de l'année. Et vous connaissez mon gout immodéré pour la fabrication des confitures ! J'en ai déjà parlé  et encore là ...
Il faut dire que le coing est généreux ! Il a un excellent rendement. Avec seulement une grosse dizaine de fruits malheureusement un peu abîmés, je n'imaginais pas que le résultat serait 4 pots et demi de gelée et 6 de pâte de coings, pas mal... J'étais je l'avoue, assez fière de moi, même si je sais que c'était peut être la chance du débutant, mais tout ça était super réussi...
Ce n'est pas très compliqué, il faut juste prévoir du temps, entre le triage éventuel, le découpage (ça résiste drôlement au couteau, ces petites bêtes là !) les cuissons, c'est long c'est vrai. Mais le résultat est à la hauteur des efforts fournis. Surtout si vous avez la chance d'avoir des coings "sauvages" et pas d'"élevage" ! Ceux des jardins, qui poussent à l'économie d'eau et d'autres cochonneries sont bien meilleurs.

Aller, hop, la recette !

Des coings
Du sucre
de l'eau... c'est tout !

Découper les fruits en éliminant les parties abîmées et en vous armant d'un couteau efficace ! Inutile de les peler, c'est déjà ça !  Enlevez les coeurs des fruits et mettez les de côté  en gardant bien tous les pépins (c'est eux qui font prendre la gelée). D'un autre côté, gardez la chair et la mettre dans une grosse marmite. Couvrir les fruits d'eau froide à hauteur (pas submergés, hein!) et cuire environ une demie heure jusqu'à ce que les fruits soient bien tendres. A l'aide d'une écumoire, récuperer les fruits en gardant bien le jus de cuisson. Peser les fruits et ajouter la même quantité de sucre. Mélanger et cuire en remuant régulièrement à l'aide d'une cuillère en bois (ça fait des blop blop, attention aux projections). Passer un coup de mixer plongeant pour obtenir une texture plus fine. Cuire le mélange jusqu'à obtention d'une purée épaisse d'un bel orange profond. Mettre en pots ou en barquettes et laisser refroidir. Ne couvrez pas les pots mais protégez les avec une feuille de papier sulfurisé. La pâte va sécher et se concentrer en saveurs. Déguster avec un morceau de manchego (fromage espagnol de type tomme) ou de tomme de brebis, c'est excellent, ou encore juste avec les doigts, c'est trop bon !
Vous pourriez vous arrêter là, mais il y a encore du boulot...
Récupérez le jus de cuisson des coings et ajoutez les coeurs des fruits et les pépins. Faire cuire à petits bouillons et à couvert jusqu'à ce que les trognons soient tendres. Filtrer le jus obtenu, presser les coeurs cuits pour en extraire le maximum de jus. Peser ce jus rose et ajouter la même quantité de sucre (oui, encore du sucre... mais vous n'êtes pas obligés de manger tous les pots d'un coup, quand même !) et remettre à cuire à petits bouillons jusqu'à l'obtention d'un jus sirupeux. Tester la prise de la gelée en versant une goutte de jus sur une assiette froide sortant du frigo. Si le jus fige rapidement, c'est prêt, sinon, prolongez la cuisson de quelques minutes et refaites le test.
Mettez en pots et retourner-les pour "stériliser" les couvercles. Les pots à utiliser, ce sont plutôt des pots de confitures classiques qui ferment bien et que l'on peut retourner pour faire refroidir à l'envers. Ici, on les a mis dans des bocaux, car la gelée n'était pas destinée à être conservée longtemps au vu des réactions plus qu'enthousiastes des enfants de la maison qui l'ont goûtée dans leurs yaourts... Laisser refroidir et retourner les pots à l'endroit, étiquetez et rangez ces pots à la gelée  délicatement orangée-rosée translucide... C'est beau !