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dimanche 6 août 2017

Tapenade provençale

La tapenade est un grand classique des apéritifs provençaux (et même bien au delà de la Provence aujourd'hui !)
A la base, il s'agit d'olives noires mixées avec des câpres, de l'ail et des filets d'anchois à l'huile. D'ailleurs, le nom "tapenade" vient du mot provençal "tapeno" qui signifie câpres donc pas question de se passer d'eux dans la "vraie"! Ni des anchois d'ailleurs car ce sont eux qui vont saler la préparation et lui apporter sa saveur vraie. Un peu d'huile d'olive pour rendre la préparation "crémeuse"
et le tour est joué.
aujourd'hui, on vend souvent sous le nom de tapenade de simples purées d'olives plus ou moins parfumées, noires ou vertes mais pour moi elles ne devraient pas en porter le nom.
La recette est toute simple, il suffit de mixer les ingrédients entre eux avant de déguster à l'apérifit sur des toasts, ou pourquoi pas dans un sanwich à la place du beurre. Il m'arrive aussi souvent d'en utiliser une cuillère pour agrémenter une vinaigrette, en particulier pour une salade de haricots verts, un délice !
La recette donne deux beaux bocaux à confiture, la tapenade se garde bien une quinzaine de jours au réfrigérateur.


Allez hop ! la recette

Pour deux bocaux de tapenade

500 g d'olives noire "façon grecque" ou 400 g environ denoyautées
3 cuillères à soupe de câpres au vinaigre
3 à 4 gousses d'ail (selon votre goût)
8 filets d'anchois à l'huile
du poivre de l'huile d'olive

Dans le bol d'un petit mixer, disposez les olives, l'ail, les câpres et les anchois et mixez pour obtenir une purée. Poivrez et ajoutez un peu d'huile d'olive et mixez à nouveau jusqu'à obtenir une purée homogène et assez lisse.

Transférez dans un bol ou un bocal pour le conserver.
Proposez  avec des toasts, des gressins, des crackers... et régalez vous de ce grand classique provençal.






vendredi 9 juin 2017

Mon tian provençal pour l'émission "Les Carnets de Julie"

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui c'est le lien vers une vidéo que je partage avec vous !

En effet, j'ai été contactée par l'émission "Les Carnets de Julie" sur France 3 parce qu'ils avaient repéré la recette de mon tian de légumes d'été par ici. (celui de la photo en version "grande famille")
Le thème était la ratatouille et ses déclinaisons, donc le tian y trouvait parfaitement sa place.
L'émission a été diffusée le 3 juin 2017.

Alors voilà ma bouille à la télé et dans ce lien pour que vous puissiez suivre la confection de ce plat provençal traditionnel.
Cliquez ici !  pour la vidéo.

Et le lien pour retrouver la recette sur le site de Julie Andrieu avec les autres recettes présentées dans l'émission : cliquez là !

vendredi 2 juin 2017

Cocotte d'artichauts poivrades aux pommes de terre

Une cocotte de légumes mijotés, ça fait toujours sont petit effet arrivé sur la table.

La saison des artichauts poivrade bat son plein, il faut profiter de ce légume si parfumé.
Ces petits artichauts, vendus en bouquets sont traditionnels en Provence et aussi en Italie. On les appelle parfois artichauts violets. On les mange là bas crus, émincés finement et marinés à l'apéritif par exemple.
Ils sont beaucoup plus petits que ceux que l'on mange à la vinaigrette, qui sont en général bretons et souvent appelés "camus".

J'aime beaucoup ces petits poivrades, ils sont tout tendres et parfumés. En Provence, une recette traditionnelle, la barigoule les sert en ragoût avec des aromates (oignon, carotte, thym...) et souvent des petits lardons.
J'aime particulièrement l'association artichauts-pommes de terre alors j'ai complété la recette avec. Les pommes de terre prennent un goût inimitable en cuisant, un délice !
Le jour où j'ai préparé cette recette, j'étais en panne de lardons c'est pour ça qu'on les voit pas sur les photos, mais si vous en avez, rajoutez-en c'est délicieux. Pour une version végétarienne, vous pourriez les remplacer par des petits dés de tofu fumé qui rajoutera sa petite note fumée en complétant le plat en protéines végétales.


Allez hop ! la recette !

Pour 4 personnes

1 bouquet d'artichauts poivrade
8 petites pommes de terre à chair ferme
150 g de lardons fumés (ou de tofu fumé)
2 carottes
1 oignon
3 brins de thym
1/2 botte de persil plat
10 cl de vin blanc
10 cl d'eau
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
sel, poivre

La seule petite étape technique de la recette est de préparer les artichauts en les "tournant" (c'est le terme technique). Il s'agit de retirer les premières feuilles les plus coriaces en les tirant du haut vers la tige. Puis il faut couper la pointe des feuilles restantes, au ras de là où les premières feuilles se sont cassées. Ces petits artichauts n'ont pas de foin comme les gros, on garde donc la base charnue des feuilles et le cœur. Pour finir, il faut couper la tige à environ 4 cm et la peler très légèrement pour retirer une fine couche de peau. Dès qu'un artichaut est prêt, plongez-le dans un saladier d'eau additionné de jus de citron car ils s'oxydent très vite. Pour vous aider, vous pouvez chercher sur internet des vidéos sur "tourner des artichauts", vous en trouverez de très explicites.
Pelez l'oignon, les pommes de terre et les carottes.
Dans une cocotte, faites chauffer l'huile d'olive puis faites revenir les oignons et les lardons avec les carottes coupées en rondelles pendant 5 minutes.
Ajoutez les pommes de terre et les artichauts coupés en deux. Remuez quelques instants avant d'ajouter le vin blanc et l'eau. Assaisonnez de sel, poivre, thym et d'un peu de feuilles de persil.
Couvrez et cuisez pendant environ 25 minutes en remuant une fois ou deux jusqu'à ce que les légumes soient tendres sous la pointe du couteau.
Servez bien chaud parsemé avec le reste de persil plat effeuillé ajouté les dernières minutes de cuisson.

samedi 15 avril 2017

Panisses marseillaises à ma façon

Connaissez vous les panisses ? Non ?

Allez je vous raconte : il s'agit d'une sorte de pâte qu'on prépare à base de farine de pois chiches et d'eau, que l'on fait figer dans un plat puis qu'on découpe et dont on fait frire (ou dorer à la poêle) les morceaux. On procède aussi de cette façon avec la polenta.
Un kiosque de panisses à l'Estaque à Marseille
C'est une recette vraiment traditionnelle de Marseille, en particulier à l'Estaque un charmant petit quartier de la cité phocéenne. Une vraie institution, les kiosques que l'on voit en bord de plage, où l'on achète des cornets de ces petites galettes croustillantes pour l'apéro. Là bas, elles sont moulées dans des cylindres pour former des petites galettes rondes et plutôt fines, mais on les sert souvent aussi en forme de frites, ou encore comme ici coupées en triangles, c'est comme on veut.

La farine de pois chiches est connue tout autour de la Méditerranée où l'on retrouve des variantes de galettes comme la socca à Nice (version plus fine et croustillante faite à la poêle), la farinata en Italie (au four), parfois dans les falafels au Liban... Et même plus loin avec des crêpes à l'indienne, aux épices dont j'ai donné la recette ici déjà.
C'est une bonne source de protéines végétales, qui plus est à index glycémique bas et sans gluten, que de bonnes choses non ?

Des panisses pour accompagner une salade ou une poêlée de légumes font un plat végétarien parfait. Coupées fines et bien dorées, ce sera très sympa à l'apéro aussi.
On peut la préparer à l'avance et la conserver au frais emballée dans du film plastique pour ne la découper qu'au moment de les faire dorer à la poêle.
Je dis "à ma façon" parce qu'en général elles sont natures mais l'ajout d'ail et d'origan apporte un vrai plus à mon avis. On peut varier les épices selon son goût, par exemple le cumin va très bien avec les pois chiches, ça doit être pas mal du tout, ou pourquoi pas du paprika fumé (pimenton) pour accompagner un plat aux saveurs mexicaines ou espagnoles ?


Allez hop ! la recette !
Pour 4 personnes en accompagnement

125 g de farine de pois chiches
50 cl d'eau
1 gousse d'ail
1 cuillère à café de sel
1 cuillère à café d'origan (ou thym, ou herbes de Provence)
poivre du moulin
Un peu d'huile pour le plat
Huile d'olive pour la cuisson à la poêle

Huilez un plat d'environ 25 cm de diamètre (si on veut des parts triangulaires comme ici, un peu épaisses). On peut aussi utiliser un moule rectangulaire pour couper des frites droites. L'épaisseur de la panisse (selon la taille du plat) déterminera si elle sera moelleuse ou plus croustillante si vous l'étalez plus finement (pas moins d'un 1/2 cm sinon elle risque de se casser).

Pesez la farine dans un saladier, salez, poivrez et ajoutez l'origan.
Avec un fouet, ajoutez l'eau froide petit à petit pour délayer la farine sans faire de grumeaux. Ajoutez la gousse d'ail pressée et mélangez bien.
Transvasez ce mélange dans une casserole (si possible à revêtement antiadhésif) et faites cuire sans cesser de remuer avec le fouet, et ce pendant au moins 5 minutes. A la fin, quand la pâte a épaissit, on peut le faire avec une cuillère en bois.

Versez la pâte chaude dans le plat huilé et lissez la surface. Laissez refroidir et figer au moins une heure (on peut mettre au frais à ce stade pour les faire plus tard ou le lendemain).
Coupez la panisse en parts (triangles, frites, ronds avec un emporte pièces...).
Faites chauffer un peu d'huile dans une poêle anti adhésive et faites dorer les panisses sur les deux faces, environ 5-8 minutes en les retournant de temps en temps.
Servez chaud et croustillant en accompagnement d'une salade ou d'une poêlée de légumes.









dimanche 31 juillet 2016

Tian aux oeufs et sauce au yaourt

Je me fais parfois gronder par ma mère parce que les recettes que je poste ici sont souvent très (trop ?) exotiques.
Une cuisine différente, des ingrédients parfois compliqués à trouver en dehors de Paris, des choses un peu trop "originales" ...
Alors je suis obligée de lui "voler" une recette, et pour une fois, je poste aujourd'hui une recette très très provençale, idéale l'été, à manger tiède ou froide.
Elle nous a préparé ce plat pour le déjeuner aujourd'hui.
Plus rapide à préparer qu'une vraie ratatouille ou qu'un un tian de légumes traditionnel , voici un plat complet pour un déjeuner léger.
Les légumes sont sautés rapidement à la poêle puis assemblés dans le plat, on y ajoute des œufs battus et on finit la cuisson au four. Pas vraiment un tian, pas tout à fait une frittata, pas une omelette ou une tortilla non plus...
Pour accompagner on propose une sauce au yaourt fraîche et parfumée avec ce plat qui est parfait servi tiède ou même bien froid et peut donc être préparé à l'avance. Idéal pour déjeuner sur la terrasse, ou préparé à l'avance pour le dîner après une journée de plage...


Allez hop, la recette !

Pour 4 personnes

2 courgettes
3 petites aubergines
2 oignons
1/2 poivron rouge
1/2 poivron vert
4 gousses d'ail
4 œufs
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
Sel, poivre
Pour la sauce
2 yaourts "Fjord" (ou deux yaourts de brebis)
2 branches de basilic frais
sel, poivre du moulin


Lavez puis coupez les légumes en gros dés.
Dans une poêle, faites chauffer la moitié de l'huile puis faites revenir à feu vif les oignons 3 minutes. Ajoutez les dés de poivrons et les courgettes et l'ail en chemise et continuez la cuisson en remuant souvent pour faire dorer les légumes sur toutes les faces, pendant environ 10 minutes. Versez dans un plat à four.
Versez l'huile restante dans la poêle et faites-y revenir les aubergines à feu vif en remuant régulièrement, pendant 10 minutes. Ajoutez les au reste de légumes dans le plat et mélangez.
Battez les œufs en omelette, assaisonnez les et ajoutez-les aux légumes. Ils doivent juste affleurer la surface, on ne cherche pas à faire une omelette mais juste à lier les légumes.
Enfournez pour environ 20-25 minutes jusqu'à ce que les œufs soient cuits.
Pendant ce temps, préparez la sauce en mélangeant les yaourts avec le basilic ciselé, salez légèrement et poivrez généreusement au contraire.
Servez le tian tiède ou froid avec la sauce bien froide pour accompagner.

vendredi 5 septembre 2014

Petits poivrons marseillais sautés

La rentrée est un peu mouvementée et je n'ai pas vraiment eu le temps de penser à une vraie recette pour ce week end, alors aujourd'hui, je partage avec vous un petit plaisir dégusté en Provence il y a deux jours.
J'ai profité d'un séjour express chez mes parents pour cueillir les dernières tomates du jardin et ces petits bijoux.

Il s'agit de petits poivrons marseillais, très typiques de la région.
Ils sont tout petits (environ 5 cm de haut) avec une chair fine. On les met souvent émincés crus dans les salades mais je les aime particulièrement sautés comme ça, à picorer en entrée ou à l'apéro. On les attrape par la queue et on les gobe en entier, les graines étant toutes petites et tendres. Si jamais vous en croisez lors du marché, n'hésitez pas à essayer.



Allez hop ! la recette !

Ils sont juste sautés dans une poêle à feu vif en les retournant souvent avec un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'ils soient tendres (ils s'aplatissent alors) et à peine dorés par endroits et puis ils sont saupoudrés de fleur de sel. A déguster tièdes ou froids.

Bonne rentrée à tous !



samedi 5 avril 2014

Aïoli Provençal

Une petite virée en Provence me réchauffe toujours le coeur.
J'y retrouve mes parents, des gens que j'aime, les odeurs, les goûts et les couleurs que j'aime tant.
Je ne manque pas de faire une virée aux Halles d'Avignon, qui me manquent tant à Paris, même si je suis plutôt bien servie pour faire mes courses dans mon quartier. L'ambiance, tout trouver au même endroit, les produits régionaux et de saison, l'accent des commerçants, j'aime tout ! Je ne peux m'empêcher de rapporter des olives, un peu de miel ou de nougat, quelques pots de confitures maison...
Et puis quand j'y vais, ma mère prépare des plats que j'aime et que je n'ai pas souvent l'occasion de déguster chez moi. Comme ce jour là, un bel aïoli provençal.
Un plat complet, plein de saveurs et de couleurs avec les légumes vapeur, la morue salée et surtout, le fameux aïoli...
L'aïoli, c'est une sorte de mayonnaise, très forte en goût car parfumée à l'ail et préparée avec de l'huile d'olive. C'est cette sauce qui a donné le nom au plat complet. On le sert en famille, entre amis, mais aussi souvent à l'occasion des fêtes votives dans les villages, où il est est "géant" et que les convives se retrouvent autour de grandes tables sur les places des villages.
Le poisson utilisé est la morue salée qu'il faut penser à faire dessaler au moins 48 heures à l'avance sous peine de se retrouver avec un poisson immangeable. La morue a une texture et une saveur particulière, mais on peut pourquoi pas la remplacer par du cabillaud frais à peine poché.
Prévoir aussi quelques bulots cuits qui se laissent très bien manger avec l'aïoli ainsi que des oeufs durs.

Allez hop ! la recette !

Pour 4 personnes

500 à 700 g de morue salée selon l'appétit des convives, que vous choisirez bien épaisse (elle sera plus moelleuse et un peu moins salée)
2 ou 3 feuilles de laurier
4 oeufs
Des bulots cuits
Pour les légumes, c'est au choix :
chou fleur, courgettes, carottes, fenouil, haricots verts ou plats, pommes de terre ... mais à vous de voir ceux qui vous plaisent.
Pour la sauce :
3 ou 4 gousses d'ail
1 jaune d'oeuf à température ambiante
1 grosse cuillère à soupe de moutarde forte
20 cl d'huile d'olive
25 cl d'huile de tournesol (on peut n'utiliser que de l'huile d'olive, mais le mélange des deux rend la sauce plus douce)
sel, poivre

48 heures avant :
Mettre la morue dans une passoire, elle même immergée dans un grand saladier d'eau froide et couvrir. Laisser tremper pendant 48 heures, en changeant l'eau très régulièrement. Pour cela, retirer la passoire et vider le saladier. Remplir à nouveau d'eau fraîche et replacer la passoire (ainsi, le poisson ne touchera pas le fond du saladier où le sel va se concentrer).
Le jour même :
Préparer les légumes :
couper les courgettes en tronçons, détailler le chou fleur en fleurettes, peler et découper les carottes en deux dans le sens de la longueur, couper les fenouils en quartier.
Les faire cuire à la vapeur. Les laisser tiédir.
Cuire les oeufs durs 10 minutes, les laisser refroidir puis les écaler.
Préparer la sauce :
Peler l'ail, le dégermer si nécessaire, et le piler dans un mortier (si vous êtes traditionnel !) ou le presser dans un presse-ail au dessus d'un petit saladier. Ajouter la moutarde, le jaune d'oeuf, sel (peu) et poivre et bien mélanger. A l'aide d'un mixer muni des pales à mayonnaise, commencer à fouetter en versant tout doucement les huiles en filet. Continuer à fouetter jusqu'à l'obtention d'une sauce bien dense. Normalement, on monte l'aïoli dans le mortier, mais l'opération demande plus d'entraînement qu'avec un mixer... à vous de voir si vous en avez le courage ! Conserver au frais jusqu'au moment du repas.
Cuire le poisson :
Faire chauffer une grande casserole d'eau non salée avec les feuilles de laurier et y pocher la morue pendant 10 à 15 minutes selon son épaisseur.
Servir les légumes, le poisson, les bulots dans un plat avec la sauce en accompagnement et régalez vous ! Et n'oubliez pas un bon pain pour finir de saucer l'aïoli !



vendredi 30 août 2013

Aubergines à la menthe et à l'ail

Voici  une recette de mes vacances, même si l'heure du retour à sonné...
Cette recette donnée à ma mère par une amie, nous la faisons depuis quelques années. L'originalité réside dans les aromates utilisés ici : la menthe fraîche et l'ail. On a plutôt l'habitude d'utiliser le persil ou le basilic avec l'ail, mais la menthe, ici, apporte une fraîcheur et un parfum tout à fait originaux.
Ces tranches d'aubergines, frites puis parfumées de ce hachis menthe-ail se mangent tièdes ou froides, en accompagnement de grillades, ou comme entrée escortées d'autres petites choses...
Je reconnais, c'est un peu long à préparer car il faut trancher les légumes, les faire dégorger avec du sel, puis les frire... mais le résultat en vaut la peine !
Je vous préviens, c'est fort en goût mais plein de soleil dans l'assiette !
Je fais parfois une version plus light en faisant griller sur un grill en fonte ou une plancha mes aubergines après les avoir badigeonnées d'huile avec un pinceau. A vous de voir, même si j'avoue un faible pour la version frite...




Allez hop ! la recette !
pour 6 à 8 personnes

2 ou 3 aubergines bien fermes
3 gousses d'ail
5 ou 6 branches de menthe fraîche
sel fin
huile de friture

Laver les aubergines et les couper en tranches de 5 mm, avec la peau, à l'aide d'une mandoline, ou d'une trancheuse à jambon si vous en avez une ou encore un très bon couteau et beaucoup de patience ! Dans ce cas, les couper en tranches rondes dans le sens de la hauteur, c'est plus facile pour maîtriser l'épaisseur.
Étaler les tranches sur des feuilles de papier essuie-tout et les saler légèrement. Vous pouvez superposer les différentes couches, pour que l'eau rendue par les légumes soit absorbée par l'essuie tout. Laisser reposer environ une heure. Éponger un peu les tranches dégorgées pour enlever le surplus de sel.
Faire chauffer l'huile dans une grande poêle et y frire les tranches, petit à petit, jusqu'à ce qu'elles soient souples et à peine dorées. Superposer à nouveau sur de l'essuie tout pour absorber l'excès d'huile.
Peler l'ail et hachez-le finement avec les feuilles de menthe dans un petit robot.
Dans le plat de service, étaler une couche d'aubergines, saupoudrer de hachis d'ail et menthe et procéder ainsi jusqu'à épuisement des ingrédients.
Laisser reposer environ 30 minutes (ou un peu plus) avant de servir avec de l'agneau grillé, ou des mezzés pour l'apéro.



jeudi 8 août 2013

Soupe au pistou comme en Provence

Vacances en Provence riment avec soupe au pistou !

Une soupe de légumes, rustique, avec des morceaux de légumes  variés, des haricots frais car c'est la pleine saison, quelques pâtes et le fameux basilic pilé avec de l'ail et de l'huile d'olive qui parfume divinement le tout.
Un peu longue à préparer car il faut couper finement tous les légumes (car on ne mixe pas la soupe), elle vaut vraiment la peine que l'on se donne pour la préparer.

Inutile de vouloir prétendre ici vous communiquer LA recette, aucune cuisinière provençale n'est d'accord avec une autre ! Celle-ci mettra des pommes de terre, telle autre ne veut pas en entendre parler, celle-là met des coquillettes alors qu'ici on ne jure que par les pâtes genre macaronis fins... Bref, LA chose qui relie toutes ces recettes de soupe au pistou, c'est le pistou justement. Une pommade composée de basilic (basilic = pistou en provençal), ail, huile d'olive et tomate (chez moi en tout cas puisque je suis la recette de ma maman , la tomate crue dans le pistou, pas partout) ajouté à la soupe juste avant de la servir pour ne pas altérer les parfums volatils du basilic par la cuisson.

Pour 6 à 8 personnes

6 carottes
1 branche de céleri
2 poignées de haricots verts
3 pommes de terre
1 courgette
1 poireau
1 oignon
1 petit bol de haricots cocos frais écossés
1 petit bol de haricots rouges frais écossés
2 gousses d'ail
1 poignée de petites pâtes (genre spéciales soupes de poisson ou spaghetti coupés en petits morceaux)
Huile d'olive

pour le pistou
1 bouquet de basilic frais
1 tomate pelée
3 gousses d'ail
sel, poivre
3 grosse cuillères à soupe d'huile d'olive

Peler les carottes, le céleri, les pommes de terre. Couper les légumes en petits dés de taille égale.
Couper les haricots verts en petits tronçons. Hacher l'ail.
Couper l'oignon et la courgette en petits dés, émincer le poireau finement.
Faire revenir les oignons, le poireau et le céleri dans un peu d'huile d'olive, ajouter l'ail, ajouter ensuite les carottes et couvrir d'eau, ajouter les haricots (verts et en grains), saler et faire cuire jusqu'à ce que les légumes soient tendres.
Dans un petit robot (ou au mortier si vous avez le courage !), placer le basilic, les gousses d'ail pelées, la tomate pelée et découpée en morceaux et mixer brièvement. Ajouter un peu de sel, poivre et de l'huile d'olive et mixer à nouveau pour obtenir une sorte de crème, une "pommade".
Dix minutes environ avant de servir, ajouter les pâtes dans la soupe chaude le temps de les faire cuire.
Juste au moment de servir la soupe, ajouter une bonne partie de la pommade dans la soupe chaude et mélanger.
Servir le reste de pistou à table, avec un bol de parmesan râpé, un bol de gruyère râpé et assaisonner la soupe à votre goût.



dimanche 14 juillet 2013

Ratatouille autrement !

Voici encore aujourd'hui une version revisitée d'un grand classique : la ratatouille !
Quand on la fait dans les règles de l'art, comme en Provence, on fait revenir séparément chaque légume dans l'huile d'olive, pour ensuite les mélanger et faire mijoter le tout. Bien sûr, c'est super bon, mais ce n'est pas ce qu'on appelle un plat léger...
Comme j'aime faire rôtir les légumes, je savais que ça marcherait aussi avec ceux là. Ce n'est pas plus rapide à faire que la méthode classique mais le résultat était à la hauteur de mes espérances.
Au final, ce sont des légumes confits, au goût bien concentré, plus lights et délicieux avec une viande rôtie elle aussi. Et pourquoi pas les ajouter à une salade ensuite, avec de l'épeautre ou du boulgour et quelques tomates fraîches, un peu de féta ? A vos plaques à rôtir !

Allez hop, la recette !

Pour deux ou trois personnes :

2 courgettes
1 belle aubergine
Quelques oignons de printemps (ou un oignon jaune)
1 poivron rouge
(éventuellement une ou deux tomates ou des tomates cerises, oubliées ce jour là)
une ou deux gousses d'ail en chemise
des herbes fraîches (origan, thym, romarin)
huile d'olive
sel, poivre

Laver et couper les légumes en dés de taille moyenne (trop petits, ils se dessécheraient, trop gros, ils seraient trop longs à cuire). Les étaler en ajoutant les gousses d'ail en chemise sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé, ajouter les herbes, sel, poivre à votre goût, et arroser d'huile d'olive. Bien mélanger avec les mains pour enrober les légumes. Enfourner à 180° degrés pour environ 45 minutes, en remuant plusieurs fois en cours de cuisson. Ajouter les tomates pour le dernier quart d'heure, ainsi elle cuiront sans rendre trop de jus.


J'ai ce jour là posé un petit filet mignon de porc, enduit d'huile, sel, poivre et herbes également) pour le cuire environ 25 minutes à la fin de la cuisson des légumes.
Un plat complet, coloré et léger pour l'été !


jeudi 27 juin 2013

Petite curiosité provençale ou galères sautées au thym !

Les galères, ce ne sont pas seulement des bateaux pour forçats...
Non non...
Ce sont aussi des crustacés, d'une forme vraiment unique, avec peu de chair à manger mais un goût délicieux !
C'est un petit délice que j'ai plaisir à retrouver quand je vais chez mes parents à Avignon, car je n'en ai jamais vu que sur l'étal du poissonnier des Halles de la place Pie !
On les confond parfois avec les cigales de mer, mais elles sont nettement moins charnues que ces premières.
Ma mère les prépare très simplement, en les coupant en deux dans le sens de la longueur, puis en les faisant sauter à l'huile d'olive avec du thym.
Franchement, il n'y a presque rien à manger là dedans, il faut dépiauter ça en s'en mettant plein les doigts et les babines, mais ça fait vraiment partie de mes petits plaisirs (comme les tellines présentées ici).
J'espère que la vue de cette drôle de bestiole ne vous dissuadera pas d'essayer cette recette si jamais vous croisez des galères lors de vos vacances en Provence parce que c'est bon comme tout ! Vous pouvez aussi imaginer les utiliser pour cuisiner un bouillon de crustacés très parfumé.

Allez hop ! la recette !

Des galères (environ 5 ou 6 par personne)
Huile d'olive
Thym
sel, poivre

Couper les galères en deux à l'aide de gros ciseaux, dans le sens de la longueur.
Faire chauffer l'huile dans une poêle et y déposer les galères, face coupée contre la poêle. Faire cuire quelques minutes en les retournant de temps en temps, soit environ 5 bonnes minutes. Saler, poivrer généreusement.
A déguster avec les doigts, en "croquant" la carapace pour les décortiquer. Armez-vous de patience mais vous ne le regretterez pas ! (et prévoyez aussi des serviettes en papier !)




vendredi 14 juin 2013

Polenta crémeuse, asperges et oignons de printemps sautés

En naviguant sur le net, j'ai croisé une recette d'un restaurant américain présentant des grits, asperges et crevettes sautées qui m'a fait bien saliver (et penser à ma copine Stéphanie, celle là même qui m'a appris ce qu'étaient les grits...). Comme elle est fan, dans l'ordre, de crevettes, de grits ET d'asperges, j'ai partagé ma trouvaille avec elle. Et comme la recette me faisait envie aussi, je l'ai un peu adaptée et simplifiée pour m'en régaler très vite moi aussi !
Mais les grits, késako me direz vous ? en fait, il s'agit de maïs concassé, plus ou moins fin visiblement très courant aux Etats Unis et en fait, ce n'est rien d'autre que la polenta telle qu'on la connait mieux de ce côté de l'Atlantique !
Ce jour là, j'étais de retour de ma Provence chérie, heureuse propriétaire d'une botte d'asperges vertes toutes belles et toutes fines... j'avais dans mon placard de la polenta... quelques oignons de printemps dans le bac à légumes... et voilà ! de quoi m'inspirer de la recette vite fait bien fait ! J'ai fait l'impasse sur le bacon et les crevettes cette fois-ci mais j'essaierai un jour l'association !
J'aime la polenta crémeuse, enrichie d'un peu de parmesan et de crème, servie comme une purée en accompagnement. Ça va très bien avec les viandes rôties ou mijotées (le lapin par exemple) mais c'est aussi une céréale intéressante pour un repas végétarien qui change un peu.
Les asperges vertes font partie de mes légumes favoris entre tous, et j'attends la saison avec impatience chaque année. Je les prépare souvent simplement à la vapeur (il y a quelques semaines j'ai posté une recette d'asperges au fromage blanc de chèvre telle que je les aime, mais je les apprécie aussi rôties ou sautées à la poêle, où elle restent croquantes, parfois mêlées à d'autres légumes au wok par exemple.

Allez hop ! la recette !

Pour deux personnes :

100g de polenta (instantanée ou pas) que vous pèserez dans un verre pour avoir une mesure pour l'eau)
4,5 fois le volume de polenta d'eau
1 botte d'asperges vertes
1 dizaine d'oignons de printemps
5 cl de vin blanc sec
40 g de parmesan râpé
2 cuillères à soupe de crème fraîche
Huile d'olive, sel, poivre

Préparer les asperges en cassant la tige (là où l'asperge casse naturellement, il n'y aura plus de fils) et les peler légèrement si elles en ont besoin. Les rincer et les sécher. Peler et émincer les oignons en petits quartiers.
Faire bouillir l'eau avec un peu de sel. Y verser la polenta en pluie, en remuant avec une cuillère. Faire cuire la polenta le temps indiqué sur le paquet en remuant souvent (une bonne vingtaine de minutes si elle n'est pas précuite, 5 bonnes minutes si elle est instantanée) et en faisant attention aux projections !
Pendant la cuisson de la polenta, faire chauffer de l'huile dans un wok ou une poêle, et y poêler les asperges découpées en tronçons de 3-4 cm de long et les oignons jusqu'à ce qu'ils soient tendres (environ 10 minutes), saler, poivrer et ajouter le vin blanc puis laisser celui-ci s'évaporer.

Quand la polenta est cuite, ajouter le parmesan râpé et la crème et remuer le temps que le fromage fonde.
Servir la polenta crémeuse surmontée des légumes rôtis, servir immédiatement

vendredi 7 juin 2013

Tarte aux courgettes et tomates aux parfums de Provence et d'Orient



Une tarte salée estivale, aux parfums de Provence et d'Orient mêlés, vite faire et goûteuse, qui dit mieux ?
Aujourd'hui je vous propose donc une tarte salée aux légumes, qui change des quiches habituelles et leur mélange oeuf-crème grâce à une association de parfums originale.
L'idée vient du livre "Que faire avec... la courgette", de Thomas Feller aux éditions First.
Ce délice associe les courgettes (un de mes légumes préférés, tellement versatile), quelques tomates cerises pour la touche de couleur et leur petit goût acidulé, mais toute l'originalité réside dans ce qu'on va étaler sur le fond de pâte feuilletée...

Un mélange de hoummous (purée de pois chiches et sésame d'origine libanaise) et la crème d'anchois provençale.
Peu de gens apprécient les anchois, et prennent soin de les retirer des pizzas... Erreur ! Leur petit goût salé relève merveilleusement plein de préparations. L'emploi de hoummous va beaucoup adoucir le goût des anchois dans la tarte et lui donner du moelleux. Je parie que même ceux qui ne sont pas fans d'anchois vont finalement les apprécier dans cette recette !

Allez hop ! la recette !

Pour une belle tarte (pour 4 à 6 personnes)

1 rouleau de pâte feuilletée
3 belles courgettes
1 belle poignée de tomates cerises
130 g de hoummous
2 cuillères à soupe de crème d'anchois (ou anchoïade)
Herbes de Provence, poivre
1 filet d'huile d'olive

Faire préchauffer le four à 180° C.
Couper les courgettes en rondelles et les faire sauter à la poêle jusqu'à ce qu'elles soient tendres mais pas encore dorées.
Mélanger dans un bol le hoummous et la crème d'anchois, poivrer mais ne pas saler (les anchois sont déjà salés !).
Foncer un moule à tarte avec la pâte feuilletée et y étaler le mélange hoummous-anchois.
Disposer les tranches de courgettes cuites ainsi que les tomates cerises coupées en deux.
Saupoudrer d'herbes de Provence et d'un filet d'huile d'olive, poivrer à nouveau.
Enfourner pour environ 30 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée sur les côtés et dessous.
Servir tiède avec une belle salade verte et régalez-vous !





vendredi 19 avril 2013

Le goût de ma Provence ... Navettes à la fleur d'oranger


Aujourd'hui, pour une fois pas de recette, mais une bonne adresse !
La marque Première Pression Provence vient tout juste d'ouvrir un nouveau magasin à Paris qui propose des navettes de Provence toute fraîches tout au long de la journée.
Créée par Olivier Baussan, Première Pression Provence propose un grand choix d'huiles d'olive de Provence et de produits d'épicerie de qualité d'ici ou d'ailleurs.
Une mention spéciale pour les vinaigres aromatisés, particulièrement celui à la framboise qui sera idéal sur une boule de glace vanille (si si, sur un dessert, comme un coulis aigre doux) et celui au poivron-piment d'Espelette (à tomber sur une bonne mozzarella di buffala !) Je vous reparlerai sûrement de ces deux là un de ces jours...

Mais revenons à nos moutons, euh, pardon, à nos navettes !
Petit biscuit emblématique de la Provence, il est proposé ici fabriqué avec une farine bio artisanale fabriquée dans le Lubéron, et avec une recette revisitée par Pierre Hermé, rien que ça ! Et je peux vous dire qu'elles valent le déplacement. La boutique parisienne de la rue Sainte Croix de la Bretonnerie dans le Marais se chargera de livrer les autres boutiques parisiennes, mais vous pourrez aussi vous approvisionner dans les deux autres fournils à Aix en Provence (23 rue Bédarride) et à Rousssillon en Provence (rue Richard Casteau).
Entre le goût et la texture de la farine écrasée à la meule de pierre et les parfums de fleur d'oranger, c'est une petite "madeleine" qui met du soleil dans le coeur sous le ciel capricieux de Paris.
Alors, si vous pas vous portent vers le Marais, faites donc un petit détour par là !
Vous trouverez les navettes en sachets de 13 à la douzaine à 8 euros, ou encore pour les gourmands une jolie boite en métal de 24 biscuits pour 18 euros.



Toutes les infos sur :
www.ppp-olive.com

(produit offert)

vendredi 17 août 2012

tarte fine aux figues et miel

C'est le temps des vacances en famille. Nous sommes nombreux à la maison, plusieurs bons cuisiniers, alors les tâches se répartissent naturellement et chacun fait ses recettes fétiches ou alors l'inspiration prend le pouvoir.

Hier, récolte de figues dans le jardin de ma tante, ni une ni deux, à midi une tarte fine aux figues par ma belle soeur, mais comme on était parfaitement d'accord sur la façon de la faire, je vous la retransmets ici !
Les figues du jardin, quel délice !
Rien de plus simple, une pâte feuilletée, un peu d'amandes en poudre, des figues, du miel et un peu de beurre... C'est prêt en quelques minutes, et on se régale.

Allez hop, la recette !

Pour une belle tarte fine :
Une pâte feuilletée
Entre 10 et 15 figues
40g de beurre
2 cuillères à soupe de miel
3 cuillères à soupe d'amandes en poudre

Préchauffer le four à 180°C.
Étaler la pâte feuilletée sur une plaque (pour qu'elle soit bien à plat).
Saupoudrer la pâte avec les amandes en poudre.
Laver les figues, les couper en quatre dans le sens de la hauteur et les disposer joliment en rosace.

Dans une petite casserole, faire fondre le beurre et le miel. Verser sur les fruits et enfourner pour une trentaine de minutes à four chaud. La pâte doit être légèrement dorée, les fruits avoir rendu du jus et être légèrement caramélisés.

mercredi 8 août 2012

tarte aux abricots, au miel et au romarin

La saison des abricots bat son plein ! Il faut profiter de ces petits soleils moelleux sous toutes leurs formes !
Aujourd'hui, une tarte aux abricots, parfumée avec du romarin et du miel.
On a plus souvent l'habitude de se servir du romarin en cuisine dans les plats salés mais il va très bien avec les desserts aussi. Il est super copain avec les abricots (comme avec les pêches et les pommes d'ailleurs). J'en mets parfois dans la confiture d'abricots, ou dans une tarte tatin aux pommes pour un parfum original. C'est une herbe forte, attention à ne pas en utiliser en trop grande quantité.
Le secret de la tarte aux abricots, c'est de mettre beaucoup de fruits, car ils ont tendance à rétrécir à la cuisson ! Le fait de les couper en quartiers et de les placer "debout" dans le fond de tarte permet d'en mettre plus. J'ai également mis quelques flocons d'avoine sur le fond de tarte pour absorber un peu le jus des fruits mais vous pourriez mettre de la poudre d'amandes à la place, c'est un délice.
Pour sucrer la tarte, j'ai fait fondre du miel à la casserole avec le romarin à verser sur les fruits avant d'enfourner.
Bref, un petit concentré de Provence sur une tarte...

Allez hop ! la recette !
Pour une tarte :
Une pâte sablée (maison ou pas)
20 à 25 abricots
2 cuillère à soupe de flocons d'avoine ou d'amandes en poudre
1 poignée de cranberries séchées
3 cuillères à soupe de miel crémeux
1 petite branche de romarin
1 cuillère à soupe de sucre glace

Préchauffer le four à 190° C.
Étaler la pâte dans le moule. Saupoudrer le fond de tarte avec le sucre glace et enfourner pour 10 minutes. La cuisson "à blanc" avec le sucre permettra de rendre la pâte "imperméable" au jus des fruits et évitera que la tarte ne soit trop molle au moment du service.
Saupoudrer le fond de tarte avec les flocons d'avoine et placer les abricots coupés en quartiers, presque debout et bien serrés puis saupoudrez avec les cranberries (ou des raisins secs, ou rien !)
.
Dans une petite casserole, faire chauffer le miel, avec les feuilles de romarin ciselées, juste pour bien le liquéfier. Verser le miel sur les fruits et enfourner pour environ 30 minutes jusqu'à ce que les fruits soient cuits et les bords dorés.

mercredi 28 septembre 2011

Douceurs provençales et tarte salée à la brandade et aux courgettes

J'ai profité des (peut être) derniers rayons du soleil en Provence cette semaine...
J'ai fait un tour aux Halles d'Avignon, visite que je ne manque sous aucun prétexte tellement j'aime l'ambiance qui y règne, la variété des produits, et les fameuses olives chez Serge, qui maintenant, sait que je lui demande des barquettes scellées pour les ramener avec moi à Paris ! Je ne sais pas vous, mais ces étals me mettent en joie et en appétit !









Je me suis régalée des dernières tomates, de roquette, des toutes dernières fraises du jardin, ainsi que de quelques beignets de fleurs de courgettes, ce pêché mignon au goût des vacances... Et j'ai ramassé des pommes qui n'ont l'air de rien mais qui sont délicieuses en compote (ici avec deux coings pas encore très parfumés mais la récolte s'annonce superbe !)



Avec tout ça, j'ai innové en "créant" une délicieuse tarte salée dont nous nous sommes régalés. Une vraie réussite, alors je la partage ! 
J'avais une (énorme !) courgette du jardin, une barquette de brandade et une pâte feuilletée sous la main, j'ai associé tout ça, et le résultat était une très délicate tarte salée, très fine en goût, délicatement parfumée... 
Peut être ne connaissez vous pas bien la brandade, en dehors du gratin de brandade parmentier qu'on croise souvent au menu des cantines... Ce gratin associe en fait une purée de pommes de terre (d'où le nom de parmentier) et de la brandade. La vraie brandade ne contient pas de pommes de terre. Il s'agit d'une spécialité Nîmoise composée de morue séchée qui est dessalée puis mélangée avec de l'ail, du lait parfois et de l'huile d'olive. On en trouve sous forme de bocaux ou de boites de conserves dans le même rayon que les saumons fumés et choses dans ce genre. C'est délicieux simplement étalé sur des tartines et passé au four, pour y tremper des légumes crus, ou dans plein de recettes de gratins... 

Allez hop ! la recette ! 

Pour 4 personnes 
Une pâte feuilletée pur beurre
Trois ou quatre courgettes 
Un bocal de brandade de Nîmes (environ 250g)
huile d'olive
thym, poivre (pas ou peu de sel, la brandade est déjà salée)
quelques olives noires

Préchauffer le four à 180° C
Découper les courgettes en fines tranches dans la longueur (à l'aide d'une mandoline par exemple) ou encore en fines rondelles et les faire revenir quelques minutes dans une poêle avec l'huile d'olive (en plusieurs fois pour bien les étaler). Le but est de les assouplir suffisamment pour que l'on puisse les rouler sur elles mêmes, elles n'ont pas besoin d'être entièrement cuites. Laisser tiédir. Étaler la pâte à tarte dans le moule, piquer le fond avec plusieurs coups de fourchette et enfourner pour 5 à 10 min pour la précuire. Étaler délicatement la brandade dans le fond de tarte et disposer joliment les tranches de courgettes roulées sur elles même, presque à la verticale (ou encore les rondelles en les faisant se chevaucher) et en les serrant un peu pour que toute la surface de la tarte soit recouverte. 
Parsemer de thym, d'olives noires, poivrer et enfourner pour environ 30 min jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée.
Déguster avec une salade verte.

vendredi 22 juillet 2011

Crespeou ou gâteau d'omelettes provençal

Mes billets semblent un peu orientés cet "été" (peut-on parler d'été en ce mois de juillet calamiteux ?)...
Je parle de tian de légumes provençal, d'abricots... Le goût de chez moi ! Peut être est-ce parce que cet été sera le premier où je ne passerais pas mes vacances dans ma Provence chérie ? Je m'envole cet année vers la Belle Province ! Changement de longitude... changement d'air... revoir des amis très chers, partis s'installer si loin! Je ferais le plein de nouvelles saveurs au Canada, je me noierais dans le sirop d'érable, je goûterais (peut être !) la fameuse poutine... ça va me changer !
Mais quand même, ma région reste dans mon coeur, et aussi dans mon assiette ces jours-ci avec quelques classiques comme le tian, ou comme aujourd'hui le crespeou.
Le crespeou, ce sont des omelettes à divers parfums, empilées les unes sur les autres et que l'on découpe comme un gâteau. On le déguste l'été, bien froid avec un coulis de tomates ou une sauce au fromage blanc (du fjord chez moi, avec du basilic), avec une petite salade, c'est un régal !
La réalisation est un peu longue, mais le jeu en vaut la chandelle, et en plus, on peut tout à fait le préparer la veille pour le lendemain. C'est aussi un plat idéal pour un pique nique (si si, un jour, il va refaire beau, c'est promis, on pourra retourner faire des pique niques !)
Plein de parfums se prêtent à ces omelettes : la tapenade, le caviar de tomates séchées ou une fondue de tomate, les épinards, les verts de blettes, les oignons, les poivrons... ou encore nature !

Allez hop, la recette !
pour un gâteau d'omelettes (pour 4 ou 5 personnes en plat principal, ou plus pour un déjeuner sur l'herbe)

14 oeufs
deux tomates
deux belles poignées d'épinards
un oignon
un poivron rouge
sel, poivre, huile d'olive

Épépiner et découper en dés les tomates et les faire cuire doucement à la poêle jusqu'à l'obtention d'une concassée que vous ferez "sécher" pour qu'il y n'y ai plus de jus.
Faire tomber les épinards à la poêle et les presser pour  bien extraire l'eau. Les hacher grossièrement.
Couper le poivron en dés et les faire sauter à la poêle également, pour qu'ils soient tendres.
Émincer l'oignon et le faire fondre à la poêle.
Battre les oeufs en omelette, saler, poivrer.
Mettre chaque légume dans un bol et répartir les oeufs battus. On peut également en garder pour faire une ou deux omelettes natures.
Faire cuire des omelettes assez fines, sur une seule face en les gardant légèrement baveuses dessus et les glisser les unes sur les autres dans un moule à manqué du même diamètre que la poêle. Inutile d'huiler le moule, l'huile des omelettes suffira. Faire autant d'omelettes que vous le permettent les ingrédients tout en alternant les ingrédients pour créer de jolies rayures de couleurs.
Quand la cuisson des omelettes est terminée, glisser le moule dans le four préchauffé pour une quinzaine de minutes. Cette cuisson va permettre aux oeufs de finir de cuire et "souder" les différentes couches du gâteau.
Laisser refroidir et démouler sur une assiette.
Servir froid avec une salade et une concassée de tomates ou une sauce au fjord, basilic, sel et poivre.

dimanche 3 juillet 2011

Tian de légumes d'été

"Un tian vaut mieux que deux tu l'auras... "
Voilà la sentence de mon père à chaque fois que ma mère pose un tian de légumes sur la table à la maison !

Et autant vous dire que ce plat revient régulièrement au menu, car il est idéal pour contenter les grandes tablées estivales. Le tian, à l'origine, c'est le nom du plat en terre dans lequel on le prépare (comme le tagine par exemple) et donc par extension le nom de la préparation dans ledit plat...
Il faut le reconnaître, c'est un peu long à faire, car il faut préparer, émincer et ranger tous les légumes... et aussi, c'est long à cuire, mais pendant ce temps là, on peut s'occuper à autre chose comme surveiller les hommes qui s'occupent du barbecue, non ? Et puis le succès que vous vaudra ce plat même auprès de ceux qui boudent habituellement les légumes vaut tous les sacrifices !
En même temps, on n'est aucunement obligé de s'attaquer à un grand plat familial pour commencer ! C'est l'avantage du tian, quelques légumes au fond du frigo, coupés en tranches fines, un petit plat à gratin, et le tour est joué. D'ailleurs, je vous montre ici les deux versions ! un plat plus que familial en version avant et après cuisson et un petit tian pour tête à tête... C'est à vous de voir !

 
Aller, hop ! la recette ! 
Mais en fait, il va être difficile de vous donner vraiment une recette avec des quantités précises car cela va vraiment dépendre de la taille de votre plat. Mais l'idée, c'est de choisir des légumes d'été (ceux de la ratatouille par exemple : courgettes, aubergines, oignons (blancs, rouges, doux...), poivrons, tomates...) mais après, d'autres légumes s'y prêtent aussi comme les pommes de terre, les champignons, le fenouil... 
Préparer les légumes en les lavant, les épluchant (sauf les tomates, les aubergines et les courgettes, c'est inutile) puis en les coupant en tranches assez fines et régulières. Dans le plat à gratin, alterner les légumes en rangées en les faisant se chevaucher légèrement et tenir les tranches presque à la verticale (un peu délicate au  départ,  l'opération devient plus facile quand on a pas mal de légumes dans le plat). N'hésitez pas à bien remplir le plat, en rajoutant des tranches de légumes entre les précédentes pour que le tout forme une couche assez épaisse car les légumes fondent pas mal à la cuisson. Assaisonner de sel, poivre, herbes de Provence et arroser généreusement d'huile d'olive. Placer dans le four préchauffé à 180° pour environ 1 heure en surveillant la cuisson. Si les légumes grillent un peu trop vite, recouvrir le plat d'un papier d'aluminium et enlever celui ci en fin de cuisson. Régulièrement, avec une spatule, appuyer légèrement sur les légumes pour les imbiber du jus qui va se former au fond du plat et ainsi les confire.  Le tian est délicieux chaud ou froid, en accompagnement de viandes grillées. S'il vous en reste, préparez des pâtes avec, c'est excellent aussi. 

lundi 25 avril 2011

salade de fenouil cru à l'huile d'olive à la mandarine

Après les excès de chocolat des fêtes de Pâques, j'avais envie d'un repas léger et savoureux vite préparé.
J'ai réalisé celle salade maintes et maintes fois, parce que j'adore la saveur délicatement anisée du fenouil cru, et son croquant. C'est ma version printanière de la salade d'endives, parce que c'est aussi simple de trancher finement un fenouil cru que de détailler des endives pour en faire une salade.
Le fenouil s'associe parfaitement bien avec les agrumes, et j'assaisonne souvent cette salade d'une vinaigrette à base de jus d'orange et de bonne huile d'olive, avec parfois quelques suprêmes d'orange et quelques olives noires comme on le fait en Italie.



Mais dernièrement, j'ai découvert un produit que j'aime beaucoup : c'est l'huile d'olive à la mandarine de Première Pression Provence. Ce n'est pas une huile d'olive aromatisée avec le jus de fruit, comme souvent, mais les olives sont pressées en même temps que les mandarines, et les huiles essentielles du fruit en plus du jus se mêlent à l'huile d'olive pour une saveur incomparable. Elle est délicieuse versée sur de simples asperges vertes avec une pincée de fleur de sel et parfaite aussi avec cette salade qu'elle parfume délicieusement sans apporter trop d'acidité. On trouve aussi fabriquée selon le même processus une huile d'olive au basilic extra !
Les boutiques Première Pression Provence offrent un très beau choix de produits provençaux, sans tomber dans le folklore habituel de cigales et autres, ce qui est appréciable. On peut même y faire préparer un mélange d'huiles d'olives sur mesure parfaitement à son goût, n'hésitez pas à demander les conseils des vendeurs, ils sont là pour vous guider... Vous y trouverez également tout un choix de vinaigres aromatisés, tartinades et bons produits authentiques qui viennent presque tous de Provence (n'y voyez aucune mauvaise foi de ma part, en bonne provençale que je suis, j'apprécie de retrouver ces saveurs au coeur de Paris !) ou encore d'Italie (que j'aime d'amour !) ...
Alors, essayez cette salade fraîche et croquante, vous m'en direz des nouvelles... Je suis sûre d'arriver à vous convertir au fenouil cru  pour accompagner vos barbecues d'été !
Aller hop, la recette !
Pour une personne :
Un petit bulbe de fenouil
Une belle cuillère à soupe d'huile d'olive à la mandarine
Sel, poivre, vinaigre balsamique
Laver et enlever la première côte du fenouil. L'émincer finement à l'aide d'une mandoline ou d'un couteau bien aiguisé. Préparer la vinaigrette en mélangeant l'huile, le vinaigre balsamique, le sel et le poivre. Mélanger et servir rapidement pour garder tout le croquant du fenouil.


Les boutiques et toutes les infos sur Première Pression Provence sur le site suivant : http://www.ppprovence.com