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vendredi 29 avril 2016

Sablés à la confiture, version farine complète et IG moyen !

Quand j'étais petite, une de mes douceurs préférées chez le boulanger, c'étaient ces sablés à la confiture de framboise, avec une belle couche de sucre glace dessus dont on se poudrait allègrement le museau en croquant dans le biscuit... Le sablé croustillant, la confiture toute douce, un vrai plaisir d'enfance que j'ai voulu retrouver l'autre jour.
Mais voilà, j'ai décidé d'adapter un peu la recette pour la rendre compatible avec mes nouveaux goûts et les index glycémiques bas.
Après une version dont la pâte sablée ne me convenait que moyennement, j'ai réitéré avec un autre essai et là, ça a mieux marché à mon goût.
Les sablés sont très peu sucrés, la saveur venant de la confiture suffisant tout à fait pour rendre le biscuit savoureux. Et la quantité de sucre glace est tellement minime qu'elle ne compte pas.
J'ai trouvé un jour une série de petits emporte pièces spéciaux pour sablés à la confiture, de formes diverses et une sorte de "piston" pour créer l'ouverture du centre. Ils sont très mignon, mais des emportes pièces classiques de deux tailles marcheront aussi bien.
Alors lancez vous dans ces petits sablés pour un goûter aux saveurs de l'enfance, ça fera plaisir aux petits comme aux grands !

Allez hop ! la recette !

Pour une dizaine de petits sablés (env 5 cm de diamètre, soit 20 sablés non garnis)
150 g de farine complète type 150
55 g de beurre
30 g de purée d'amande (ou 75 g de beurre si vous n'en avez pas)
3 cuillères à soupe de sucre de coco ou de sucre de canne complet
Environ 2 ou 3 cuillères à soupe d'eau
Quelques cuillères de confiture de votre choix
Un peu de sucre glace

Dans un saladier, mélangez la farine et le beurre froid pour former une sorte de sable. ajoutez la purée d'amandes et continuez à mélanger avec les doigts. Ajoutez le sucre puis l'eau, petit à petit jusqu'à obtenir une boule de pâte lisse et non collante. Enveloppez le pâton dans un film plastique et mettez au frigo pour au moins une demie heure.
Préchauffez le four à 180° C.
Sur le plan de travail, étalez la pâte sur une épaisseur d'environ 2 mm. Découpez les sablés avec l'emporte pièce en faisant des paires : un sablé plein, un avec l'ouverture. Gardez aussi les minis sablés du centre, trop mignons !
Disposez les sablés sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé. Enfournez pour 12 minutes et laissez refroidir les sablés sur une grille.
Pour le montage : poudrez les sablés avec l'ouverture de sucre glace (pour ne pas couvrir la confiture une fois qu'ils sont assemblés).
Étalez la confiture sur les sablés pleins et posez les sablés poudrés de sucre sur le dessus. Dégustez rapidement. On peut conserver les sablés sans confiture dans une boite en fer, mais je vous conseille de ne mettre la confiture qu'un peu avant de les servir, pour ne pas ramollir les sablés. Les sablés natures se conservent très bien 4 à 5 jours dans une boite à gâteaux.

EDIT
Pour une raison que j'ignore, je ne peux pas répondre aux commentaires laissés sur les articles...
Une personne m'indique les erreurs commises en pointant le fait que
-le sucre de canne n'est pas IG bas : c'est vrai, c'est pour ça que j'indique le sucre de coco en premier dans les ingrédients.
-que le sucre glace ne l'est pas non plus, certes mais on en utilise quelques grammes (à zapper donc si on veut être vertueux jusqu'au bout).
-qu'il aurait mieux valu utiliser de la farine d'orge mondé. Peut être, mais vu la difficulté à s'en procurer, même pour moi à Paris, je n'ai jamais pu l'utiliser et la farine de blé complète est déjà d'un IG raisonnable.
-que la confiture doit être sans sucre si on veut être vraiment IG bas, mea culpa, j'aurais dû l'indiquer c'est vrai.
J'essaie juste par ces quelques recettes à contribuer à améliorer l'alimentation des personnes qui ont la gentillesse de le consulter (ainsi que la mienne !) Je ne me targue d'aucune légitimité diététique, d'autres sites le font très bien de façon professionnelle. J'invite donc mes lecteurs à les consulter pour des informations peut être plus sûres.



samedi 6 juillet 2013

Gelée de groseille maison ou l'été dans un pot !

C'est l'été ! Enfin !
Et l'été, c'est la saison des fruits rouges que j'aime tant !
Et aussi le temps des confitures que l'on aura plaisir à déguster au coeur de l'hiver pour mettre un peu de soleil sur nos tartines !
Hier, je suis allée en compagnie de ma belle soeur  Juliette dans une ferme cueillette dans les Yvelines, pour ramasser des groseilles et des cassis. Nous avons passé un délicieux moment au soleil, à papoter en cueillant nos fruits.
Je ne sais pas vous, mais récolter des fruits me mets en joie ! S'imaginer en train de les transformer aussi d'ailleurs, j'aime énormément faire des confitures !
Aussi tôt rentrée à la maison, j'ai préparé mes cassis en les mettant à mariner dans du vin rouge et du sucre pour les transformer en crème de cassis d'ici quelques jours (recette à suivre si c'est bien !), et j'ai attendu ce matin pour me lancer dans la fabrication de ma gelée de groseilles, pour la première fois d'ailleurs, sur les conseils de Juliette qui elle est LA grande spécialiste des gelées de fruits rouges !

Faire de la gelée est assez simple : on fait cuire les baies avec un peu d'eau pour les faire éclater et en récolter le jus. Comme je ne suis pas super équipée niveau gelée, j'ai simplement passé les fruits à la passoire fine en les écrasant pour récupérer le maximum de jus, ce qui donne un jus assez dense, moins clair que si on le fait à l'extracteur de jus, ou encore dans une étamine. Si vous voulez une gelée très claire, ce sont ces solutions que vous devez adopter (ou encore, laisser le jus s'écouler sans presser pendant une nuit).
Une fois le jus obtenu, il faut le peser pour déterminer la quantité de sucre à y ajouter (moi j'ai fait 750g de sucre pour 1kg de jus) et faire cuire en amenant le jus à ébullition et en la maintenant pendant 3 minutes à peine.
Résultat pour 1,5 kg de fruits bruts : 5 ou 6 pots de gelée (de différentes tailles) !
Donc, merci Juliette de m'avoir emmenée cueillir ces petits rubis, je vais m'en régaler longtemps !








Allez hop ! la recette !

Des groseilles (ce jour là, j'avais 1,5 kg de fruits qui m'ont donnés 1 kg de jus)
1 petit verre d'eau pour 1kg de fruits
du sucre

Rincer rapidement les groseilles et les égoutter. Inutile de les égrainer puisqu'on passera les fruits à la passoire ou au tamis.
Mettre les baies dans une grande cocotte et ajouter l'eau. Faire chauffer et cuire 5 grosses minutes en mélangeant de temps en temps, que les fruits éclatent et rendent leur jus. Laisser un peu refroidir.
Passer les fruits dans une passoire fine ou un chinois, en plusieurs fois en écrasant le tout pour avoir le maximum de jus.
Peser le jus obtenu et le reverser dans la cocotte rincée, ajouter le sucre (ici 750 g pour 1 kg de jus).
Mettre sur le feu et porter à ébullition. Quand ça bout, compter 3 minutes de bouillon et couper le feu.
Verser la gelée dans des pots préalablement ébouillantés et séchés, fermer les pots et les retourner le temps qu'ils refroidissent. Remettre les pots à l'endroit et stocker pour de futurs petits déjeuners acidulés !




samedi 13 octobre 2012

Chutney de mangue aux épices

Comme je vous le disais la semaine dernière, j'ai eu un joli stock de mangues à écouler...
J'ai fait de la confiture... pas mal de confiture... mais j'ai aussi fait du chutney.
Le chutney est une sorte de sauce, aigre douce, plus ou moins épicée, que l'on sert en accompagnement des curries en Inde mais aussi souvent des viandes froides chez nous, voire du fromage (j'adore !).
C'est aussi simple à faire que de la confiture, en moins sucré mais aigre doux grâce au vinaigre.
Celui que j'ai préparé est très parfumé, épicé juste ce qu'il faut, donc un "sweet mango chutney" mais on peut aussi forcer sur la dose de piment pour obtenir un "hot mango chutney"... c'est à votre goût.
J'ai trouvé cette recette sur le site anglais Simply Recipes. Comme le nom du site l'indique, la recette est toute simple, mais efficace. J'ai juste transposé les mesures en cups en grammes pour plus de facilité car tout le monde n'est pas équipé de cups à la maison comme moi !
Par rapport à la recette originale, j'ai juste remplacé les raisins secs par des cranberries séchées parce que j'en avais sous la main, et je trouve que le résultat de ces petits billes rouge rubis dans le chutney est tout à fait réussi ! Et pour le goût, elle apportent une petite touche acidulée qui marche très bien aussi.

Allez hop ! la recette !

400 g de sucre
15 cl de vinaigre blanc
1,2 kg de mangues (4 à 5), pelées et coupées en morceaux d'1 cm environ
1 oignon moyen, haché 
100 g  de raisins secs dorés (ou de cranberries séchées)
50 g gingembre confit , haché finement (si vous voulez un chutney un peu plus "musclé", remplacer par l'équivalent d'un gros pouce de gingembre frais haché)
1 gousse d'ail, hachée finement
1 cuillère à café de graines de moutarde entières (éventuellement remplacez-les par du gingembre en poudre)
1/4 cuillère à café de flocons de piment rouge (ou plus si vous le voulez plus fort ou bien un petit piment rouge frais haché).

Mélanger le sucre et le vinaigre dans une grande sauteuse et amener à ébullition, en remuant jusqu'à dissolution du sucre.Ajouter le reste des ingrédients et laisser mijoter, à découvert, jusqu'à ce que le mélange épaississe et devienne sirupeux (soit pendant 45 minutes à 1 heure). Remuer régulièrement pendant la cuisson.
Verser dans des pots propres préalablement ébouillantés, les retourner jusqu'à complet refroidissement. 
Servir avec du poulet grillé, des viandes chaudes ou froides, du fromage, dans les sandwiches.... 

samedi 6 octobre 2012

Confiture de mangue, citron vert et vanille

Je crois bien que la mangue est mon fruit favori ! (avec les figues aussi, et les pêches, et les poires...) mais disons qu'au rayon fruits exotiques, c'est de loin ma préférée !)
Et cette semaine, j'ai eu la chance de recevoir un ami qui en importe d'Espagne. Très gentiment  il m'en a offert quelques exemplaires... (quand je dis "quelques", c'est un euphémisme... disons presque une trentaine !!!). 
Alors pour les écouler autrement qu'en en dévorant une par jour comme ça parce qu'elles sont délicieuses, j'en ai fait de la confiture, histoire de profiter d'un rayon de soleil sur mes tartines cet hiver ! 
Je vais aussi faire une tournée de chutney épicé pour la version salée, et quelques autres idées viendront ! N'hésitez pas à me faire des suggestions ! 

Comme ces mangues sont hyper sucrées, j'ai mis seulement un kilo de sucre pour deux kilos de chair du fruit, d'habitude j'en mets un peu plus dans mes confitures (2/3 du poids des fruits préparés). J'y ai associé deux parfums exotiques également : le citron vert pour la touche acidulée nécessaire avec un fruit si sucré et de la vanille. 

Allez hop ! la recette ! 

pour 6 ou 7 pots de 350g 

2 kilos de mangues épluchées, dénoyautées et coupées en dés 
1 kilo de sucre
le jus de deux citrons verts
1 gousse de vanille 

Dans une grande cocotte, mélanger les fruits, le sucre, le  jus de citron vert. 
Fendre la gousse de vanille en deux et gratter les grains à l'intérieur, les ajouter aux fruits ainsi que la gousse découpée en tout petits morceaux. 
Porter à ébullition et écumer la mousse qui se forme en surface (on peut la manger, avec un yaourt par exemple, mais sinon, ça fait pas joli dans la confiture !).
Cuire à petits bouillons jusqu'à ce qu'une goutte versée sur une petite assiette froide fige rapidement quand on incline l'assiette, soit environ une demie heure (la mangue rend pas mal de jus, c'est un peu long). 
Pendant ce temps, ébouillanter les pots et les couvercles et les laisser sécher retournés sur un torchon propre. 
Remplir les pots, les refermer et les retourner sur leur couvercle jusqu'à ce qu'ils soient froids. Les remettre à l'endroit pour les stocker pour l'hiver ! 
Régalez vous ! 




mardi 1 mai 2012

Confiture de fraise

J'adoooooooooooore faire de la confiture... vous en trouverez quelques recettes dans la rubrique "confitures" de la colonne de gauche.
C'est une grand moment de bien être, ça sent bon, j'adore préparer le fruits, touiller, goûter, imaginer les futurs petits déjeuners et le goût des fruits hors saison, en offrir quelques pots à mes amis...
On a toujours fait des confitures chez moi. La framboise lors de mes vacances d'enfance en Auvergne, l'abricot ou les coings en Provence... Le plus souvent, on attend d'avoir des fruits en quantité, venant du jardin, du verger d'amis ou des prix intéressants au marché.
Ces jours ci, j'ai vu des fraises pas trop chères, certes espagnoles, mais le prix au kilo encourage plus à les transformer en confitures que les mara des bois ou autres gariguettes beaucoup trop chères pour ne pas les savourer en les croquant simplement !
La confiture de fraise est parfois difficile à réussir parce qu'il s'agit d'un fruit peu riche en pectine (et c'est justement la pectine qui fait prendre les confitures et fait qu'elles ne sont pas trop liquides). Il existe plusieurs méthodes pour palier ce problème.
D'abord ajouter un jus de citron à vos fruits, ça aide, en plus d'apporter une légère touche d'acidité toujours bienvenue.
Ensuite, il faut faire cuire la confiture sur deux jours. Une première cuisson courte, un repos d'une nuit pour que les fruits confisent bien dans le sirop sucré puis une cuisson plus longue le lendemain. Cette méthode marche sur tous les fruits peu pourvus de pectine, comme les pêches et les brugnons par exemple, ou encore la cerise. (Photo 1, après la première cuisson)
Et finalement, mixer légèrement la confiture pour éviter de se retrouver avec de gros morceaux de fruits dans un sirop (sauf si on aime ça, évidement !)
Dernier petit truc pour savoir si votre confiture est prête et sera assez prise (et ça vaut pour toutes les confitures), c'est le test de l'assiette froide. Placez une petite assiette dans le réfrigérateur et y déposer une goutte de confiture chaude, penchez l'assiette et regardez le jus qui coule. Si il coule rapidement, ce n'est pas encore prêt, remettez l'assiette au frais. Si il fige presque instantanément, c'est bon. Voyez les photos en bas du message, avec les trois étapes de test que j'ai faites.

Allez hop ! la recette !
Pour 3 ou 4 pots de confiture (dépendant de leur taille)

1kg de fraises
700g de sucre
1 jus de citron

Lavez rapidement les fraises non équeutées dans une passoire sous un filet d'eau.
Coupez les fraises en petits morceaux.
Dans une cocotte à fond épais, mélanger les fruits, le jus de citron et le sucre et portez à ébullition. Cuire 15 minutes en mélangeant régulièrement. Laissez refroidir et couvrez la cocotte, laissez reposer une nuit à température ambiante. Les fruits vont se gorger de sucre pendant cette attente. (Photo 2 avant la deuxième cuisson).
Le lendemain, portez à nouveau la confiture à ébullition et cuire à petits bouillons
pendant une bonne demie heure. 
Écumez régulièrement la confiture avec une écumoire (photo 3) pour enlever la mousse qui se forme à la surface.  C'est une opération facultative, mais elle permet d'en profiter pour goûter immédiatement la confiture ! Ce jus est très bon, utilisez le dans un yaourt par exemple, mais il vaut mieux éviter de le laisser dans la confiture pour que celle ci soit bien limpide. Mixer légèrement la confiture à l'aide d'un mixer plongeant directement dans la cocotte.  
Au bout de ce temps, faites le test de l'assiette et dès qu'il est concluant, mettez la confiture en pots. 





Fermez bien les pots et retournez les jusqu'à ce qu'ils soient complètement froids. 






Retournez les et rangez les sur l'étagère et admirez le résultat de votre travail ! 






lundi 15 novembre 2010

Gelée et pâte de coings ou les délices retrouvés de l'enfance

Le mois de novembre, son temps radieux, ses couchers de soleil légendaires, ses températures clémentes, son ensoleillement record... Dans nos rêves, oui !
Un week end à la campagne. Une belle maison, des amis, des apéros, des feux de cheminée, et... des coings !C'est super bien aussi ! C'est la fin de la saison, il fallait en faire quelque chose.
Devant la petite quinzaine de fruits cabossés et odorants et l'amie qui me recevait, je me dis : il ne te reste qu'une chose à faire, appeler Maman ! Parce que c'est elle, la spécialiste de la gelée de coings. Le parfum des siennes à bercé mon enfance. Les tout petits coings biscornus donnés généreusement (ou pas, selon les années) par le cognassier au bout du pré passaient tous à la casserole pour exprimer leur plénitude en gelée et en pâte de coings que l'on dégustait tout au long de l'année. Et vous connaissez mon gout immodéré pour la fabrication des confitures ! J'en ai déjà parlé là et encore là ...
Il faut dire que le coing est généreux ! Il a un excellent rendement. Avec seulement une grosse dizaine de fruits malheureusement un peu abîmés, je n'imaginais pas que le résultat serait 4 pots et demi de gelée et 6 de pâte de coings, pas mal... J'étais je l'avoue, assez fière de moi, même si je sais que c'était peut être la chance du débutant, mais tout ça était super réussi...
Ce n'est pas très compliqué, il faut juste prévoir du temps, entre le triage éventuel, le découpage (ça résiste drôlement au couteau, ces petites bêtes là !) les cuissons, c'est long c'est vrai. Mais le résultat est à la hauteur des efforts fournis. Surtout si vous avez la chance d'avoir des coings "sauvages" et pas d'"élevage" ! Ceux des jardins, qui poussent à l'économie d'eau et d'autres cochonneries sont bien meilleurs.

Aller, hop, la recette !

Des coings
Du sucre
de l'eau... c'est tout !

Découper les fruits en éliminant les parties abîmées et en vous armant d'un couteau efficace ! Inutile de les peler, c'est déjà ça !  Enlevez les coeurs des fruits et mettez les de côté  en gardant bien tous les pépins (c'est eux qui font prendre la gelée). D'un autre côté, gardez la chair et la mettre dans une grosse marmite. Couvrir les fruits d'eau froide à hauteur (pas submergés, hein!) et cuire environ une demie heure jusqu'à ce que les fruits soient bien tendres. A l'aide d'une écumoire, récuperer les fruits en gardant bien le jus de cuisson. Peser les fruits et ajouter la même quantité de sucre. Mélanger et cuire en remuant régulièrement à l'aide d'une cuillère en bois (ça fait des blop blop, attention aux projections). Passer un coup de mixer plongeant pour obtenir une texture plus fine. Cuire le mélange jusqu'à obtention d'une purée épaisse d'un bel orange profond. Mettre en pots ou en barquettes et laisser refroidir. Ne couvrez pas les pots mais protégez les avec une feuille de papier sulfurisé. La pâte va sécher et se concentrer en saveurs. Déguster avec un morceau de manchego (fromage espagnol de type tomme) ou de tomme de brebis, c'est excellent, ou encore juste avec les doigts, c'est trop bon !
Vous pourriez vous arrêter là, mais il y a encore du boulot...
Récupérez le jus de cuisson des coings et ajoutez les coeurs des fruits et les pépins. Faire cuire à petits bouillons et à couvert jusqu'à ce que les trognons soient tendres. Filtrer le jus obtenu, presser les coeurs cuits pour en extraire le maximum de jus. Peser ce jus rose et ajouter la même quantité de sucre (oui, encore du sucre... mais vous n'êtes pas obligés de manger tous les pots d'un coup, quand même !) et remettre à cuire à petits bouillons jusqu'à l'obtention d'un jus sirupeux. Tester la prise de la gelée en versant une goutte de jus sur une assiette froide sortant du frigo. Si le jus fige rapidement, c'est prêt, sinon, prolongez la cuisson de quelques minutes et refaites le test.
Mettez en pots et retourner-les pour "stériliser" les couvercles. Les pots à utiliser, ce sont plutôt des pots de confitures classiques qui ferment bien et que l'on peut retourner pour faire refroidir à l'envers. Ici, on les a mis dans des bocaux, car la gelée n'était pas destinée à être conservée longtemps au vu des réactions plus qu'enthousiastes des enfants de la maison qui l'ont goûtée dans leurs yaourts... Laisser refroidir et retourner les pots à l'endroit, étiquetez et rangez ces pots à la gelée  délicatement orangée-rosée translucide... C'est beau !

dimanche 7 novembre 2010

Chutney aux poires, pommes et épices

J'adooooore faire de la confiture... ça me mets dans un état de béatitude profond !!!
Je ne résiste pas à l'appel d'un arbre fruitier qui me tend ses branches chargées de fruits, ni au cageot sur le marché à prix compétitif. Toutes ces promesses de futures douceurs hors saison, qui vous rappelleront les bons moments de l'été en croquant dans une tartine de confiture de figues, de cerises ou d'abricots...
Il faut prendre son temps, peler ou couper tous ces fruits, les mélanger à une quantité hallucinante de sucre, mélanger, touiller, goûter... Et puis ce sentiment de devoir accompli devant les rangées de pots qui s'alignent sur les étagères... Mhmm, que de bons moments...
Les pots de confitures maison font aussi des cadeaux idéaux quand on arrive pour un week end chez des copains par exemple, ou à Noël...
Mais parfois, on oublie qu'on peut aussi faire de la confiture en plus petites quantités, quand on a quelques fruits dans le panier sur la table, et que l'on a pas envie de les manger crus, ni en compote ou en tarte. Il suffit de peser les fruits épluchés et d'y ajouter du sucre (j'en mets moins que le traditionnel tant pour tant, en général, 60 % du poids des fruits, soit 600g pour 1 kg de fruits net). Et on se retrouve avec un pot ou deux qui viennent enrichir le choix sur l'étagère.

Et pour changer, on peut aussi faire des chutneys ! Le chutney, c'est une préparation aigre douce à base de fruits, parfois légumes, vinaigre, épices et un peu de sucre. C'est excellent avec les viandes, froides ou chaudes, et le fromage.
C'est l'automne, et je me suis dit qu'un petit chutney de poires et pommes, ce serait pas mal avec un peu de fromage... Me voilà lancée dans la recherche d'une recette, et je l'ai trouvée dans le joli livre "Confitures et Chutneys" de Valérie Lhomme, aux éditions Larousse, plein de jolies idées. Je me suis inspirée de sa recette de chutney pommes, poires graines de moutarde que j'ai un peu mis à ma sauce, car je n'avais pas de graines de moutarde sous la main mais d'autres épices. Et voilà le résultat !

Aller, hop, la recette !
Pour deux ou trois petits pots de chutney :
4 poires mûres
4 pommes
Une cuillère à café de gingembre en poudre
6 gousses de cardamome décortiquées pour récupérer les petits grains noirs
1 cuillère à café de graines de coriandre.
10 cl de vinaigre de cidre
150 g de sucre en poudre.
Peler et épépiner les fruits et les couper en petits morceaux. Ajouter le sucre, le vinaigre et mélanger.
Dans un petit mortier, piler légèrement les graines de coriandre et de cardamome et les ajouter au mélange précédant ainsi que le gingembre en poudre.
Porter à ébullition et cuire environ une demie heure jusqu'à ce que les fruits soient confits. éventuellement écraser légèrement les fruits en fin de cuisson avec un presse purée si vous souhaitez une consistance avec moins de morceaux.
Mettre en pots préalablement lavés et séchés, fermer les pots et les retourner jusqu'à refroidissement complet.

 Un conseil : étiquetez les pots pour ne pas les confondre avec des confitures classiques, parce que ça peut surprendre sur une tartine !

mardi 2 février 2010

La pâte à crêpes

Une recette inratable ! je vous le promets, moi qui ai longtemps raté ma pâte à crêpes... N'hésitez pas à doubler les proportions pour un repas de crêpes.
Pour une vingtaine de crêpes
250 g de farine
3 oeufs
50 cl de lait
25 g de sucre
1 cuillère à soupe de fleur d'oranger, ou de la vanille, ou un zeste de citron, d'orange...
1/2 cuillère à café de sel fin
Mélanger dans un saladier les ingrédients secs : farine, sucre, sel.
Dans un autre saladier, fouetter les oeufs entiers en omelette et ajouter un verre de lait. Bien mélanger. Ajouter ce mélange à la farine et bien mélanger pour ne pas avoir de grumeaux. Ajouter le reste de lait et le parfum choisi. Laisser reposer au moins une heure.
Bon, je vous fais pas un dessin, pour le reste vous saurez vous débrouiller, non ?
Régalez vous bien et tenez moi au courant si pour vous le rituel a marché cette année !

dimanche 31 janvier 2010

C'est la chandeleur ! et hop ! des sous pour toute l'année...

Le 2 février, c'est la chandeleur. Une fête traditionnelle, originellement la présentation de Jésus au Temple (pour plus d'info, merci de consulter la Bible !!)
Maintenant, c'est plus la fête des enfants qui adoooorent les crêpes. Dans ma famille, on n'y coupait pas. J'admirais ma mère qui était (est toujours, quand ses petits enfants sont là !) capable de gérer la cuisson des crêpes avec 3 poêles simultanément. Et la pile des crêpes était impressionnante au vu de leur finesse. D'ailleurs, il fallait bien ça avec mes frères, grands amateurs de ces délices sucrés. Elle avait pour habitude de faire quelques crêpes salées roulées au roquefort (mélanger un peu de roquefort avec un peu de beurre, tartiner les crêpes, rouler et ranger dans un plat à four. Verser dessus un peu de crème liquide et passer au four. Un délice !) Le reste était englouti avec force confiture, sucre, crème de marrons, compote, citron...
Elle n'oublie pas non plus un petit rituel censé apporter richesse et prospérité pour toute l'année. Comme je ne suis pas vache, je vous le donne, parce qu'en cette période de crise, tout est bon à prendre et que ça ne mange pas de pain ! On fait sauter la première crêpe avec de l'or dans la main (une bague fait l'affaire) puis roulée dans une feuille de papier toute simple (pas de papier journal ou autre). On l'oublie ensuite jusqu'à l'année prochaine en haut du placard, pas d'inquiétude, elle va sécher et devenir toute friable. L'année suivante on la brûle quand elle est remplacée par la nouvelle. Vous pouvez imaginer que je ferais mon petit rituel mardi soir ! Si vous êtes gentils, je vous donnerais aussi la recette de la pâte à crêpes... elle est là !

jeudi 10 décembre 2009

confiture de gingerine

La confiture de gingérine, ou meréville est une confiture provençale traditionnelle quasiment inconnue en dehors des frontières de ma chère Provence. Elle ressemble à une grosse pastèque à la peau verte et à la chair blanche assez ferme. Cette année, j'ai eu la chance de recevoir une livraison express d'une gingérine direct from le jardin de ma marraine qui s'est retrouvée à la tête d'une production énorme des ces courges.
Je me suis donc lancée dans la confection de cette confiture pour la première fois. J'en mangeais déjà petite (d'ailleurs, longtemps je n'ai pas trop aimé ça, contrairement à mes frères...) mais les goûts changent. Plus que d'une confiture comme on l'entend habituellement, il s'agit de morceaux de fruits confits dans un sirop parfumé de vanille, orange et citron. Elle ne se tartine pas vraiment mais se déguste plutôt dans les laitages, sur des tranches de gâteaux, du riz au lait ou pour les 13 desserts traditionnels dont je parlerais un jour prochain.
C'est un peu long à préparer, la courge se défendant bien contre le couteau mais tellement délicieux que ça en vaut la peine.
Pour la première fournée de cette année, j'ai fait comme ma maman, des morceaux. Mais pour la deuxième (he oui, je n'avais pas de cocotte assez grande pour tout faire d'un coup ! La bête faisait tout de même 6,6kg entière et j'en ai obtenu 3,5 kg de chair) j'ai détaillé les gros morceaux de courge ainsi que citron et orange en lamelles d'environ 2 mm à l'aide d'une mandoline et je trouve le résultat et la texture meilleurs. En tout, j'ai obtenu une dizaine de pots.
La recette :
Une gingerine
Sucre en poudre
Une orange et un citron non traités
une gousse de vanille
Détailler la courge en commençant par découper un morceau sur un des bouts ce qui donnera une certaine stabilité, puis en la coupant en deux dans le sens de la hauteur, puis enfin, des tranches d'un ou deux cm. Peler les morceaux, retirer la partie centrale avec les pépins pour obtenir des demis "anneaux" de chair puis les détailler à la mandoline (ou au robot trancheur). Peser la chair et compter 700g de sucre par Kg de chair. Mélanger dans un grand saladier. A l'aide de la mandoline, détailler une orange et un citrons non traités en fines lamelles que vous couperez en 4. Ajouter au mélange fruits-sucre. Laisser reposer le tout pendant 2 heures en mélangeant une fois ou deux.
Dans une grande cocotte à fond épais ou encore dans une bassine à confitures si vous en avez une, porter à ébullition et cuire une quinzaine de minutes. Laisser complètement refroidir à couvert puis reporter à nouveau à ébullition et de nouveau 15 minutes de cuisson. Pour savoir si une confiture est cuite, tester la en versant une goute sur une assiette froide et si le jus fige rapidement, la confiture est cuite. Si le jus coule vite, ajustez alors votre temps de cuisson en testant à nouveau quelques minutes plus tard. Mettez en pots préalablement lavés et ébouillantés, fermer les pots et les retourner jusqu'à refroidissement.