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samedi 23 mars 2013

Pain maison cuit à la cocotte !

Les recettes, c'est comme ça... ça tourne, ça s'échange, ça se partage dans la joie et la bonne humeur !
Cette méthode pour faire du pain, je l'ai découverte grâce à l'engouement d'une groupe de copines qui nous a fait partager ses réussites. C'est une recette qui tourne beaucoup sur le net, en particulier sur les blogs anglo saxons dont un certain Jim Lahey qui l'a lancée je crois.
Et à force de voir passer des photos de belles croûtes bien craquelées, de mies aérées, j'ai décidé de tester cette recette au mode opératoire très différent de ce qu'on peut faire habituellement quand on fait du pain.
Les avantages de cette recette : un pain très facile à faire, avec vraiment peu d'efforts, qui croustille superbement, et se conserve très bien au moins deux jours enveloppé dans un torchon. Délicieux tout juste tiède, ou encore grillé avec du sucré ou du salé... Bref, une super recette, que j'ai adoptée maintenant quand je décide de faire mon pain moi même !

La spécificité de ce pain, c'est une fermentation très longue qui permet de zapper la phase du pétrissage car elle va transformer le gluten de la farine par une action chimique alors que lors du pétrissage classique, c'est une action plus mécanique qui entre en jeu. Autant l'avouer, c'est un pain de fainéante ! 5 minutes pour préparer la pâte, puis 12 à 16 heures de levée,  tranquille dans un coin de la cuisine. Le plus difficile ? prévoir le moment où on prépare la pâte pour qu'elle soit prête à la bonne heure pour le faire cuire et le déguster dans la foulée de la cuisson... Par exemple, vers 19h le soir, pour une cuisson vers 11 heures le matin, et une dégustation vers 12h30...
Deuxième spécificité, c'est une cuisson en cocotte fermée au début, puis découverte pour la fin de la cuisson. Le fait de cuire le pain à l'étouffée permet la production de vapeur qui va faire lever le pain encore un peu et faire craquer la croûte. Quand on fait cuire du pain "normalement", il est d'ailleurs recommandé d'ajouter de l'eau dans la lèchefrite ou un petit bol pour faire de la vapeur dans le four.



Ne prenez pas peur devant l'aspect de votre pâte en cours de levée, ça fait des bulles, c'est normal !!!
Sur la première photo dans le saladier, vous pouvez voir l'aspect de la pâte avant la levée : un pâton collant, pas très ragoûtant, je l'avoue !
Sur la seconde photo, la pâte après la levée de 12 à 13 heures : elle a triplé de volume, il y a des petites bulles en surface et est très humide.
Pour cuire le pain, on utilise une cocotte qui passe au four. Elle peut être en pyrex, en céramique ou en fonte et faire un peu plus d'une vingtaine de centimètres de diamètre (plus, votre pain sera plus plat et moins épais). La seule condition, c'est qu'elle soit munie d'un couvercle pour bien la fermer.
On fait préchauffer le four avec la cocotte vide dedans pour qu'elle soit chaude quand on y mettra la pâte.
Le moment du façonnage est peut être le plus "délicat". Il ne faut en effet pas travailler la pâte pour éviter qu'elle ne retombe trop.
Le coup de main, c'est d'essayer de l'attraper sur les côtés pour la décoller du saladier. Pour vous aider, vous pouvez utiliser une "corne", c'est à dire une sorte de spatule en plastique.
Il faut bien fariner la pâte pour éviter qu'elle ne colle, former grossièrement une boule (pas grave si elle n'est pas régulière, elle prendra la forme de la cocotte) et la déposer sur un papier sulfurisé pour un démoulage facile (sinon, ça va coller...).
Reste ensuite la cuisson qui peut paraître longue, puisqu'elle dure entre 50 min et 1 heure, mais ça en vaut la peine !

Allez hop ! la recette !

Pour un beau pain :

400g de farine (blanche, semi complète, aux céréales...)
4 g de levure de boulanger sèche
300g d'eau
4 g de sel fin
éventuellement, des graines à rajouter : tournesol, lin, pavot...

Mélanger la levure sèche avec un peu d'eau prélevée sur la quantité déjà pesée, bien délayer la levure.
Dans un grand saladier, verser la farine, le sel, les graines si vous en mettez. Ajouter la levure délayée puis l'eau en mélangeant avec une cuillère en bois jusqu'à l'obtention d'une pâte collante (inutile qu'elle soit lisse). Décoller la pâte des bords du saladier avec la corne pour former une boule. Placer un film plastique sur le dessus du saladier et laissez-le dans un endroit tranquille, plutôt chaud. Laisser lever pendant une durée de 12 à 18 heures maximum. 16 heures, c'est l'idéal je trouve.

Le lendemain :
Préchauffer le four à 250° en mettant la cocotte et son couvercle dedans pour qu'ils soient chauds.
Récupérer la pâte dans le saladier, en évitant de la manipuler trop, et en la décollant des bords avec une corne. Fariner le pâton assez généreusement sur le dessus et le poser sur un papier sulfurisé, puis déposer le tout dans la cocotte chaude. Placer le couvercle et enfourner pour 30 minutes. Une fois les 30 minutes passées, enlever le couvercle (photo 3, le pain après 30 min de cuisson) et continuer la cuisson pour 20 à 30 minutes supplémentaires. Je laisse cuire en général 30 minutes à découvert car ma cocotte est en terre et un peu épaisse, et j'ai trouvé que le pain manquait légèrement de cuisson dans le fond.
Démouler le pain sur une grille et laisser refroidir avant de déguster (photo 4) ! Bon appétit !







vendredi 30 novembre 2012

Petites brioches roulées aux raisins et à la pomme (Chelsea buns)

J'ai acheté il y a quelques temps le livre "Un goûter à Londres" d'Amelia Wasiliev chez Marabout...
Je crois que j'ai envie de faire TOUTES les recettes de ce livre !!!
Mais une m'a particulièrement attirée dès le début, sûrement à cause de la photo ! Les Chelsea buns ! De petites brioches roulées, garnies de pomme râpée, raisins secs, sucre et beurre... Comme je ne suis pas une grande fan des cinnamon rolls car trop riches de cannelle à mon goût, la quantité de la recette me suffisait tout à fait.
La visite d'une amie (anglaise de surcroît) m'a donné le bon prétexte pour me lancer.
J'ai déjà fait des brioches plus classiques, et la présentation en escargots me tentait bien pour changer un peu.
J'ai suivi précisément la recette et aucun souci ! Pour une fois, j'ai utilisé de la levure de boulanger sèche à laquelle je suis moins habituée, mais pas de problème, la pâte a levé comme il faut !
En revanche, j'ai trouvé, au moment de la faire, que le saupoudrage de sucre de la fin semblait un peu généreux et je n'ai pas mis tout le sucre préconisé, c'était une erreur car la brioche en elle même n'est pas très sucrée, et la quantité proposée est en fait très bien ! (d'ailleurs, j'ai rajouté le reste et c'était parfait !) alors ne faites pas l'impasse, saupoudrez bien le tout avec toute la quantité de sucre et cannelle de la recette !
Les buns ne conservent plutôt bien enveloppés dans de l'aluminium et réchauffés au four une dizaine de minutes, emballés, pour retrouver leur fraîcheur. enfin, ça, c'est utile si vous ne les avez pas dévorés d'un coup !!!
Alors, n'ayez pas peur de la recette, qui semble un peu longue et riche en ingrédients, et lancez vous ! Vous ne le regretterez pas !


Allez, hop ! La recette !

Les buns :
250g de farine
1 c à café de sucre
2 c à café de levure de boulanger (en fait, ça fait un sachet de levure "Briochin")
1 c à café de sel fin
20 g de beurre doux
15 cl de lait
1 oeuf légèrement battu
La garniture :
30 g de beurre
50g de sucre
80 g de raisins de Corinthe
1 pomme verte, pelée et râpée
Le nappage :
3 c à soupe de sucre en poudre
2 c à soupe d'eau
et pour saupoudrer :
3 c à soupe de sucre
1 c à café de cannelle

Préparer la pâte
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. Incorporer le beurre avec le bout des doigts et ajouter le lait TIÈDE (pas trop chaud, sous peine de désactiver la levure) et l'oeuf battu. La pâte doit être légèrement humide. pétrir sur le plan de travail, en rajoutant de la farine si nécessaire pour obtenir une pâte lisse et homogène. Déposez-la dans un saladier et faites lever pendant une heure, couvert d'un torchon, dans un endroit chaud. (Personnellement, je préchauffe mon four à 40°, je l'éteins et je place le saladier dedans pour une heure, mais vous pouvez le placer près d'un radiateur, ou dans une pièce chaude).
La garniture :
Dans une casserole, faire fondre le beurre et le sucre, ajouter les raisins secs et la pomme râpée et bien mélanger.
Beurrer un moule de 23 cm de côté. Étaler la pâte au rouleau en un rectangle de 30 sur 23 cm. Répartir régulièrement la garniture dessus, en laissant 2 cm libres sur un des côtés longs.
Rouler bien serré la pâte en un rouleau et bien souder le bord en pinçant. Couper le rouleau en 9 morceaux égaux. Disposer dans le moule, côté coupé vers le haut en répartissant bien les morceaux, qui vont gonfler lors de la deuxième levée pour se toucher les uns les autres.
Laisser lever une heure dans les mêmes conditions que la première levée.
Préchauffer le four à 180° et cuire 20 à 25 minutes, jusqu'à ce que les buns soient dorés.
Le nappage :
dans une casserole, faire un sirop avec l'eau et le sucre et badigeonner les buns à la sortie du four, puis  saupoudrer du mélange sucre cannelle. Et .... régalez vous !!!








vendredi 6 janvier 2012

Brioche des Rois aux fruits secs et à l'orange confite

Aujourd'hui, c'est l'épiphanie et donc la journée des galettes et brioches des rois...
J'aime la galette feuilletée à la frangipane, mais aujourd'hui, j'avais envie d'une brioche aux fruits comme en Provence. J'ai des amis qui logent chez moi ce week end, et je voyais bien ça pour le petit déjeuner demain matin... Mais je n'aime pas les fruits confits hormis les agrumes... ! En discutant avec des copines toquées de cuisine, l'une d'entre elles (Fernanda, celle des cannelés, si vous suivez bien !) à parlé et montré le Bolo Rei, la couronne des rois du Portugal. La recette m'a tentée, parfumée au porto, avec des fruits secs également...
Bon, OK, je n'avais pas de porto sous la main, je ne voulais pas de fruits confits (sauf des oranges), alors j'ai repris ma recette de brioche que je maîtrise bien, j'ai mis des raisins secs, des amandes, de l'orange confite, du Grand Marnier... Bref, je l'ai faite à ma sauce... et je partage ! Même si il ne s'agit maintenant que d'une version assez éloignée de la version originale ! à vous d'y ajouter des fruits confits si vous aimez ça...



 Allez hop, la recette !
Pour une grosse brioche
260 g de farine
20 g de levure fraîche de boulanger (demandez la à votre boulanger, elle est vendue en cubes de 42 g)
50 g de sucre en poudre
1 oeuf
1 jaune d'oeuf
8 cl de lait tiède
2 cl de Grand Marnier
40 g de beurre demi sel
1/2 cuillère à café de sel fin
Le zeste d'un citron et celui d'une demie orange
1 cuil. à soupe d'oranges confites hachées
1 cuil. à soupe de raisins secs
1 cuil. à soupe de pignons de pin
1 cuillère à soupe d'amandes effilées
Sucre perlé (celui pour les chouquettes)


Dans une casserole, faire fondre le beurre.
Émietter la levure fraîche dans le lait tiède et laisser reposer 15 min.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, les zestes d'orange et de citron et le sel. Battre l'oeuf dans un bol et l'ajouter à la farine, ainsi que le beurre fondu et mélanger la pâte rapidement. Ajouter alors le lait et le grand marnier et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène et élastique. Pétrir la pâte sur le plan de travail fariné (en ajoutant éventuellement un peu de farine si la pâte colle un peu trop aux mains) pendant 5 minutes et la placer dans un saladier propre, couvrir d'un torchon propre et laisser gonfler dans un endroit chaud pendant 2 heures. (J'ai placé mon saladier dans mon four préchauffé à 40° puis éteint mais si vous le souhaitez, placez la près d'un radiateur par exemple).
Lorsque la pâte à doublé de volume, la pétrir à nouveau rapidement (elle va se "dégonfler", c'est normal) en incorporant les fruits secs et confits (réservez-en quelques uns pour la décoration au dessus de la brioche . Former une boule, créer un trou au centre et écarter là doucement pour lui donner la forme d'une couronne sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone. Délayer le jaune d’œuf avec quelques gouttes d'eau froide et badigeonner la brioche à l'aide d'un pinceau de cuisine. Laisser gonfler à nouveau pendant une heure au chaud (chez moi retour dans le four préchauffé à 40°). Elle va regonfler et prendre pas mal de volume c'est pour cela qu'il faut que le trou de la couronne soit bien grand au départ, comme sur ma photo avant la deuxième levée.
Au bout d'une heure, préchauffer le four à 170° C
Badigeonner à nouveau la brioche de jaune d'œuf et parsemer de sucre en grains et de fruits secs, enfourner pour 20-25 minutes jusqu'à ce que la brioche soit bien dorée.
Déguster à peine tiède ou froid.

vendredi 9 décembre 2011

Mon premier pain maison ! et fougasse ail romarin



Après la brioche, le pain ! Il semblerait que j'aurais comme qui dirait une légère obsession en ce moment avec la levure de boulanger et la boulange maison... Ça va me passer, je le sais, mais en même temps, c'est tellement agréable à faire et très valorisant aussi...

Alors cette fois ci, je me suis lancée dans un pain tout simple, avec de la farine semi complète. Et comme j'étais lancée, j'ai prélevé un peu de pâte que j'ai aromatisée d'ail et de romarin pour faire une petite fougasse qui me rappelle le goût de ma Provence natale. Après tout, la fougasse, c'est de la pâte à pain aromatisée, traditionnellement de gratelons (des sortes de lardons) ou d'olives. C'est aussi une proche cousine de la focaccia italienne où l'on rajoute à la pâte de l'huile d'olive, du sel (habituellement, le pain n'est pas salé en Italie) et des herbes.
Alors ici, j'ai mixé les deux traditions, et j'ai rajouté un peu d'huile d'olive, une petite branche de romarin dont j'ai haché les brins finement et une gousse d'ail hachée également ainsi qu'un peu de fleur de sel.



allez hop ! la recette !

pour un beau pain et une petite fougasse

500g de farine semi complète bio + un peu pour pétrir
15 g de levure de boulanger fraîche
1 cuillère à soupe de sel fin
1 cuillère à soupe de sucre en poudre
30 cl d'eau (mais la quantité peut varier, à ajouter petit à petit)

Prélever un peu d'eau tiède et y délayer la levure de boulanger.
Mélanger dans un saladier la farine, le sel et le sucre.
Verser la farine sur le plan de travail et former un puits avec
le fond du saladier (photo 1).



Verser la levure délayée et un peu d'eau et commencer à mélanger avec le bout des doigts en ramenant la farine petit à petit vers le centre sans "casser" les bords du puits (photo 2), puis quand l'eau est absorbée, en rajouter petit à petit et continuer à incorporer la farine au fur et à mesure. vous n'aurez peut être pas besoin de la totalité de la quantité d'eau mesurée.  Former une boule de pâte qui est encore un peu collante.








Poudrer d'un peu de farine et commencer à pétrir en écrasant la pâte avec la main (photo 3) puis en reformant une boule et ainsi de suite pendant au moins 5 bonnes minutes et en rajoutant éventuellement un peu de farine si la pâte devient collante. (Et oui, c'est du sport le pétrissage !)






                                                                              

  Placer la boule de pâte dans le saladier propre et couvrir d'un torchon. Placer dans un endroit chaud  (le four préchauffé à 40°, près d'un radiateur ou posé sur une grille posée elle même sur une assiette placée sur une casserole d'eau chaude). La pâte va doubler de volume. Il faut compter une bonne heure voire une heure et demi, cela dépend de la température de la pièce. (photos 4 et 5)                                                                     




Dégazer, c'est à dire pétrir à nouveau, la pâte quelques instants.
C'est à ce stade que l'on peut rajouter des ingrédients pour aromatiser son pain. Comme je voulais un pain nature et une petite fougasse, j'ai divisé ma pâte en 2/3-1/3.
Façonner le pain en formant une boule plus ou moins allongée, c'est comme vous voulez.
J'ai rajouté à la plus petite partie de pâte une gousse d'ail hachée, un petit brin de romarin haché également et une ou deux cuillères à soupe d'huile d'olive, j'ai roulé la pâte dedans puis continué à pétrir jusqu'à ce que la garniture soit bien mélangée. Aplatir le pâton pour former une grosse galette.
Déposer les deux sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et remettre au chaud pour faire lever et doubler à nouveau de volume (photos 6 et 7). Entailler le dessus du pain de quelques coups de couteau et la fougasse d'entailles plus profondes que vous écarterez légèrement. Poudrer d'un peu de farine.


 
Préchauffer le four à 220 °
Cuire 25 minutes la fougasse et 35 minutes le pain, jusqu'à ce qu'ils soient dorés et que le pain sonne creux quand vous le tapotez.
Laisser refroidir sur une grille et conserver enveloppé dans un torchon.
Ce pain s'est très bien conservé pendant trois jours et était délicieux grillé au petit déjeuner.

vendredi 25 novembre 2011

Ma première brioche maison !!!

Je ne sais pas pourquoi, mais l'idée me trottait dans la tête depuis un moment... j'avais envie de faire une brioche maison... j'ai regardé plein de recettes, elles semblaient bien mais bon... Puis un jour, j'ai recroisé cette recette sur le magazine Saveurs du mois d'octobre. Oui, parce que je les relis plusieurs fois, mes "Saveurs", je note les pages avec les recettes que je veux tester et puis que j'oublie, je les redécouvre après plusieurs mois (voir années puisque je ressors ceux qui sont de saison)...
J'ai suivi à la lettre la recette, les temps d'attente et de pétrissage, elle est parfaite ! je vous livre donc la recette telle qu'elle est dans le magazine, rien à changer. Et franchement, ça vaut le coup de se lancer, c'est très agréable à faire et tout à fait valorisant quand vous vous exclamez : "c'est moi qui l'ai faite !".
Deuxième étape à mon envie de brioche, trouver l'occasion pour la déguster, parce que je n'allais quand même pas la manger toute seule... J'ai trouvé le compagnon idéal en mon ami Nicolas, aussi gourmand que peut l'être sa chatte Minna, et nous avons convenu de nous voir pour un thé un dimanche après midi. Thé qui s'est prolongé, nous resservant une tasse de thé pour finir la tranche de brioche sur une de ses sublissimes assiettes  de Sarreguemines dont je rêve la nuit, puis reprenant un peu de brioche pour finir le thé... puis encore un peu de confiture sur ce petit morceau de brioche... Vous voyez ? Ben de fil en aiguille, on a fini la brioche... complètement... plus une miette... et pourtant, elle était plus que généreuse !
Alors, ni une ni deux, je partage !

Allez hop, la recette !
Pour une grosse brioche
260 g de farine
20 g de levure fraîche de boulanger (demandez la à votre boulanger, elle est vendue en cubes de 42 g)
50 g de sucre en poudre
1 oeuf
1 jaune d'oeuf
10 cl de lait tiède
40 g de beurre demi sel
1/2 cuillère à café de sel fin
Sucre perlé (celui pour les chouquettes)

Dans une casserole, faire fondre le beurre.
Émietter la levure fraîche dans le lait tiède et laisser reposer 15 min.
Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel. Battre l'oeuf dans un bol et l'ajouter à la farine, ainsi que le beurre fondu et mélanger la pâte rapidement. Ajouter alors le lait et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène et élastique. Pétrir la pâte sur le plan de travail fariné pendant 5 minutes (en ajoutant éventuellement un peu de farine si elle colle trop aux mains) et la placer dans un saladier propre, couvrir d'un torchon propre et laisser gonfler dans un endroit chaud pendant 2 heures. (J'ai placé mon saladier dans mon four chauffé à 40° mais si vous le souhaitez, placez la près d'un radiateur par exemple).
Lorsque la pâte à doublé de volume (voyez le résultat après levée de deux heures sur la première photo à droite),  la pétrir à nouveau rapidement (elle va se "dégonfler", c'est normal). Séparer en trois morceaux et la rouler en trois boudins égaux sans trop les écraser. Tresser les boudins délicatement en appuyant un peu sur les extrémités pour les souder et en les glissant légèrement sous la brioche pour donner une jolie forme. Déposer la tresse sur une plaque recouverte (deuxième photo à droite) de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone. Délayer le jaune d'oeuf avec quelques gouttes d'eau froide et badigeonner la brioche à l'aide d'un pinceau de cuisine. Laisser gonfler à nouveau pendant une heure au chaud (chez moi retour dans le four préchauffé à 40°). Elle va regonfler et prendre pas mal de volume.
Au bout d'une heure, préchauffer le four à 170° C
Badigeonner à nouveau la brioche de jaune d'oeuf et parsemer de sucre en grains (troisième photo à droite), enfourner pour 20-25 minutes jusqu'à ce que la brioche soit bien dorée.
Déguster à peine tiède ou froid.
Une chose est sûre, j'en referais ! Certainement pour le petit déjeuner de Noël d'ailleurs...

mercredi 8 septembre 2010

Muffins sucrés à la ricotta et au citron

Vous allez vous dire : elle est mono maniaque de la ricotta, cette fille !
Vous n'aurez pas complètement tort...
En tout cas pour les muffins, c'est vraiment bien ! Ça apporte un moelleux et un fondant extraordinaire.
Je vous livre ici une recette faite et refaite. Et approuvée  dimanche dernier par le propriétaire des petites mains de la photo pour son goûter lors d'une jolie balade  (des détails ici ) près de Paris.
Ils sont ultra simples à faire et d'un fondant confondant...

aller, hop, la recette !

Pour 12 muffins :
Préchauffer le four à 180° C.
Mélanger 200g de farine à gâteaux (ou 200g de farine classique et 1 cuillère à café de levure chimique) et 1/2 cuillère à café de bicarbonate.
Mélanger dans un autre saladier 125 g de beurre ramolli, 180g de sucre en poudre puis ajouter 250 g de ricotta, un oeuf entier et un peu d'extrait de vanille, le zeste d'un citron non traité et un demi jus de citron.
Ajouter en trois fois le mélange de farine et bicarbonate sans trop travailler la pâte.
Verser dans des moules à muffins, chemisés de caissettes en papier. Parsemer chaque muffin d'une pincée de sucre roux et d'amandes effilées si vous en avez. Enfourner à 180° pour une vingtaine de minutes.
A déguster au goûter avec un thé, ou au petit déjeuner. Miam !

vendredi 26 mars 2010

Smoothie Fraise Melon pas de saison !

C'est le printemps, c'est officiel ! (si, c'est vrai, depuis le 21 Mars, y'a des giboulées, c'est de saison au mois de Mars, après un hiver avec de la neige, comme il se doit en hiver...) Alors forcément, on a envie de choses fraîches, de fruits, de fraises, de melon...
Mais c'est pas encore la saison... Nan, pas encore, mais on a quand même craqué pour une barquette de fraises... Espagnoles les fraises, c'est à dire qu'elles sont belles, qu'elles sentent bon mais le goût, c'est pas encore ça (et encore, je ne parle pas de la débauche d'énergie pour chauffer les serres oû elles poussent, les pesticides et l'essence des camions pour les acheminer...)
Alors, pour les savourer quand même, en attendant qu'elles soient plus parfumées, y'a la solution du smoothie. Des fruits, un mixeur et ça y est, c'est fait.
Parfois, on dit qu'il faut un blender (le mixer avec un bol haut, parfait pour faire des soupes délicieusement veloutées, des sauces, des smoothies...) Mais il faut dire que souvent, je recule devant son utilisation. Il faut d'abord le sortir du placard, l'installer, puis le nettoyer, le ranger... et on se dit que pour 5 fraises et un bout de melon, ça vaut pas le coup. Mais il y a une autre solution : le mixer plongeant avec un long manche, celui qu'on utilise aussi pour les soupes. C'est terriblement efficace pour faire un smoothie solo rapido. Et puis ça fait moins de choses à laver.
Aller, hop, la recette :
Pour un verre :
5 ou 6 fraises
1 morceau de melon blanc
1 cuillère à soupe de sucre
1 filet de jus de citron
On coupe les fruits en morceaux, on les mets dans le bol haut livré avec le mixeur pour éviter les éclaboussures. Un peu de citron, un peu de sucre et on mixe pour obtenir un jus velouté. Servir bien frais dans un grand verre.
Alors, elles sont comment, ces fraises sans goût et ce melon pas sucré ? Ben, bons quand même !
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jeudi 10 décembre 2009

confiture de gingerine

La confiture de gingérine, ou meréville est une confiture provençale traditionnelle quasiment inconnue en dehors des frontières de ma chère Provence. Elle ressemble à une grosse pastèque à la peau verte et à la chair blanche assez ferme. Cette année, j'ai eu la chance de recevoir une livraison express d'une gingérine direct from le jardin de ma marraine qui s'est retrouvée à la tête d'une production énorme des ces courges.
Je me suis donc lancée dans la confection de cette confiture pour la première fois. J'en mangeais déjà petite (d'ailleurs, longtemps je n'ai pas trop aimé ça, contrairement à mes frères...) mais les goûts changent. Plus que d'une confiture comme on l'entend habituellement, il s'agit de morceaux de fruits confits dans un sirop parfumé de vanille, orange et citron. Elle ne se tartine pas vraiment mais se déguste plutôt dans les laitages, sur des tranches de gâteaux, du riz au lait ou pour les 13 desserts traditionnels dont je parlerais un jour prochain.
C'est un peu long à préparer, la courge se défendant bien contre le couteau mais tellement délicieux que ça en vaut la peine.
Pour la première fournée de cette année, j'ai fait comme ma maman, des morceaux. Mais pour la deuxième (he oui, je n'avais pas de cocotte assez grande pour tout faire d'un coup ! La bête faisait tout de même 6,6kg entière et j'en ai obtenu 3,5 kg de chair) j'ai détaillé les gros morceaux de courge ainsi que citron et orange en lamelles d'environ 2 mm à l'aide d'une mandoline et je trouve le résultat et la texture meilleurs. En tout, j'ai obtenu une dizaine de pots.
La recette :
Une gingerine
Sucre en poudre
Une orange et un citron non traités
une gousse de vanille
Détailler la courge en commençant par découper un morceau sur un des bouts ce qui donnera une certaine stabilité, puis en la coupant en deux dans le sens de la hauteur, puis enfin, des tranches d'un ou deux cm. Peler les morceaux, retirer la partie centrale avec les pépins pour obtenir des demis "anneaux" de chair puis les détailler à la mandoline (ou au robot trancheur). Peser la chair et compter 700g de sucre par Kg de chair. Mélanger dans un grand saladier. A l'aide de la mandoline, détailler une orange et un citrons non traités en fines lamelles que vous couperez en 4. Ajouter au mélange fruits-sucre. Laisser reposer le tout pendant 2 heures en mélangeant une fois ou deux.
Dans une grande cocotte à fond épais ou encore dans une bassine à confitures si vous en avez une, porter à ébullition et cuire une quinzaine de minutes. Laisser complètement refroidir à couvert puis reporter à nouveau à ébullition et de nouveau 15 minutes de cuisson. Pour savoir si une confiture est cuite, tester la en versant une goute sur une assiette froide et si le jus fige rapidement, la confiture est cuite. Si le jus coule vite, ajustez alors votre temps de cuisson en testant à nouveau quelques minutes plus tard. Mettez en pots préalablement lavés et ébouillantés, fermer les pots et les retourner jusqu'à refroidissement.

mardi 8 décembre 2009

Granola


Aujourd'hui, grande première : je me lance dans la rédaction d'un blog culinaire et en même temps dans la confection d'un granola. L'un amenant l'autre d'ailleurs, car c'est après avoir gouté le granola que j'ai pensé : impossible de ne pas partager un tel délice !
C'est une recette du "Saveurs" de janvier qui m'a fait de l'oeil dès la lecture du magazine.
Le granola est un mélange de flocons de céréales, fruits secs, miel ... J'ai préparé le mien avec des flocons de 5 céréales, un mélange de fruits secs (amandes, noisettes, raisins secs, noix de cajou) vendu sous le nom de "mélange étudiant" en vrac (c'est moins cher, et pas de déchets) chez Biocoop et ma petite touche perso, ce sont des graines de lin et du son d'avoine.
Le résultat, c'est un délice croustillant tout doux, et comme le dit Trish Deseine dans "Je veux du Chocolat", y gouter, c'est abandonner à tout jamais l'achat de céréales toutes prêtes dans le commerce ! Tout ça pour un prix très raisonnable soit moins de 3 euros pour 450 g, le tout avec seulement des produits bios et la conscience tranquille de ne manger que de bonnes choses !!! Imbattable, je vous dit !
Voici la recette :
Faire fondre deux cuillères à soupe d'huile de tournesol ou de beurre et 2 cuillères à soupe de miel dans une casserole. Ajouter 250 g de flocons de 5 céréales, 150 g de fruits secs au choix grossièrement concassés, 3 cuillères à soupe de son d'avoine, 1 cuillère à soupe de graines de lin brun. Bien mélanger pour enrober tous les ingrédients et verser sur une plaque à pâtisserie. Passer au four, t° 150 pour 15 minutes en remuant plusieurs fois. Laisser refroidir et conserver dans une boite hermétique. Déguster avec du lait, du yaourt ou bien comme ça, pour le plaisir !