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lundi 16 novembre 2020

Bagels maison

L'autre jour, j'ai eu envie de faire un peu de boulange. 
J'ai eu envie de bagels, ces petits pains en forme de roue que l'on garnit souvent en sandwiches. 
Ces petits pains, tout comme les bretzels et les moricettes alsaciens ont une particularité : ils sont pochés dans de l'eau bouillante avec du bicarbonate. Ce pochage va les faire gonfler et donner la croûte si particulière un peu lisse et salée. 
Un petit geste technique mais franchement, rien de compliqué. 
La même pâte permet de réaliser toutes ces recettes, seul le façonnage change. 
J'ai décidé de les parfumer avec plein de graines et même un mélange de graines et sel inspiré de celui appelé "everything seasoning" aux Etats Unis et au Canada (ou "assaisonnement à tout") composé de sésame, pavot (ou nigelle ici), d'ail et d'oignon déshydratés et sel. Parfait pour ceux qui n'arrivent pas à se décider sur le parfum qu'ils préfèrent ! 

J'ai partagé dans la recette deux versions, une pour le robot Thermomix et une classique (indiquée entre parenthèses) 
J'ai proposé cette recette dans mon livre "Apéritifs Dînatoires avec Thermomix" paru chez Larousse avec 120 recettes idéales pour l'apéritif entre amis ou en famille. Mais en ce moment, ce n'est pas forcément idéal ... et bien j'ai une bonne nouvelle ! 
La plupart de ces recettes sont aussi adaptées aux repas familiaux (une soupe servie dans des grands bols plutôt qu'en verrines et des bagels plutôt que des bretzels pour l'accompagner comme sur la première photo de ce post, ça marche aussi bien n'est-ce pas ?) 







Allez hop ! la recette 

Pour 6 beaux bagels 

Préparation 20 min 
Levée 1 heure 
Cuisson 15 min 

2 sachets de levure sèche boulanger ou 20 g de levure fraîche 
15 cl de lait 
15 cl d'eau
500 g de farine + un peu pour la plaque et le façonnage 
35 g de beurre mou 
10 g de sel
Pour le bain :
100 g de bicarbonate
1 litre d'eau
2 cuillères à café de sel
Pour la dorure :
1 oeuf
Quelques grains de gros sel ou de fleur de sel 
ou un mélange de graines et sel appelé "everything seasoning" (ou "assaisonnement à tout") composé de sésame, pavot (ou nigelle ici), d'ail et d'oignon déshydratés et sel 


Placez la levure, l’eau et le lait dans le bol et chauffer 2min/37°/vit2. (ou versez le liquide à peine tiède (max 40°C) sur la levure placée dans un petit bol et mélangez pour diluer la levure. Laissez reposer quelques minutes.)
Ajoutez la farine et le sel et pétrir 3min/épi (Pétrissez au robot avec le crochet ou à la main pendant 3 minutes). Ajoutez le beurre mou coupé en petits dés et pétrir encore 3 min/épi, (Pétrissez au robot avec le crochet ou à la main encore pendant 3 minutes pour incorporer le beurre)
Débarrassez la pâte dans un saladier et laisser reposer 1 heure, recouvert d'un film jusqu'à ce que la pâte double de volume.
Dans une casserole, mélanger l'eau, le sel et le bicarbonate et porter à ébullition.
Préchauffez le four à 200°C. Préparez la plaque du four avec un papier cuisson saupoudré de farine. 
Battez l’œuf dans un petit bol. 
Divisez la pâte en 6 petits pâtons : 
Pour les bagels, formez des boules, percer un trou avec le pouce au centre et faire tourner la pâte 
autour du doigt pour former un anneau avec un trou assez large (il se refermera un peu à la cuisson) 
Baignez les bagels dans l'eau bouillante au bicarbonate 30 sec d'un côté, retournez-les avec une écumoire et encore 30 sec sur l'autre face et sortir les pains avec l'écumoire. 
Déposer sur la plaque du four. 
Badigeonnez la surface des pains d'oeuf battu et déposez quelques grains de sel sur le dessus ou le mélange de graines de votre choix.
Enfourner environ 15 minutes.

Déguster rapidement après la cuisson, les bagels se mangent très frais avec des charcuteries ou des fromages ou même natures comme du pain. 
Ils se congèlent aussi très bien une fois refroidis et coupés en deux dans l'épaisseur et placés dans un sachet congélation. A décongeler à température ambiante ou au grille pain. 


Pour des moricettes, former une dizaine de petits pains ovales sur le plan de travail. Avec un petit couteau bien aiguisé on peut faire trois grignes (entailles) sur le dessus. 
Pour les bretzels, divisez la pâte en plusieurs portions en fonction du nombre de bretzels voulu, formez un boudin de pâte un peu épais au centre et affiné sur les deux extrémités,  puis prendre chaque extrémité et les croiser deux fois et pincer les deux pointes sur le haut du bretzel. 
On peut aussi décorer les moricettes ou les bretzels de graines comme celles de pavot ou de sésame. 
On les poche et on les cuit ensuite exactement de la même manière. 

samedi 28 juillet 2018

Dakos crétois (salade de tomates sur pain croustillant à la crétoise)

Cet été, tout le monde dans mon entourage semble s'être donné le mot, ils sont tous en Grèce ou en Crète !!! Alors moi, fatalement, je bave devant leurs photos de vacances et j'ai envie de manger .... grec !
Bon, en réalité, ce n'est pas si difficile pour moi, provençale que je suis, de manger façon "diète méditerranéenne", les produits chers à mon coeur sont les mêmes sur toutes les rives de la Méditerranée... Mais la magie de la cuisine opère, avec les mêmes ingrédients, on n'a une infinité de recettes qui s'offrent à nous

Mais revenons au dakos...
Ce dakos est une salade servie sur un petit pain croquant, le paximadi, ( il est même carrément sec puisque cuit deux fois, comme un biscuit, pour favoriser sa conservation), à la farine d'orge souvent, ou de caroube.
Ce pain est légèrement réhydraté puis couvert d'une salade composée de tomates en tout petits dés, de fêta ou de mizithra, d'un peu d'oignon et d'olives et de câpres si on le souhaite. Le jus rendu par la salade va venir imbiber le pain qui va se gorger de parfums...

Un délice très frais, qui ressemble de loin à la bruschetta italienne pour le côté cuisine "de rien" et zéro gâchis aussi d'ailleurs. Et une recette extra simple, parfaite l'été quand les tomates sont à leur apogée et qu'on n'a pas envie de passer du temps en cuisine, encore moins devant un fourneau ! Et une recette aussi facile à faire pour soi tout seul que pour une tablée plus généreuse.

Bien sûr, les dakos sont difficiles à trouver chez nous hormis dans les épiceries grecques mais cela ne m'a pas arrêtée, deux belles tranches de pain de campagne rassis ont très bien fait l'affaire, encore un peu plus séchées par un passage au grille pain.

Allez hop, la recette !

Pour une personne

2 tranches de pain de campagne un peu épaisses et bien sèches
1 grosse tomate
1 peu d'oignon ou une cive ou un oignon vert si vous le souhaitez
30 g de fêta
1 petite cuillère à soupe de câpres et/ou d'olives noires si vous aimez
1 grosse pincée d'origan
sel (peu à cause de la fêta) et poivre
Huile d'olive

Coupez la tomate en tout petits dés, ainsi que l'oignon. Mélangez, assaisonnez de sel, poivre, un peu d'huile d'olive et laissez reposer quelques minutes le temps de toaster le pain si il n'est pas complètement sec.
Disposez le pain dans une assiette, disposez les tomates sur le dessus.
Parsemez avec la fêta réduite en miettes, les câpres ou les olives, saupoudrez d'origan et versez un dernier filet d'huile d'olive.
Dégustez assez rapidement, le temps au pain d'absorber le jus mais pas celui de se défaire complètement.



mardi 17 avril 2018

Pudding de pain rhum raisin

Aujourd'hui, lutter contre le gaspillage alimentaire devrait être la préoccupation de tous, tout le temps ! Que cela soit pour des raisons économiques mais aussi bien pour des raisons écologiques. Ce n'est quand même pas imaginable que 30 % de la nourriture produite sur terre finissent dans les poubelles, n'est ce pas ?

Parmi les choses que l'on peut recycler de multiples façons, le pain se tient en bonne place. Normal d'ailleurs, parce que depuis toujours, on connaît la valeur du pain et on respecte le travail des paysans et des boulangers qui l'ont produit.
J'ai la chance d'avoir une amie boulangère qui me fait profiter régulièrement du pain qu'elle produit et qui ne trouve pas preneur là où elle travaille.
Elle m'a offert de belles miches de pain bio (aux blés anciens ou au petit épeautre) que j'ai d'abord dégustées en tartines classiques bien sûr mais il y en avait trop pour que j'ai le temps de les consommer seulement comme ça. Alors j'ai repensé au pudding de pain que préparait régulièrement ma mère quand nous étions petits. Mes frères adoraient ça, moi un peu moins à l'époque. Mais les temps changent, j'aime bien ça maintenant, et je n'aime pas plus gâcher la nourriture que ma mère !

Alors un beau pudding s'imposait ! J'ai déjà partagé ici une recette de pudding aux cranberries (clic ur le nom de la recette pour ouvrir le lien ! ) mais aujourd'hui, c'est une version différente en texture. Le premier était plus rustique, avec des morceaux de pain encore entiers. Cette fois, j'ai choisi de mixer mon pain trempé pour donner une texture plus fine, qui se rapproche plus d'une sorte de "flan". Et en fait, je crois que c'est la texture avec morceaux que je n'aimais pas trop petite. Après, à vous de procéder comme vous le préférez. Le mixage ici n'est pas indispensable, vous pouvez aussi couper votre pain en morceaux et les laisser entiers. Dans ce cas, fouettez les oeufs avec le sucre et le lait avant d'ajouter le pain pour le faire s'imbiber.
J'ai ajouté des raisins secs bien sûr, c'est très classique dans le pudding et du coup pour parfumer mon gâteau j'ai rajouté du rhum, un duo qui marche à tous les coups.

C'est aussi une recette "du placard" parce qu'il ne faut pas beaucoup d'ingrédients et qu'on a souvent ceux là dans son placard. Alors vous vous lancez pour le goûter ?


Allez hop ! la recette

Pour un beau moule à cake

300 g de pain de campagne rassis
75 cl de lait
3 oeufs
100 g de sucre de canne (ou un peu plus, selon votre goût)
80 g de raisins secs
2 cuillères à soupe de rhum ambré
1 filet d'huile

Coupez le pain en dés et placez-les dans un saladier. Arrosez-les avec le lait et laissez le pain s'imbiber pendant au moins 30 minutes. Il doit devenir bien mou.
Préchauffez le four à 190° C.
Avec un mixer plongeant, mixer le pain pour obtenir une sorte de bouillie plus ou moins fine selon votre goût.
Battez les oeufs en omelette avec le sucre et le rhum puis incorporez-les dans le mélange pain-lait.
Ajoutez les raisins secs.
Huilez le moule à cake et versez la préparation. Enfournez pour environ 50 minutes. Testez la cuisson en plongeant un couteau au centre, la lame doit ressortir sans traces de pâte.
Laissez tiédir dans le moule pendant une demie heure puis démoulez sur une grille pour laisser refroidir complètement.









mardi 11 avril 2017

Pain irlandais (Irish soda bread) au seigle et farine complète

Sur ce blog, j'ai déjà donné plusieurs recettes de pain comme ce pain cocotte sans pétrissage ou déjà un irish soda bread parce que de temps en temps, j'aime bien faire mon propre pain.
Seulement, le pain classique demande du temps (levée minimum de 2 heures, voire 16 pour le pain cocotte) et parfois, c'est difficile de s'organiser pour avoir un beau pain au moment où on en a envie.

En plus, faire son pain permet de choisir ses farines, bios de préférence surtout si comme moi on les consomme complètes ou intégrales (les pesticides se concentrent dans l'écorce des grains, donc éviter les céréales complètes non bios est une évidence, mais ça va mieux en le disant !). Et on remarque très vite aussi qu'en magasins bios, ces farines sont très bon marché contrairement aux idées reçues sur ce type de magasins.

L'avantage de ce pain irlandais, c'est qu'il ne prend pas plus de temps à faire qu'un gâteau (disons une heure cuisson comprise puisqu'il suffit de mélanger les ingrédients) puisqu'il n'y a pas de levée et que du coup ça dépanne bien.
Quand en plus, c'est bon, c'est tout bénéfice non ?
La mie n'est pas aérée et levée comme un pain traditionnel de chez nous, mais personnellement j'aime les pains à la mie dense (et pas les éponges pleines de trous...) alors ça me convient.
La présence de sirop "golden syrup" apporte un petite touche sucrée qui fait de ce pain tendre une sorte de "gâteau" plus qu'une miche "bien de chez nous" mais il est délicieux avec du fromage de chèvre
La première recette que j'ai testée est bonne mais se conserve moins bien que celui là. Je pense que c'est dû à la présence du golden syrup (ou du miel). En plus, ce sucre apporte un petit goût très agréable, aussi bien avec un accompagnement salé que sucré.
C'est l'action combinée du bicarbonate avec le "sucre" du lait fermenté et celui du miel qui va faire lever votre pain;
Le fait de le faire cuire dans un moule permet aussi d'avoir un joli pain, qui se coupe facilement en tranches. La pâte est très collante et difficile à manipuler pour en faire une boule.
Conservez-le enveloppé dans un sachet plastique pour prolonger sa durée de vie. Et s'il commence à sécher légèrement passez les tranches au grille pain.
La recette m'a été inspirée par celle partagée par un déjeuner de soleil, qui elle même l'avait adaptée de deux recettes de Trish Deseine, bref, comme toujours en cuisine, rien ne se crée, tout se transforme, alors voilà "ma" version à moi ! Libre à vous d'ajouter quelques graines comme des graines de tournesol ou de courge si le coeur vous en dit.


Allez hop, la recette !

Pour un gros pain (dans un moule à cake large de 24 x 14 cm)

150 g de farine de seigle complet
300 g de farine complète (ici un mélange de 5 farines complètes bios Celnat)
80 g de flocons d'avoine
450 ml de lait fermenté (au rayon lait frais du supermarché, Yorik ou Elben)
1 cuillère à café de bicarbonate de sodium alimentaire
2 cuillères à soupe de golden syrup ou de miel d'acacia
1 petite cuillère à café de sel (pas trop à cause du bicarbonate)

Préchauffez le four à 180-200° C.
Mélangez les farines avec les flocons d'avoine, le sel et le bicarbonate.
Dans un pichet, mesurez le lait fermenté et y dissoudre le sirop (ou le miel) avec un petit fouet.
Ajoutez le lait sur les farines et mélangez avec une cuillère en bois le temps de bien amalgamer le tout.
Chemisez le moule à cake avec un papier sulfurisé et y déposer la pâte.
Tassez un peu le pain dans les angles et lissez la surface avec la main mouillée (cela va éviter que la pâte ne colle trop à votre main).
Enfournez pour environ 50 minutes. Le pain doit avoir doré légèrement et sonner creux quand on tapote le fond.
Sortez le pain du moule et laissez-le refroidir sur une grille dans son papier cuisson
.
Conservez ce pain deux à trois jours dans un sachet plastique.

vendredi 26 décembre 2014

Pudding de pain aux cranberries

Il nous arrive à tous d'avoir du pain qui sèche, et de regretter de le jeter parce que ça ne se fait pas de jeter du pain ! (En bonne arrière petite fille de boulanger, je sais ça ! on ne jette pas le pain !)
Avec les fêtes, vous avez peut être acheté trop de pain et il vous en reste ?
Rassurez-vous, vous avez d'autres solutions !
En Toscane, on en fait une soupe appelée ribollita, ou encore de la panzanella (une sorte de salade de pain trempé, tomates et oignons), ou la pappa al pomodoro (une bouillie de pain et tomates) par exemple.
En Suisse, on prépare des croûtes valaisannes avec de belles tranches de pain imbibées de vin blanc et du fromage fondu...
Chez nous, on a plus l'habitude de le transformer en douceurs en faisant du pain perdu. Ou encore le mixer pour faire de la chapelure. Bref, on le recycle !
Aujourd'hui, comme c'était de la baguette qui me restait, j'ai décidé d'en faire un pudding comme faisait ma maman quand on était petits avec mes frères. Le principe est le même que le pain perdu (tremper le pain dans des oeufs, du lait, du sucre) mais au lieu de le faire cuire à la poêle dans un beurre comme les tranches de pain plus grandes, on le coupe en morceaux et on le fait cuire dans un moule ou un plat pour le transformer en gâteau à partager.
Comme j'ai trouvé des cranberries fraîches au marché, je les ai ajoutées à mon gâteau mais on peut très bien mettre des pommes, des raisins secs... Quelques épices comme la cannelle, la vanille si on veut et voilà un goûter ou un petit déjeuner réconfortant et économique ! On me glisse dans l'oreillette que ça marche aussi très bien avec de la brioche rassie, pour une version encore plus gourmande !
Les cranberries sont très acidulées alors on peut sucrer un peu plus ou servir avec du sirop d'érable pour rester dans l'esprit canadien !

Allez hop ! la recette !

Pour un gâteau pour environ 4 personnes

2/3 d'une baguette rassie
2 oeufs
25 cl de lait
1 belle pincée de cannelle ou noix de muscade, ou vanille
3 ou 4 cuillères à soupe de sucre en poudre (selon les fruits choisis, plus ou moins acidulés)
100 g de cranberries fraîches (ou raisins secs, ou une pomme en dés...)
Un peu de beurre et une cuillère à café de sucre en poudre pour le moule

Couper le pain en dés.
Battre les oeufs avec le lait, le sucre et l'épice choisie. Mettre les dés de pain sec dans ce mélange et laisser reposer pendant environ 30 minutes pour que le pain s'imbibe bien d'oeufs au lait. Ajouter également les fruits.
Beurrer un moule et le saupoudrer avec le sucre (comme on fait avec la farine pour les gâteaux) et verser le mélange dedans en appuyant un peu pour bien immerger les morceaux de pain.
Enfourner pour environ 40 à 50 minutes (si vous utilisez un plat type moule à cake un peu haut comme moi, peut être un peu moins si votre gâteau est plus plat) jusqu'à ce que le dessus soit doré et l'intérieur bien pris. En cours de cuisson, appuyez un peu sur la surface avec une spatule pour éviter que les morceaux de pain du dessus ne se désèchent en les plongeant à nouveau dans le "jus", ils deviendront un peu croustillants quand même, et l'intérieur sera moelleux.
Déguster tiède ou froid, en servant à la cuillère parce que c'est un peu difficile à couper en tranches, éventuellement arrosé de sirop d'érable si vous êtes un bec sucré !



vendredi 19 septembre 2014

Scones salés au potimarron et à la sauge

L'automne approche, c'est indubitable... 
La preuve ? j'ai du potimarron dans ma cuisine ! 
Je l'ai fait rôtir au four comme j'aime selon cette méthode et il m'en restait un peu. 
Le lendemain, j'avais prévu une belle salade composée au dîner, et les scones salés sont parfaits pour aller avec, en remplacement du pain, mais avec un petit plus quand même. 
Alors, j'ai pensé à mixer mon petit reste pour le transformer en purée et l'intégrer à des scones avec un peu de sauge parce que potiron et sauge vont très bien ensemble. 
Le résultat, 6 beaux scones à la belle couleur orangée, bien parfumés et moelleux. 
C'est très facile à faire, très rapide (une dizaine de minutes pour la pâte, 25 min de cuisson, bien moins que pour faire du pain) et c'est délicieux tiède. 

S'il vous en reste, conservez les dans une boite à biscuits en métal et faites les réchauffer au grille pain ou au four.

Alors, n'hésitez pas, avec une salade ou une bonne soupe, les scones, c'est vraiment parfait ! 



Pour 6 beaux scones 

150 g de purée de potimarron
260 g de farine environ
1/2 sachet de levure chimique
6 cl de lait 
1 cuillères à soupe de sirop d'agave
1 oeuf
70 g de beurre mou
1 cuillère à soupe de sauge séchée émiettée

6 belles pincées de comté râpé
sel, poivre du moulin

Dans un saladier, verser la farine et la levure. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et sabler la pâte pour faire disparaître le beurre comme pour une pâte sablée. 
Ajouter la purée de potiron, le lait, le sirop d'agave, l'oeuf , la sauge émiettée. Saler et poivrer et mélanger pour obtenir une pâte souple. Si la pâte est trop collante, ajouter un peu de farine.
Étaler la pâte en disque sur une épaisseur de 2-3 cm d'épaisseur sur une plaque allant au four recouverte de papier cuisson et détailler des triangles avec un grand couteau trempé dans la farine, comme pour couper une tarte. Espacer les scones.

Badigeonner les scones de lait avec un pinceau et poser une pincée de comté râpé sur la surface et enfourner pendant environ 25 minutes dans un four préchauffé à 200°C. 
Déguster tiède. 

vendredi 29 août 2014

Pol roti sri lankais (petits pains plats à la noix de coco)

J'ai eu la chance de partir au Sri Lanka cet été, et mon voyage m'a enchantée !
Paysages magnifiques et variés, vieilles pierres, couleurs, plages désertes ou pas (même si ce n'était pas la saison pour se baigner) et surtout saveurs.
Nous avons passé trois jours au début de notre périple dans une charmante chambre d'hôtes au nord de Kandy et là, Jaya nous a régalés et permis de faire connaissance avec la cuisine sri lankaise en concoctant trois dîners différents (même si deux "rice and curry", LE plat national mais à chaque fois avec des curries et des riz différents) et trois petits déjeuners tout aussi variés.

C'est lors d'un de ces petits déjeuners que j'ai découvert les pol roti (pol : coco, roti : pain). Ils accompagnent le dahl (ou curry) de lentilles qui est le plus souvent au menu du matin là bas, escorté de sambol (pâte de piment et d'oignon). La version "nature" avec juste de la noix de coco se mange aussi bien avec un plat salé qu'avec du beurre et de la confiture, plus en phase avec nos habitudes occidentales du matin ! Ils peuvent aussi être aromatisés d'oignon haché, de piment vert et de feuilles de curry émincées pour une version plus corsée accompagnant un curry lors d'un autre repas.
J'ai beaucoup aimé ces petites galettes de pain et à peine rentrée, munie du (très gros) livre de cuisine sri lankaise que j'ai rapporté, je me suis attelée à leur confection.
Rien de plus simple ! il suffit de mélanger les ingrédients, laisser poser 5 ou 10 min la pâte, former les galettes à la main en les écrasant et hop, à la poêle pour quelques minutes.

Allez hop ! la recette !

Pour une douzaine de pol roti (deux à trois personnes)

200 g de farine
200 g de noix de coco râpée (sèche ou fraîche si vous en avez)
une 1/2 cuil à café de sel
de l'eau ou du lait de coco
quelques gouttes d'huile de coco ou de tournesol

Mélanger les ingrédients en ajoutant l'eau petit à petit jusqu'à l'obtention d'une pâte assez dense mais pas trop sèche, comme une pâte à modeler. Poser un torchon sur le saladier et laisser reposer 5 à 10 minutes.
Former des boulettes de la taille d'une grosse balle de golf et les écraser à la main ou avec un rouleau sur le plan de travail pour former des galettes d'environ 3-4 mm  (faites les plus ou moins fines selon votre goût : épaisses elles seront plus moelleuses, fines plus croustillantes).
Dans une poêle anti adhésive ou en fonte, faire fondre une toute petite goutte d'huile de coco et faire cuire les galettes jusqu'à ce qu'elles soient à peine dorées, les retourner avec une spatule et cuire l'autre face, soit environ 8 minutes (selon l'épaisseur).
Servir chaud ou tiède avec un dahl de lentilles corail ou autre (voyez cette recette de dahl de pois chiches que j'ai donnée avant mon départ) et un curry (de légumes pour un repas végétarien plein de saveurs).


vendredi 4 octobre 2013

Scones au cheddar et à la sauge

Les scones salés, c'est une très bonne idée pour compléter un repas léger, idéaux pour accompagner une soupe toute simple ou une salade, voire même en les utilisant en base de sandwich pour votre lunch box au bureau ! Croisée au détour du web sur le site de BBC Goodfood, cette recette de scones salés m'a fait de l'oeil dès que je l'ai vue !
J'aime beaucoup la version sucrée de scones, servie avec crème et confiture, qui accompagne le thé en Angleterre, mais il existe aussi des versions salées de ces petits pains légers, très vite faits, sans avoir besoin de lever comme le pain classique car faits avec de la levure chimique et pas de boulanger. En plus, ils sont très vite préparés (10 min max !) et vite cuits, à peine une quinzaine de minutes. De quoi vous sauver un dîner !
Ils sont vraiment délicieux tièdes, alors n'hésitez pas à les faire réchauffer avant de les servir si vous les confectionnez à l'avance.
Dans cette version, on utilise de la moutarde en poudre colman's très courante en Angleterre, et comme je ne sais pas résister devant ce genre de produits quand je voyage, j'en avais ramené un petit pot de mon petit séjour à Londres l'an dernier. Voilà enfin une excellente façon de l'utiliser mais j'essaierai un jour avec de la moutarde à l'ancienne, avec des grains, ça doit très bien marcher aussi ! Elle apporte un parfum et une légère touche piquante très agréable.
On trouve facilement du cheddar dans les rayons des magasins maintenant mais on peut imaginer de le remplacer par un fromage à pâte dure comme du comté, ou mieux, du beaufort ou du gruyère suisse.
Pour la sauge, je n'avais que de la sauge séchée (mais de la sauge sauvage, cueillie chez mes parents et très parfumée), là encore, je referai cette recette avec de la sauge fraîche qui est une herbe que j'aime beaucoup.
Un autre petit changement par rapport à  la recette originale, pas de buttermilk (ou encore de lait fermenté) chez moi ce jour là, alors je l'ai remplacé par un yaourt nature, c'était parfait aussi pour apporter le moelleux voulu.
Pour l'apero, vous pouvez aussi découper la pâte en morceaux beaucoup plus petits, et dans ce cas, adaptez le temps de cuisson qui sera un peu moins long.

Allez hop ! la recette !

Pour 8 beaux scones :


230 g de farine
1 sachet de levure chimique
50 g de beurre froid
1,5 cuillère à soupe de poudre de moutarde colman's (ou de moutarde à l'ancienne mais dans ce cas vous aurez peut être besoin d'un peu plus de farine)
100g de cheddar rapé
1 cuillère à soupe de sauge ciselée (ou sèche)
1 œuf entier
1 yaourt nature
sel, poivre

Préchauffer le four à 200° C.
Mélanger la farine, la levure, la poudre de moutarde, une belle pincée de sel, du poivre dans un saladier. Ajouter le beurre en morceaux et l'incorporer du bout des doigts.
Ajouter le fromage râpé (moins 4 cuillères à soupe) et la sauge.
Battre l’œuf avec le yaourt puis mélanger à l'autre saladier en en gardant une cuillère à soupe pour badigeonner les scones avant cuisson. (Si vous utilisez de la moutarde à l'ancienne, mélangez là à ce moment là avec l’œuf et le yaourt). Pétrir la pâte quelques instants à la main, elle doit être lisse et assez souple. Si elle colle un peu, ajouter un peu de farine.
Étaler la pâte en un rectangle d'une épaisseur de 3 cm environ. Couper en 4 morceaux puis chaque morceau encore en biais pour obtenir 8 triangles. Vous pouvez aussi former un cercle de la même épaisseur et le couper en triangles comme une tarte.
Placer les triangles en les espaçant bien sur une plaque et badigeonner du reste d'oeuf, puis saupoudrer du reste de fromage râpé.
Enfourner pour environ 15 minutes jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés et sonnent un peu creux quand on les tapote.
Servir tiède avec une soupe ou une salade.



vendredi 12 avril 2013

Salade Caesar au poulet, croûtons et parmesan

La salade Caesar est un grand classique des salades composées.
Historiquement, elle aurait été inventée au début du XXeme siècle par un restaurateur italien prénomé ... Caesar !
Depuis, d'innombrables recettes existent avec tout de même une base commune : une salade croquante (en général de la romaine), du poulet cuit, des croûtons et du parmesan. Parfois ces ingrédients se voient complétés d'anchois (dans la vinaigrette ou dans la salade) ou d'oeuf ( jaune cru dans la vinaigrette, ou mollet sur la salade), de la sauce pimentée pour la vinaigrette... On  utilise en général du jus de citron pour la vinaigrette mais je n'en avais pas ce jour là...
C'est une recette toute simple, facile et rapide à faire, et un plat complet et goûteux.
On peut utiliser des restes de poulet rôti pour la faire, ou cuire soit même des blancs de poulet (ou des aiguillettes, ce que je préfère, c'est moins sec).
Alors voilà aujourd'hui ma version simplifiée de ce grand classique, qui donne une salade gourmande et généreuse mais somme toute assez légère au final !

Allez hop, la recette !

Pour deux personnes :

Deux coeurs de sucrines ou une salade romaine, éventuellement quelques pousses d'épinards
1 barquette d'aiguillettes de poulet
Deux tranches de pain
Un morceau de parmesan
1 cuillère à soupe d'huile
pour la sauce :
1 cuillère a café de crème d'anchois
1 cuillère à café de moutarde forte
De la sauce pimentée à votre goût
1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique blanc
2 cuillères à soupe d'huile d'olive
sel, poivre

Découper le pain en morceaux.
Faire cuire les aiguillettes de poulet dans une poêle chaude avec l'huile et ajouter les dés de pain pour les faire dorer en même temps. Laisser refroidir.
Préparer la vinaigrette en mélangeant tous les ingrédients.
Laver, essorer la salade et la découper en chiffonnade.
Faire des copeaux de parmesan en utilisant un économe.
Dans le saladier, déposer la salade et ajouter la vinaigrette et mélanger. Ajouter le poulet détaillé en dés ainsi que les croûtons dorés et le parmesan, mélanger à nouveau.
Pour un plat plus complet, vous pouvez rajouter un oeuf mollet par personne à la salade.
Servir immédiatement.





samedi 23 mars 2013

Pain maison cuit à la cocotte !

Les recettes, c'est comme ça... ça tourne, ça s'échange, ça se partage dans la joie et la bonne humeur !
Cette méthode pour faire du pain, je l'ai découverte grâce à l'engouement d'une groupe de copines qui nous a fait partager ses réussites. C'est une recette qui tourne beaucoup sur le net, en particulier sur les blogs anglo saxons dont un certain Jim Lahey qui l'a lancée je crois.
Et à force de voir passer des photos de belles croûtes bien craquelées, de mies aérées, j'ai décidé de tester cette recette au mode opératoire très différent de ce qu'on peut faire habituellement quand on fait du pain.
Les avantages de cette recette : un pain très facile à faire, avec vraiment peu d'efforts, qui croustille superbement, et se conserve très bien au moins deux jours enveloppé dans un torchon. Délicieux tout juste tiède, ou encore grillé avec du sucré ou du salé... Bref, une super recette, que j'ai adoptée maintenant quand je décide de faire mon pain moi même !

La spécificité de ce pain, c'est une fermentation très longue qui permet de zapper la phase du pétrissage car elle va transformer le gluten de la farine par une action chimique alors que lors du pétrissage classique, c'est une action plus mécanique qui entre en jeu. Autant l'avouer, c'est un pain de fainéante ! 5 minutes pour préparer la pâte, puis 12 à 16 heures de levée,  tranquille dans un coin de la cuisine. Le plus difficile ? prévoir le moment où on prépare la pâte pour qu'elle soit prête à la bonne heure pour le faire cuire et le déguster dans la foulée de la cuisson... Par exemple, vers 19h le soir, pour une cuisson vers 11 heures le matin, et une dégustation vers 12h30...
Deuxième spécificité, c'est une cuisson en cocotte fermée au début, puis découverte pour la fin de la cuisson. Le fait de cuire le pain à l'étouffée permet la production de vapeur qui va faire lever le pain encore un peu et faire craquer la croûte. Quand on fait cuire du pain "normalement", il est d'ailleurs recommandé d'ajouter de l'eau dans la lèchefrite ou un petit bol pour faire de la vapeur dans le four.



Ne prenez pas peur devant l'aspect de votre pâte en cours de levée, ça fait des bulles, c'est normal !!!
Sur la première photo dans le saladier, vous pouvez voir l'aspect de la pâte avant la levée : un pâton collant, pas très ragoûtant, je l'avoue !
Sur la seconde photo, la pâte après la levée de 12 à 13 heures : elle a triplé de volume, il y a des petites bulles en surface et est très humide.
Pour cuire le pain, on utilise une cocotte qui passe au four. Elle peut être en pyrex, en céramique ou en fonte et faire un peu plus d'une vingtaine de centimètres de diamètre (plus, votre pain sera plus plat et moins épais). La seule condition, c'est qu'elle soit munie d'un couvercle pour bien la fermer.
On fait préchauffer le four avec la cocotte vide dedans pour qu'elle soit chaude quand on y mettra la pâte.
Le moment du façonnage est peut être le plus "délicat". Il ne faut en effet pas travailler la pâte pour éviter qu'elle ne retombe trop.
Le coup de main, c'est d'essayer de l'attraper sur les côtés pour la décoller du saladier. Pour vous aider, vous pouvez utiliser une "corne", c'est à dire une sorte de spatule en plastique.
Il faut bien fariner la pâte pour éviter qu'elle ne colle, former grossièrement une boule (pas grave si elle n'est pas régulière, elle prendra la forme de la cocotte) et la déposer sur un papier sulfurisé pour un démoulage facile (sinon, ça va coller...).
Reste ensuite la cuisson qui peut paraître longue, puisqu'elle dure entre 50 min et 1 heure, mais ça en vaut la peine !

Allez hop ! la recette !

Pour un beau pain :

400g de farine (blanche, semi complète, aux céréales...)
4 g de levure de boulanger sèche
300g d'eau
4 g de sel fin
éventuellement, des graines à rajouter : tournesol, lin, pavot...

Mélanger la levure sèche avec un peu d'eau prélevée sur la quantité déjà pesée, bien délayer la levure.
Dans un grand saladier, verser la farine, le sel, les graines si vous en mettez. Ajouter la levure délayée puis l'eau en mélangeant avec une cuillère en bois jusqu'à l'obtention d'une pâte collante (inutile qu'elle soit lisse). Décoller la pâte des bords du saladier avec la corne pour former une boule. Placer un film plastique sur le dessus du saladier et laissez-le dans un endroit tranquille, plutôt chaud. Laisser lever pendant une durée de 12 à 18 heures maximum. 16 heures, c'est l'idéal je trouve.

Le lendemain :
Préchauffer le four à 250° en mettant la cocotte et son couvercle dedans pour qu'ils soient chauds.
Récupérer la pâte dans le saladier, en évitant de la manipuler trop, et en la décollant des bords avec une corne. Fariner le pâton assez généreusement sur le dessus et le poser sur un papier sulfurisé, puis déposer le tout dans la cocotte chaude. Placer le couvercle et enfourner pour 30 minutes. Une fois les 30 minutes passées, enlever le couvercle (photo 3, le pain après 30 min de cuisson) et continuer la cuisson pour 20 à 30 minutes supplémentaires. Je laisse cuire en général 30 minutes à découvert car ma cocotte est en terre et un peu épaisse, et j'ai trouvé que le pain manquait légèrement de cuisson dans le fond.
Démouler le pain sur une grille et laisser refroidir avant de déguster (photo 4) ! Bon appétit !







vendredi 27 juillet 2012

Un wrap et ça repart !

En ce moment, je n'ai pas envie de cuisiner... Pas le temps, pas d'idées, pas envie...
Alors pour un dîner ou un déjeuner vite fait, un sandwich, c'est pratique.
C'est vite fait, frais et léger et on peut varier les garnitures selon ce qu'on a dans son frigo. Et le wrap, ça change un peu de la classique baguette ou du pain de mie.
On trouve les pains à wrap au rayon des pains de mie, ou encore dans celui des produits mexicains.
L'idéal pour un sandwich complet, c'est d'utiliser une base "crémeuse" (à la place du beurre du classique sandwich) : fromage frais, hoummous, tzaziki, sauce tomate etc..., des crudités pour la fraîcheur et le croquant, des protéines comme du jambon, du fromage, de la viande froide..., plus quelques condiments, épices et herbes pour le goût. On roule le tout et ça roule !
Ensuite, on peut choisir un thème ! classique jambon-fromage, oriental avec du hoummous et du halloumi, croquant, moelleux, pimenté...
Je vous propose ici quatre variations autour du wrap, de quoi vous donner de nouvelles pistes pour vos prochains sandwiches !
Allez hop ! les idées !

Sur l'assiette verte : du hoummous, du vrai taboulé vert libanais (celui à base de persil et de menthe, pas de semoule...) et des tranchettes de halloumi grillé.
 Sur l'assiette bleue : le pain est tartiné de moutarde aigre douce type savora, du carpaccio de boeuf mariné quelques minutes avec du basilic, de l'huile d'olive et du citron et des carottes et du concombre en julienne (qui resteront ainsi croquantes, mais vous pouvez aussi les râper)
 Sur l'assiette jaune : un classique jambon, tranches de fromage, coeur de laitue avec un peu de fromage frais tartiné sur le pain.

Sur l'assiette bleue : le pain est tartiné de tzaziki et d'une touche de harissa, du concombre en julienne, un peu de féta émiettée et de la menthe ciselée pour le petit coup de fraîcheur.


Une autre idée que j'ai oublié de photographier : blanc de poulet froid émincé, salade, hoummous et épis de maïs au vinaigre...
Quelques crudités, un verre de gaspacho, et le tour est joué !
Allez ! à vos wraps, prêts, partez !

samedi 7 juillet 2012

Fatouche ou salade à la libanaise

L'été est là... enfin, presque...
Et les salades sont de retour ! Voici encore une fois une variation sur un même thème (tomate-concombre-salade) mais qui change un peu ! regardez donc par là pour voir des variations des tomates feta par exemple).
La salade Fatouche est un grand classique libanais, traditionnellement servie avec les mezzés (multitude de petites entrées qui font parfois un repas) mais qui marche aussi très bien sur nos tables estivales.
C'est une salade composée avec les légumes tradis : salade, tomates, concombre, oignons... et pas mal d'herbes (persil et menthe) mais ce qui change tout, c'est le pain !
On mélange au dernier moment dans la salade des sortes de "croûtons" faits avec du pain plat libanais que l'on a préalablement rendus croustillants et parfumés en les passant au four ou en les faisant frire avec un mélange d'huile d'olive et de zaatar.
Le zaatar, c'est un autre grand classique libanais : un mélange de thym, sumac (une plante aromatique au goût acidulé) et graines de sésame. On le retrouve partout, et souvent sur ces sortes de "pizzas" qu'on appelle manaïches. C'est un délice ! On le trouve en mélange tout prêt dans les épiceries orientales ou bien faites le vous même en mélangeant du thym sec, des graines de sésame et du sumac séché), mais si vous n'avez pas de sumac, pas grave ! ajoutez un peu de jus de citron à la salade pour retrouver la petite touche acidulée.

Allez hop ! la recette !
Séparer deux pains libanais en deux (ils sont composés de deux couches qui se séparent facilement), et les enduire avec un pinceau d'un mélange d'huile d'olive et zaatar (c'est vous qui voyez pour les quantités, plus ou moins assaisonnés)et d'un peu de sel et passez les pains au four à 180° C. pendant 10 minutes jusqu'à ce qu'ils soient un peu dorés et croustillants. Laissez refroidir un peu et détaillez les en morceaux.
Préparez une salade avec :
des sucrines (ou coeurs de laitue, ou salade au choix) émincées, des tomates en dés, du concombre épépiné coupé en dés, des oignons émincés fin. Ajouter une belle poignée de persil et de menthe ciselés.
Assaisonner d'huile d'olive, un peu de vinaigre de vin, sel, poivre.
Et au dernier moment, mélangez les morceaux de pains avec la salade. Il resteront légèrement croustillants tout en absorbant un peu du jus... Miam !

vendredi 18 mai 2012

salade d'asperges croustillante au saumon mariné

C'est la saison des asperges, il faut en profiter !
J'adore ça, à toutes les sauces. Elle finissent souvent simplement vapeur avec une petite sauce ou un filet d'huile d'olive et du sel. Ou parfois grillées à la poêle quand elles sont fines.
Mais ce jour là, j'avais envie de changer un peu et de les transformer en plat complet.
Asperges et saumon : un bon accord. Je ne pouvais me tromper.
Envie d'un petit truc qui croustille en plus...
Inspirée d'une recette du dernier magazine "Zeste", j'ai préparé des miettes de pain grillées à la poêle avec un peu d'ail, sel et poivre, connues sous le nom de "pan grattato" en Italie ou c'est assez courant.
Un plat complet, facile et rapide à préparer, que demander de plus ?

Allez hop ! la recette !
Pour deux personnes :
1 botte d'asperges vertes
1 barquette de saumon mariné à l'aneth (Monop chez moi, mais ça marcherait aussi avec du saumon fumé)
2 tranches de pain de mie grillées (ou de pain de campagne) réduites en grosses miettes.
1 gousse d'ail
Sel, poivre, huile d'olive

Peler légèrement la base des asperges vertes. Les cuire 8 à 10 minutes à la vapeur. Laisser tiédir.
Dans la poêle, faire revenir les miettes de pain dans un peu d'huile d'olive avec la gousse d'ail hachée, de la fleur de sel et du poivre jusqu'à ce qu'elles deviennent croustillantes.
Dans le plat de service, déposer les asperges coupées en tronçons, les tranches de saumon et parsemer de pain croustillant ... Saler, poivrer, parsemer éventuellement de ciboulette ciselée.
Régalez vous !

vendredi 11 mai 2012

Focaccia à l'origan

Allez, une petite boulange pour le week end !
Je ne sais pas vous, mais moi j'adore pétrir la pâte à pain ou autre... ça doit me rappeler mes après midi pâte à modeler d'enfant ... 
J'ai racheté de la levure fraîche chez mon boulanger, j'avais envie de mettre la main à la pâte ce week end mais pas envie de faire une brioche ou simplement du pain... alors, j'ai fouiné sur le net et j'ai trouvé une recette de foccaccia qui m'a fait de l'oeil chez altergusto, (il y a plein de chouettes idées par là bas ! Dont une recette de croissants facile que je tenterais un de ces jours !) elle même venant d'un blog italien "Il cavoletto di Bruxelles"qui l'avait reprise d'un livre de Giorgio Locatelli, un chef italien... Bref, de bonnes bases !
La focaccia, c'est la cousine italienne de notre fougasse provençale, beaucoup plus riche en huile d'olive cependant. Elle est souvent garnie d'herbes séchées et assaisonnée de sel, ce qui est une originalité en Italie car ils ont l'habitude de manger le pain quasiment sans sel ce que je trouve vraiment... pas facile ! Alors quand j'étais à Sienne, je prenais souvent de la focaccia plutôt que du pain classique, pour retrouver le goût salé de notre pain français !
Cette focaccia  me tentait bien pour mon déjeuner avec des amis et ça accompagnait bien un petit verre à l'apéritif et ma salade de courgettes aux gnocchis. C'est aussi tout à fait indiqué pour les pique niques, les sandwiches ou  les apéros en terrasse qui finiront bien par avoir lieu un de ces jours quand le temps sera enfin de la partie !

La recette est assez simple, il faut deux heures de levée mais on a facilement le temps de faire ça avant le déjeuner car la préparation en elle même n'est pas très longue. Dans le blog, l'auteur explique que si on utilise une farine riche en gluten, on peut se passer de pétrissage. Mais je n'ai pas cette farine sous la main, je l'ai faite avec de la farine tout à fait classique et ça a parfaitement marché avec un pétrissage d'une dizaine de minutes. Si vous avez un robot pâtissier ou une MAP, cela sera d'autant plus facile ! mais à la main, c'est rapide et très agréable à faire !
J'ai utilisé de la levure fraîche de boulanger (et non sèche comme indiqué dans la recette originale) parce que je la trouve beaucoup plus facile à travailler et que je n'ai jamais eu de souci avec alors que j'ai du mal avec la levure en sachets. Mais faites comme vous en avez l'habitude, la proportion de levure sèche est de une cuillère à café et moi j'ai utilisé 10 g de levure fraîche.
Il faut dire qu'elle est particulièrement bonne sortant du four... mais si vous la faite à l'avance, passez la un peu au grille pain ou au four pour lui redonner du croustillant.


Allez hop ! la recette !
Pour une focaccia de 30 x 20 cm environ, pour 4 à 6 personnes

250 g de farine
10 g de levure fraîche de boulanger
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
150g  d'eau TIEDE
1 cuillère à café de sel
Pour la garniture :
30g d'eau
30 g d'huile d'olive
6 g de sel fin
1 cuillère à soupe d'origan séché (ou de thym, ou de romarin, ou d'herbes de Provence)

Prélever un peu d'eau tiède et y mélanger la levure fraîche émiettée. Laisser reposer quelques minutes le temps de préparer le reste des ingrédients.
Pour la garniture, mélanger l'eau, l'huile d'olive et le sel avec une petite fourchette pour obtenir un mélange onctueux.
Mélanger la farine avec le sel, la cuillère d'huile d'olive et l'eau restante puis avec la levure délayée et pétrir la pâte pendant 10 minutes jusqu'à ce qu'elle devienne bien souple, lisse et soyeuse. Pour cela, écraser la pâte sur le plan de travail avec la main, reformer une boule et ainsi de suite.
Placer la boule de pâte dans un saladier enduite d'un peu du mélange de la garniture, couvrez hermétiquement d'un film plastique et laisser reposer une heure à température ambiante (moi je l'ai mis dans mon four préchauffé à 40° puis éteint). Après la levée, dégazer la pâte c'est à dire pétrissez la une fois ou deux et étalez la à la main dans un plat de 20x30 cm recouvert de papier sulfurisé. Faire des "trous" avec les doigts dans la pâte et verser le mélange de garniture en en mettant bien partout. Cela peut paraître beaucoup, mais le moelleux de la focaccia en dépend ! Couvrir d'un linge propre et laisser lever à nouveau une heure.
Au bout de ce temps, préchauffer le four à 220° et enfourner pour 25 minutes. Laisser refroidir (un peu, c'est tellement bon chaud !) avant de servir.
Si il vous en reste, enveloppez la dans du papier aluminium pour la conserver et faites la réchauffer au four ou au grille pain, ça marche très bien !

mardi 7 février 2012

Croûte Valaisanne

Il fait froid. ...
C'est l'hiver, en même temps...
Mais fait drôlement froid quand même...
Alors, pour se réchauffer, rien de mieux que d'aller piocher dans les recettes montagnardes pour trouver de bonnes choses consistantes et réchauffantes !
Inspirée par Anne Sophie (encore elle !!!) j'ai concocté ce soir là une croûte valaisanne...
Mais kesako me direz vous (peut être)?
La croûte valaisanne, c'est du pain rassis imbibé de vin blanc (normalement du Fendant de là bas, petit vin sec du meilleur effet en sortie de pistes de ski...) recouvert éventuellement d'une tranche de jambon et généreusement de fromage (Etivaz, gruyère suisse, raclette, vous voyez le genre),, le tout passé au four pour devenir croustifondant comme on aime.
Un plat vraiment simple à préparer, qui réchauffe comme jamais !
Même pas besoin d'avoir tous ces ingrédients locaux sous la main pour vous régaler un de ces soirs, avec une petite salade verte pour la forme (et la caution "légume vert" pour un repas équilibré... uh uh )

allez hop, la recette !
Pour une personne :
Dans un plat à gratin légèrement huilé, déposez une ou deux tranches bien épaisses de pain rassis et imbibez les assez largement de vin blanc sec pendant 10 minutes. Déposez dessus une tranche de jambon cru si vous le souhaitez puis par dessus le tout des tranches de fromage à raclette. Poivrez généreusement et mettez au four préchauffé à 200° pour une vingtaine de minutes. Poursuivez par quelques minutes de grill si le dessus n'est pas assez doré.
Servez avec une salade, de la charcuterie et vous voilà armé pour affronter les trottoirs gelés !